Mon intervention au conseil municipal du 30 mars 2014

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

C’est avec une certaine émotion que je vous retrouve dans cet hémicycle, à une position qui, vous le comprendrez, n’est pas forcément celle que j’avais imaginée il y a quelque temps. Je voudrais commencer ces quelques mots par un salut républicain au nouveau maire d’Orléans, ainsi qu’à la majorité, qui a la charge redoutable de gouverner notre ville et de le faire dans le sens de l’intérêt général (…) Orléans n’est pas n’importe quelle ville.

D’abord, c’est notre ville, nous y sommes tous attachés. Orléans est aussi une grande ville, une capitale régionale ; il incombe à ses élus une responsabilité particulière.

Je voudrais aussi dire quelques mots sur le travail qui est le nôtre dans l’opposition, un travail difficile, bien souvent ingrat, qui n’est pas toujours bien perçu, notamment par la majorité (…) Mais c’est un travail nécessaire parce que cela permet d’honorer notre démocratie, d’apporter un point de vue pluriel sur l’action qui est menée par la majorité, un point de vue parfois critique, mais pas toujours (…), un travail qu’il convient de mener avec sérieux et avec respect. Le respect, nous l’aurons à l’égard de l’action de la majorité et nous attendons aussi, comme minorité, que ce même respect s’exerce à notre égard, parce que, comme l’a rappelé Serge Grouard dans son allocution, nous sommes tous des élus d’Orléans, même s’il n’incombe qu’à la seule majorité de gouverner au destin de cette ville.

CLT-30mars2014Notre état d’esprit (…), c’est celui d’un engagement total au service de la ville, des habitants de tous les quartiers, particulièrement au service des plus fragiles (…) Et un état d’esprit profondément respectueux de l’institution républicaine dont la commune est un maillon essentiel.

Par-delà les résultats, je voudrais aussi exprimer une certaine perplexité, une interrogation par rapport à ces élections (…). Et souligner mon inquiétude – notre inquiétude, je pense qu’elle est commune – à l’égard du nombre croissant d’abstentionnistes et sur le fait que ces élections municipales (…) ne suscitent qu’un intérêt relatif de la part de nos concitoyens (…) en particulier, des plus jeunes d’entre eux (…) Nous devons nous alarmer et tout faire pour restaurer le lien de confiance qui a probablement été rompu avec nos concitoyens.

Je ne souhaite pas conclure cette allocution sans dire un mot sur la poussée des extrêmes qui a également caractérisé ces élections municipales. Pour ce qui concerne Orléans, le Front national entre au conseil municipal. Personnellement, je n’y vois pas du tout un signe de vitalité démocratique, mais un signe d’inquiétude et de radicalisation de l’état d’esprit. Je tiens à souligner la gravité des moments que nous vivons. (…)

Je veux redire notre total engagement au service des Orléanais et notre confiance en notre capacité collective à « réenchanter » la politique, à « réenchanter » le lien tissé entre des élus, une ville, une collectivité et ses habitants.

À tous, je vous souhaite bonne chance, et surtout bonne chance à Orléans.

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