La fermeture de l’Infrared, nouveau coup dur pour l’animation d’Orléans

communique de presse de CLT - Infrared 1-2Après deux années d’exploitation, le dernier et seul café-concert d’Orléans s’apprête à fermer ses portes à la fin du mois de janvier. L’Infrared, situé en plein centre-ville dans le quartier des Halles-Châtelet, accueillait au sous-sol des concerts de groupes amateurs ou professionnels plusieurs fois par semaine. Un public, jeune, moins jeune, avisé, curieux ou néophyte, avait le loisir de découvrir un large éventail de musiques amplifiées (rock, garage, hard-rock, Hip-Hop, Jazz, funk..) sans avoir à s’acquitter d’un quelconque droit d’entrée.

La fermeture de ce lieu culturel devrait interroger la municipalité sortante. Elle pose aussi la question du dynamisme de notre cité.

Bien sûr, une ville n’a pas à intervenir dans ce qui relève de la gestion d’une entreprise privée, pour remédier aux problèmes de fréquentation ou de rentabilité d’un lieu, même si celui-ci apporte un bénéfice évident à la vie sociale et culturelle. Pour autant, il appartient à une municipalité ayant à cœur d’œuvrer pour la qualité de vie de tous, de créer les conditions favorables à l’émergence d’une offre culturelle variée, d’encourager le dynamisme de la vie nocturne et d’accompagner les lieux de culture non subventionnés dans leur action au quotidien.

En effet, l’animation d’une ville ne peut se résumer à quelques soirées et à quelques manifestations (largement prises en charge par les deniers publics) tous les 6 mois. Le festival Hip-hop, les jours J, le set electro des fêtes johanniques ne suffisent pas à faire d’Orléans une ville attractive pour la jeunesse désireuse de s’amuser, de danser, de partager des moments conviviaux et de découvrir de nouveaux talents. Ainsi, Orléans, pourtant ville universitaire, ne figure même pas dans le classement des villes les plus animées de France établi par Lonely planet, alors que des cités de taille comparable comme Amiens ou Clermont Ferrand y sont en bonne place.

Paradoxalement, la requalification du centre urbain d’Orléans a eu pour conséquence de faire de notre ville une belle endormie. Redécouvrant leur patrimoine, les Orléanais ont pris le goût de déambuler et de flâner le jour.

Mais les commerces, de plus en plus nombreux, ferment, et l’animation n’est guère au rendez-vous. Sous nos yeux, Orléans devient une ville-musée.

C’est pourquoi, à l’instar de ce qui se fait dans de nombreuses grandes villes de France, je propose de confier la question de la gestion de la vie nocturne à un membre de l’équipe municipale dont la mission consistera à travailler avec les différents acteurs concernés (commerçants, associations culturelles, riverains, consommateurs, artistes…). Loin d’être une mesure symbolique, celle-ci permettra par exemple d’agir en matière de prévention des comportements à risques (hyperalcoolisation des jeunes, suivi des actions préventives menées par un service spécifique de la police municipale, etc). Davantage qu’un médiateur favorisant le dialogue et la coexistence pacifique, ce conseiller à la vie nocturne aura aussi pour mission d’animer notre ville dans le respect de la tranquillité des riverains.

Ainsi, en concertation avec les commerçants, les responsables publics (préfecture notamment, mais aussi responsables médicaux), le monde culturel, les étudiants et les associations de riverains, cet élu aura pour responsabilité de développer une offre nocturne diversifiée et de qualité en portant la réflexion sur les questions liées à l’insonorisation des lieux de diffusion musicale, à celles des déplacements, ainsi qu’à la révision de la charte de la vie nocturne et aux horaires d’ouvertures (des bars mais aussi des lieux publics comme les musées, les bibliothèques, les conservatoires, les lieux d’exposition, les centres culturels).

L’équipe actuelle, qui a beaucoup œuvré pour les vieilles pierres du centre ancien a oublié de penser à la vitalité de la jeunesse de notre ville. L’ambition que nous portons pour Orléans doit aussi regarder vers l’avenir !

COMMUNIQUE DE PRESSE

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