Samedi 8 novembre, je vous attends à ma permanence, quartier Madeleine

Le samedi 8 novembre, je tiendrai une permanence de 10h à midi à la mairie de proximité de la Madeleine, 99 faubourg Madeleine.

Vous pouvez venir m’y rencontrer sans rendez-vous.

Je vous y accueillerai avec plaisir.

A bientôt!

Corinne Leveleux-Teixeira

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Coupes budgétaires à Orléans : la culture fortement impactée – France Bleu

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A Orléans, la culture est sur le pavé

La cure d’austérité budgétaire que vient d’annoncer Serge Grouard pour Orléans est à la fois brutale et dangereuse. Brutale par son ampleur et par ses orientations. Dangereuse, parce qu’elle hypothèque l’avenir de notre ville au profit d’une vision de court terme.

Certes, en ces temps d’argent public rare, il importe de veiller avec la plus grande rigueur à l’utilisation des deniers communaux, et il est logique que la ville revoie son train de vie.

Pour autant, la réduction de 20% des dépenses d’investissement est considérable, et ne manquera pas d’avoir des conséquences économiques locales désastreuses. Elle ne paraît pas justifiée par la situation financière de la ville, qui est satisfaisante. Les rentrées fiscales  sont importantes, avec un niveau d’imposition record, l’augmentation continue du tarif des services publics municipaux, et le récent renchérissement de la taxe sur l’électricité. Le volume d’emprunts est resté bas depuis plus de 20 ans. D’ailleurs, la mairie d’Orléans était prête, il y a encore un an, à dépenser plus de 100 millions d’euros pour une Arena surdimensionnée. Elle n’a pas hésité d’avantage à payer plus de 400 000 euros pour recevoir la cérémonie des Miss France. De l’argent, donc, il y en a, dès lors qu’une volonté politique existe pour le solliciter.

Alors que la seule place du Martroi a coûté 11 millions d’euros, la mairie d’Orléans peut réduire sa voilure en baissant un peu les dépenses sur les rues, les places, les façades. Quant aux grands projets, elle a la faculté d’aller chercher des crédits européens, à condition que ses dossiers soient mieux bouclés que celui de l’Aréna.

L’option retenue est tout autre. C’est celle d’une réduction drastique de budget dont certains secteurs supportent principalement l’effort. Alors que la voirie continuera d’absorber comme chaque année des dizaines de millions d’euros en pavés et en colonnes fleuries, le domaine culturel est, avec le secteur associatif, le seul à devoir mettre la main au porte-monnaie : Astrolabe 2 compromis, festival de jazz menacé, fêtes de Jeanne d’Arc amputées, Orléanoïde rétrogradé en biennale, baisse de 5% des subventions aux associations, tout cela dessine clairement une politique qui fait peu de cas du développement culturel et du renforcement du lien social.

Disons le tout net : les choix opérés aujourd’hui seront lourds d’impacts négatifs pour Orléans demain.

La culture ouvre l’esprit, émancipe les individus, nourrit, enrichit, et pacifie les relations sociales. Sur le plan matériel, elle constitue une source d’emplois au profil diversifié, le plus souvent non délocalisables. Elle représente un formidable levier de développement économique et un atout majeur en termes d’image, de « marketing territorial ». De nombreuses villes l’ont compris (comme Lille, Nantes, Clermont, Lens, Metz, etc.), qui ont fait de la culture un axe majeur de leur croissance et de leur dynamisme. Or, c’est précisément au moment où notre territoire a besoin de projets capables de le mobiliser et de le propulser dans l’avenir que Serge Grouard fait le choix, stratégiquement désastreux, de mettre la culture sous le boisseau. Quelle erreur ! Quel manque de clairvoyance et d’ambition !

Toutes les études s’accordent à voir dans la culture un élément essentiel dans l’attractivité d’une métropole, d’une région ou d’un pays. C’est pourquoi, dans un monde où les villes rivalisent d’ingéniosité pour faire venir les chefs d’entreprise, les créateurs, les artistes, les chercheurs qui inventeront le monde de demain, se priver d’une politique culturelle active c’est commettre une faute lourde et prendre le risque de pénaliser notre ville de façon irrémédiable. Orléans ne peut se permettre de laisser passer une nouvelle fois le train de la modernité !

Le groupe socialiste, vert et apparenté ne s’y résoudra jamais. Il fera sur ce sujet des contrepropositions lors du débat d’orientations budgétaires.

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Après l’attaque raciste des locaux de Muslim Assistance

Maxime YehouessiLes locaux de la société Muslim Assistance, installée dans le quartier de La Source et qui organise les funérailles des musulmans d’Orléans, ont été l’objet de graves dégradations ce week-end.

Les inscriptions racistes ne laissent aucun doute sur les motivations des auteurs de cette attaque.

Les conseillers municipaux socialistes, verts et apparentés dénoncent avec la plus grande force de tels agissements. Ils souhaitent que les services de police et de justice identifient, arrêtent et condamnent rapidement les auteurs des faits, afin que chacun comprenne que les injures et les agressions commises en raison de l’appartenance religieuse ne sont pas acceptables dans notre République.

Ils ont transmis aux dirigeants et salariés de la société leur amical soutien.

Maxime YEHOUESSI
Conseiller municipal d’Orléans
(communiqué du 27 octobre 2014)

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La nouvelles charte de la participation citoyenne d’Orléans

Le conseil municipal d’octobre a adopté une nouvelle charte de la participation citoyenne.

Participation citoyenneNous considérons que ce texte est extrêmement timide et reflète des expériences de démocratie citoyenne telles qu’elles avaient cours il y a 20 ans. A l’heure où certaines grandes villes expérimentent des budgets participatifs, directement pilotés par les citoyens, il est regrettable que nous ne nous donnions pas les moyens d’aller beaucoup plus loin.

C’est d’autant plus dommageable que notre démocratie est ébranlée sur ses bases par une crise de la représentation politique. Pour la refonder, il est essentiel d’essayer de nouvelles formules et de faire confiance à l’intelligence citoyenne. Ce qui suppose un certain « lâcher prise », que la majorité actuelle n’est manifestement pas prête à consentir.

Techniquement

Il la participation citoyenne est un sujet important et difficile, caractérisant bien des différences politiques entre la droite et la gauche :

  • La droite plutôt centrée sur la seule démocratie représentative
  • La gauche plus ouverte sur la démocratie participative.

Revenons sur l’expérience des années précédentes.

Elle s’est avérée peu concluantes, pour plusieurs raisons, qui avaient été identifiées depuis le début :

  1. Refus d’intégrer les associations, considérées comme faisant écran entre les élus et les citoyens, alors qu’elles constituent les forces vives des quartiers.
  2. Conception des CMA comme un outil descendant de communication, non comme un vrai lieu démocratique de débat et de proposition. En clair, la majorité sortante a souhaité faire des CMA des instruments au service des élus, donc de la démocratie représentative, là où nous aurions préféré en faire les vecteurs d’une véritable démocratie participative.

Que dit la nouvelle charte ?

  1. Les objectifs affichés sont beaucoup moins ambitieux qu’en 2008, où la rédaction de la charte avait été précédée de tout un travail confié à l’agence de communication et de conseil Etik Press. Le texte actuel est plus modeste, et, pour tout dire, plus réaliste.
  2. La maison des projets a disparu, alors que c’était une bonne idée, que nous avions repris dans notre propre programme : serait-ce qu’il n’y plus de projet ?
  3. On persiste à vouloir territorialiser l’action des élus d’opposition, alors que nous souhaitons intervenir dans toute la ville. Donc, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire lors d’une réunion de préparation, nous souhaitons pouvoir participer aux réunions des CCQ qui ne concernent pas notre quartier de résidence.
  4. Une observation , qui va dans le bon sens : les associations sont enfin reconnues comme des interlocutrices à part entière, même si elles sont « choisies » par l’adjoint de quartier. Nous espérons que ce choix se fera sur la base de la représentativité réelle, pas de la couleur politique. Car rien n’est dit sur les critères du choix, laissé au bon soin des adjoints de quartiers.
  5. De même, les citoyens volontaires sont désignés pour 2 ans et non plus pour une seule année, ce qui leur assure une meilleure formation, ainsi qu’une plus grande stabilité au dispositif.
  6. Dernière observation, qui va dans le même sens que la précédente : le comité de pilotage est « verrouillé », tout comme les forces vives. Clairement, cette démocratie de proximité n’est pas disjointe de la majorité municipale. Nous le regrettons, c’est une occasion ratée de faire advenir une démocratie participative à Orléans.

Décision de vote

Nous prenons acte des avancées, réalisées par rapport au texte de 2008, notamment concernant les associations. En 2008, nous avions voté contre. Cette année, nous nous sommes abstenus, tout en nous réservant de dénoncer les éventuelles dérives partisanes, si nous avons l’occasion d’en constater, dans le cadre de la mise en œuvre de ce texte.

Lire le texte

Charte de la participation citoyenne, adoptée au Conseil municipal du 20 octobre 2014

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Je m’engage contre la prostitution

J’ai co-signé la tribune des maires et conseillers municipaux « Pour l’adoption rapide de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel ! », qui est parue dans le JDD du 12 octobre 2014.

Le système prostitutionnel est un défi majeur au coeur de la cité. Souvent appréhendé d’abord sous l’angle de l’ordre public, il met en lumière des enjeux bien plus vastes : implantation au sein de nos territoires de réseaux criminels internationaux, exploitation des populations les plus vulnérables, manifestation publique des violences et discriminations, atteinte à l’égalité femmes-hommes.

A cet égard, il est frappant de noter que lorsqu’un échange approfondi s’engage avec les riverains des lieux de prostitution, leurs préoccupations dépassent bien souvent les seules problématiques de préservation de la tranquillité publique. Au-delà de leurs inquiétudes légitimes, relatives par exemple, au bruit produit par le ballet incessant de voitures de clients dans certains quartiers, ou au danger que peut représenter le stationnement de camionnettes en bordures de routes nationales très fréquentées, ou encore au désagrément de retrouver au petit matin devant sa porte de nombreux préservatifs usagés, les riverains nous interpellent sur le sort des personnes prostituées et les multiples atteintes à leur intégrité et dignité ainsi que sur le défi que la prostitution fait peser sur le vivre-ensemble.

Comment éduquer nos enfants dans l’égalité entre filles et garçons si les hommes peuvent exploiter la précarité des femmes pour leur imposer un acte sexuel par l’argent ?

Que répondre à nos enfants parfois directement exposés à cette violence sociale et qui nous demandent qui sont ces personnes prostituées ?

Comment accepter que toute femme de passage sur un lieu de prostitution puisse être confrontée à la question : « C’est combien ? »

Comment expliquer qu’à peine un réseau démantelé par la justice, de nouvelles personnes soient exploitées sur les mêmes lieux ?

Que fait l’Etat pour aider ces personnes prostituées, souvent très jeunes et d’origine étrangère, dont la détresse est évidente ?

Face à ces interpellations, nous affirmons que seule une politique publique globale et cohérente permet de répondre durablement aux enjeux posés par la prostitution et la traite des êtres humains. A l’heure où la prostitution est mondialisée et où les réseaux proxénètes se jouent des territoires et des législations, aucune commune n’est en mesure d’apporter seule une réponse satisfaisante.

C’est pourquoi nous nous rassemblons aujourd’hui autour de deux convictions :

  • La prostitution est d’abord une exploitation des plus vulnérables, une violence et un obstacle à l’égalité qu’il convient de faire reculer tout en protégeant mieux ses victimes.
  • Seule une articulation accrue des différents niveaux de compétence (locales et nationales) et une coopération renforcée entre collectivités (de même compétences) permettra d’apporter une réponse cohérente à la complexité des enjeux prostitutionnels.

Dans ce contexte, nous saluons l’adoption par l’Assemblée nationale, à une large majorité, d’une proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel et esquissant, pour la première fois en France, les contours d’une politique publique globale et cohérente autour de quatre axes complémentaires et indissociables :

1- Le renforcement de la lutte contre le proxénétisme et la traite des êtres humains.

2- La mise en place d’une véritable politique de soutien aux victimes du proxénétisme et de développement d’alternatives à la prostitution.

3- La pénalisation de tout achat d’un acte sexuel afin de sanctionner la violence d’actes sexuels imposés par l’argent et l’abus de situations de précarité et d’engager le recul du phénomène prostitutionnel en France.

4- Le développement d’une politique d’éducation, de prévention auprès des jeunes, et de formation des professionnels.

La commission spéciale au Sénat en charge d’examiner le texte issu de l’Assemblée nationale a terminé ses travaux. Nous engageons à présent les sénateur-ice-s à adopter rapidement un texte équivalent, ou renforcé, à celui adopté à une large majorité par l’Assemblée nationale.

Si nous saluons ce nouvel élan donné à l’engagement abolitionniste de la France, nous rappelons aussi que sa mise en oeuvre nécessitera des moyens et une volonté politique de la décliner concrètement sur les territoires en partenariat étroit avec les collectivités locales.

A cet égard, nous affirmons ici notre engagement à prendre part à cette nouvelle dynamique et à favoriser la mise en place d’une réflexion nationale permettant d’identifier, sur la base de nos compétences propres, les leviers d’actions et les besoins des communes pour répondre à ce défi majeur.

En conclusion, les élu-e-s que nous sommes continueront à prendre leurs responsabilités et à agir face à une des pires formes d’exploitation des plus vulnérables et exigent de pouvoir le faire dans le cadre de nouvelles politiques publiques globales et cohérentes telles que dessinées par la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, pour laquelle nous appelons solennellement les sénateur-ice-s à se mobiliser.

Liste des premiers signataires

Dans la presse

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La seconde mort des vinaigreries Dessaux

Le groupe des élus socialistes, verts et apparentés a appris avec tristesse l’abandon du projet culturel sensé s’implanter sur le site des anciennes vinaigreries Dessaux et prévu depuis une bonne dizaine d’années. Il est vrai que ce projet était lui-même un produit de substitution après l’échec d’une première tentative de transformation des bâtiments industriels en site universitaire. Remodelé à la hâte, mais resté en piteux état lors du mandat 2008-2014, ce dossier est donc désormais clos, sans que l’on sache à ce jour ce que va devenir la friche actuelle, en plein centre ville. On ne sait pas davantage si la bibliothèque promise plusieurs fois aux habitants du quartier Bourgogne en remplacement de l’hôtel Dupanloup verra le jour d’ici 2020.

Trop souvent la ville a cédé les joyaux de son patrimoine à des particuliers ou à des promoteurs ravis de l’aubaine. Ainsi pour l’hôtel Tassin, le château de la Motte Sanguin ou le petit château des Montées. Il ne faut pas qu’il en soit de même pour les vinaigreries.

Les motifs financiers, allégués pour justifier la mise au placard du projet ne pèsent guère au regard des sommes considérables allouées pour la voirie à Orléans (plusieurs dizaines de millions d’euros par an), des dizaines de millions d’euros prévus pour la destruction absurde de la rue des Carmes et des 60 millions d’euros du projet Madeleine. Rappelons également que jusqu’à l’année dernière Serge Grouard envisageait sans sourciller de dépenser plus de 120 millions d’euros pour construire une Arena surdimensionnée.

L’adjoint aux finances ne cesse de dire que la ville est peu endettée et qu’elle a des capacités d’autofinancement remarquables. Si tel est le cas, pourquoi ne pas les utiliser lorsqu’il s’agit de culture ? Pourquoi refuser aux artistes ce que l’on accorde aux pavés ?

Après 13 ans de mandat, on cherche toujours en vain une réalisation culturelle marquante à mettre à l’actif des équipes de Serge Grouard. Le sourire de Miss France ne suffira pas à faire oublier la seconde mort des vinaigreries Dessaux.

La mission du politique ne consiste pas à expédier les affaires courantes en gérant l’intérêt général avec un regard d’expert comptable mais à proposer des projets collectifs rassembleurs et à faire preuve de volontarisme. C’est vrai de tout temps. Mais c’est particulièrement nécessaire en période de crise. De nouvelles sources de financement sont possibles (fonds européens). Et l’on peut toujours imaginer des mutualisations profitables à l’échelle de l’agglomération.

Rappelons-le : la dépense publique peut jouer un rôle contracylclique quand l’économie est déprimée. Oui, un projet culturel peut être pourvoyeur d’emplois : d’emplois locaux et d’emplois durables ! Oui, un projet culturel en lien avec le 108 et l’ESAD apporterait beaucoup à notre ville et à ses habitants ! Oui, la culture est aussi un moteur de développement ! Chiche ?

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La nécessaire refonte du Parc des expositions d’Orléans

Lors du conseil municipal du 22 septembre 2014, les élus d’Orléans ont pris acte du rapport annuel d’activités du parc des expositions.

Cette présentation a été l’occasion pour le groupe PS/EELV apparentés de poser la question du devenir de ce bâtiment vieillissant, de moins en moins adapté aux besoins actuels des acteurs économiques.

Comme le rapport d’activités le souligne, plusieurs points posent particulièrement problème :

-   la très faible modularité des espaces, et notamment l’absence de salles plénières ou de salles de commissions adaptées aux besoins des congrès

-   la vétusté et l’inadaptation du grand Hall : « espace difficile à commercialiser par sa taille, son absence de modularité, son manque de confort », et sa très mauvaise isolation thermique.

-   La multiplicité d’usages sur un même site, qui rend compliquée une gestion optimum de l’équipement. Ainsi, l’athlétisme et la fête foraine « gèlent » l’utilisation du grand hall 6 mois par an.

La situation actuelle est aussi le résultat d’un manque récurrent d’investissements depuis 13 ans. Ainsi, le tableau des investissements réalisés  depuis 1992 qui est fourni en annexe du rapport est assez éloquent :

De 1992 à 2000 (mandature Sueur), ce sont 1 239 118 euros qui ont été investis pour le parc des expos en 9 ans soit 138 000 euros d’investissements annuels en moyenne.

De 2001 à 2013 (mandature Grouard), seulement 750 777 euros pour 13 ans soit 58 000 euros par an en moyenne, ce qui représente près de 3 fois moins que pendant la période de référence précédente.

Clairement, les investissements consentis ne sont pas au niveau des enjeux représentés.

Le parc des expos constitue en effet un équipement stratégique pour le développement d’Orléans et de son agglomération. Il est urgent de se pencher sur son devenir.

Pour notre part, nous souhaitons une remise à plat de ce bâtiment, avec une unification de ses usages et la réalisation d’un bâtiment moderne, qui couple hall d’expositions et centre des congrès, de préférence en nord de l’agglomération, près de la garde des Aubrais, et en lien avec le futur quartier d’affaires en gestation. Nous pensons que les dépenses d’investissement doivent être portées au niveau de l’agglomération, après qu’un débat ait eu lieu au sen de l’assemblée communautaire pour déterminer la meilleure implantation possible.

En tout état de cause, notre agglomération ne peut faire l’économie d’une réflexion sur ce sujet majeur pour son dynamisme économique.

Quant à l’actuel parc des expos, il pourrait être reconverti en lieu dévolu aux pratiques sportives, conformément à l’une de ses vocations initiales.

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L’augmentation continue de la fiscalité indirecte à Orléans.

Le conseil municipal du 22 septembre 2014 a adopté une délibération portant au maximum le coefficient multiplicateur retenu pour la taxe sur la consommation finale d’électricité.

Voilà une délibération au caractère apparemment technique qui est en réalité très politique.

Rappelons d’abord quelques éléments, et en premier lieu que les contributions et les taxes hors TVA représentent 14.9% du prix de l’électricité.

  • La CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement, 2.2%) qui est proportionnelle au coût de l’acheminement de l’électricité
  • les TCFE (Taxes sur la Consommation Finale d’Electricité, 6.4%). Ces taxes sont retransmises par les fournisseurs aux collectivités locales ou à l’Etat selon les cas.
  • En outre, L’article 23 de la loi (n°2010-1488) du 7 décembre 2010 portant nouvelle organisation du marché de l’électricité (NOME) a institué une taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité, fournie ou consommée sous une puissance souscrite inférieure à 250 Kva.

Les collectivités locales et leurs groupements ont la possibilité d’appliquer à ces tarifs un coefficient multiplicateur, ce qui n’existait avant 2011. La taxe sur l’électricité est donc une recette fiscale pour la ville, payée par tous sans distinction.

            Le taux appliqué pour cette recette dépend du choix du conseil municipal. Le coefficient de TCFE à appliquer varie de 0 à 8.50% pour une commune. Il faut savoir que le Code Général des Collectivités Territoriales prévoit que la limite supérieure du coefficient multiplicateur soit actualisée en proportion de l’indice moyen des prix à la consommation hors tabac établi pour l’année précédente par rapport au même indice établi pour l’année en suivante. Elle doit être votée avant le 1er octobre de l’année en cours pour être validé l’année suivante.

Taxe électricité OrléansPour rappel, voici l’évolution des taux votés à Orléans par la majorité UMP depuis la création de ce dispositif :

  • 2011 : 8.12
  • 2012 : 8.28
  • 2013 : 8.44
  • 2014 : 8. 50

A chaque fois, la ville n’a pas choisi zéro, ni trois ou quatre mais bien le maximum autorisé pour l’application de ce coefficient multiplicateur. Depuis le remplacement de la TLE (taxe locale sur l’électricité) par la TCFE en 2010 la VO a toujours opté pour le taux maximum.

Chacun de nous peut sur sa facture voir combien lui coûte cet impôt maquillé. Il revient en moyenne entre 100 euros et 130 euros pour une famille de quatre personnes.

A noter également qu’il n’y a pas d’obligation d’affectation sur la recette de cette taxe, alors que cette recette, en perpétuelle augmentation, pourrait servir à la rénovation et l’enfouissement des lignes et les réhabilitations des voiries. Or, on constate qu’en la matière, l’investissement est un investissement choisi et ciblé comme le quartier Bannier et Dunois alors que le quartier Blossières ou d’autres sont largement mois concernés par la poitique d’enfouissement des réseaux.

Enfin et surtout, cet impôt indirect déguisé est particulièrement inégalitaire, puisqu’il touche tout le monde en fonction de sa consommation, et qu’il impacte particulièrement les familles les plus modestes, celles qui n’ont bien souvent pas les moyens de faire isoler leur logement. Cela à une époque où les dépenses énergétiques pèsent de plus en plus dans le budget des ménages.

C’est la raison pour laquelle le groupe socialistes verts et apparentés a voté contre cette délibération, tout comme il l’avait fait les années précédentes.

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La lettre d’infos du groupe des élus socialistes, verts et apparentés d’Orléans

Socialistes-verts-orleans
La première lettre d’information des élus socialistes, verts et apparentés vient de paraître. Vous y trouverez les prises de position des élus en conseil municipal, les communiqués et une revue de presse. Bonne lecture !

Pour recevoir cette lettre d’information, il vous suffit d’en faire la demande par mail à l’adresse socialistesvertsorleans@gmail.com

 

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