Soutien aux ATSEM de la ville d’Orléans

ATSEM Ville OrléansLe groupe socialistes, verts et apparentés apporte son soutien le plus total au mouvement de grève initié par les ATSEM et les agents du secteur périscolaire de la ville d’Orléans.

La réforme des rythmes éducatifs, connue depuis deux ans, a été mise en oeuvre à reculons par la majorité municipale, qui n’y a consacré ni un temps de préparation suffisant, ni les moyens matériels et humains nécessaires.

Résultat de cette improvisation : l’essentiel des charges nouvelles générées par la réforme repose sur les ATSEM, qui assurent à elles seules 40% des TAP (temps d’activités périscolaires). Elles n’ont reçu pour cela ni formation, ni complément de rémunération. Aujourd’hui, elles sont épuisées et elles le disent, tout comme les animateurs et les référents, recrutés en nombre insuffisant.

Depuis des années, les conseillers municipaux du groupe Socialistes, verts et apparentés attirent l’attention sur la situation des ATSEM d’Orléans, qui ne sont plus remplacées quand elles sont malades ou partent en formation.

Nous avons de même indiqué que la politique budgétaire suivie par la ville d’Orléans, et qui vise à raboter sans cesse les moyens alloués au fonctionnement de la collectivité, allait poser des problèmes de gestion des personnels, toujours plus sollicités sans augmentation de salaire.

Les orientations budgétaires présentées lors du dernier conseil municipal confirment et amplifient cette tendance que nous contestons.

Devant cette situation qui pèse sur les agents et pénalise les enfants, il est essentiel d’en revenir au bon sens en prenant 4 mesures simples :

  1. le déplacement des TAP après la pause méridienne, comme le recommandent tous les chronobiologistes : ceci afin de permettre une meilleure attention des enfants lors de la reprise des cours, une fois les TAP terminés;
  2. une formation sérieuse des ATSEM à l’animation et à la conduite de projets;
  3. un complément de rémunération qui prenne en compte les sujétions et les responsabilités nouvelles qui leur incombent désormais;
  4. une bien meilleure implication des associations de la ville d’Orléans dans la prise en charge des TAP. Alors que notre tissu associatif est très riche et diversifié, les associations n’assurent que 8% de l’ensemble des activités proposées. Leur plus grande sollicitation permettrait de soulager d’autant les animateurs et les ATSEM, tout en mettant un plus grand nombre d’acteurs de notre ville en mouvement autour de la réussite des enfants.

Il n’est pas trop tard pour réussir la réforme des rythmes scolaires à Orléans!

Nous le devons aux ATSEM et aux agents du secteurs périscolaire. Nous le devons aux enseignants. Et nous le devons, d’abord, aux enfants.

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