De nouveaux quartiers prioritaires à Orléans. Un constat d’échec et une chance à saisir

La ministre de la ville a annoncé une refonte de la politique de la ville, grâce à une redéfinition des critères pour définir les quartiers prioritaires.

Les politiques menées pendant des années, en créant des zonages incompréhensibles, incohérents les uns avec les autres, ont plus saupoudré des aides que permis de sortir ces quartiers de leurs difficultés.

A Orléans, l’Argonne et La Source étaient en ZUS (zone urbaine sensible) et en ZRU (zone de rénovation urbaine), l’Argonne était en ZFU (zone franche urbaine), les Blossières en CUCS (contrat urbain de cohésion sociale) mais pas en ZUS, ni en ZFU, ni en ZRU.

Les nouveaux quartiers prioritaires sont définis grâce au seul critère du revenu des habitants : plus de la moitié d’entre eux vivent avec moins de 60% du revenu médian national. Ce critère, objectif, met la politique de la ville à l’abri de choix partisans.

Grâce à ce critère, objectif, 300 quartiers ont quitté le dispositif, et une centaine y est entré.

Les élus socialistes, écologistes et apparentés d’Orléans regrettent qu’aucun des quartiers de notre ville ne soit sorti du dispositif. Pire, ce sont désormais 4 quartiers de notre ville qui relèvent de la politique prioritaire de la ville : La Source, l’Argonne, les Blossières, et la résidence Dauphine à St-Marceau.

Le classement de ces quartiers parmi les plus pauvres de France illustre la situation vécue par tant d’Orléanais : l’aggravation de la pauvreté, et l’aggravation des inégalités.

Ils rappellent que notre ville compte 20% de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté et qu’il est urgent et nécessaire de mettre en œuvre des politiques de solidarité et d’insertion à l’égard des plus fragiles.

Ils souhaitent que ce nouveau zonage permette de concentrer des moyens financiers et humains au service des habitants de ces quartiers, notamment en matière d’éducation, d’accès à l’emploi, de logement. La seule rénovation des espaces publics et des façades ne suffit pas.

Compte tenu de l’importance du sujet, le groupe des élus socialistes, verts et apparentés aura une vigilance particulière sur ce dossier et apportera des propositions concrètes au débat, allant de la redéfinition de la carte scolaire, à la mise en œuvre d’une politique volontariste en matière de logement, en passant par une tarification sociale des transports, et une réorientation du rôle du Centre Communal d’Action Sociale.

Communiqué du 18 juin 2014
des conseillers municipaux « socialistes, verts et apparentés »

Michel Brard, Hayette Et Toumi, Jean-Philippe Grand,
Corinne Leveleux-Teixeira, Marie-Emmanuelle Matet de Ruffray, Maxime Yehouessi

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