ARENA : une facture de 11 millions d'euros dépensés en pure perte

L’ARENA est le projet d’un homme seul, un dossier mal ficelé et une facture de 11 millions d’euros dépensés en pure perte. La semaine dernière, le maire sortant a rendu public le nouvel épisode d’un feuilleton dont il est le principal acteur, réalisateur, scénariste… mais dont le financement est laissé aux Orléanais. Lors des élections municipales de 2008, gauche et droite proposaient de réaliser un grand équipement sportif. Une fois élu, Serge Grouard a annoncé un projet de 10 000 places sur le site naturel de l’Ile Arrault – le seul possible, disait-il. En quelques mois, son projet doublait de prix et passait brutalement la barre des 100 millions d’euros. Devant l’hostilité des défenseurs de l’environnement et les résultats aux régionales qui marquèrent la victoire de la gauche à Orléans, le projet d’ARENA se déplaça, subitement, de l’île Arrault à la Nationale 20, sur le site de l’entreprise pharmaceutique FAMAR, qui cherchait alors à vendre. La municipalité acheta le site au prix fort, commandita diverses études et fit travailler des agents municipaux sur le dossier. Nous estimons aujourd’hui les frais déjà engagés sur ce sujet à plus de 11 millions d’euros.

11 millionsDevant ce projet bling bling, affiché en pleine crise sociale, une partie des élus centristes se désolidarisa de la majorité en place. De plus, face aux demandes répétées de l’opposition, le maire sortant refusa obstinément de montrer la moindre étude, le moindre chiffrage précis, le moindre plan de financement, préférant garder le secret sur toute cette affaire.

Aujourd’hui, devant une situation ubuesque, aucune collectivité, de droite comme de gauche, ne souhaite s’engager sur un dossier aussi hasardeux. Face à ce constat, le maire sortant annonce aujourd’hui opportunément qu’il suspend son projet d’ARENA, juste avant de se lancer dans la course aux municipales.

Pour nous, cet échec, c’est celui d’un homme : le maire sortant, qui s’est révélé incapable de mener le moindre projet d’envergure à Orléans. Reste la facture à acquitter : 11 millions d’euros dépensés de pure perte. Tandis qu’il économisait sur le social, la culture, l’associatif, le sport amateur, Serge Grouard dépensait de manière inconsidérée pour son ARENA. Il aura à en rendre compte auprès des Orléanais, en mars prochain.

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