Changeons la politique

Corinne Leveleux-TeixeiraNous y voici donc ! A l’inauguration de notre local. A ce moment symbolique qui marque, traditionnellement, le lancement d’une campagne électorale, qui inaugure une phase de débats et d’échanges à l’issue de laquelle nos concitoyens auront à choisir, en leur âme et conscience, le projet et l’équipe qui leur conviennent le mieux pour les années qui viennent.

Pour autant, même si l’instant est solennel, notre campagne, nos efforts, ne commencent pas ce 6 septembre. La mobilisation politique et citoyenne pour proposer une alternance à la droite locale a commencé il y a plusieurs mois, et même plusieurs années.

  • Cette mobilisation a commencé avec le travail mené par l’opposition municipale, dans la pluralité de ses composantes : travail de fond sur les dossiers, travail dans les associations, dans la participation aux manifestations qui scandent la vie de notre cité, dans la rencontre quotidienne avec les habitants d’Orléans;
  • Elle s’est développée, en parallèle, dans des lieux de réflexion citoyenne, comme ICO ou Agora, qui ont nourri un travail de comparaison avec ce qui se faisait de mieux dans d’autres villes qu’Orléans.
  • Cette mobilisation s’est poursuivie avec la désignation de la première des socialistes, à l’issue d’un bel exercice de démocratie dont nous pouvons être collectivement fiers ;
  • surtout, cette mobilisation a grandi, sur le terrain, avec la Consultation, ce temps privilégié de rencontre avec les Orléanais. Nous avons choisi d’aller immédiatement au devant d’eux, non pour leur présenter un programme abouti, mais pour les entendre, car c’est pour eux que nous nous sommes engagés dans l’action politique. Le résultat de cet audit géant, vous le connaissez : près de 1000 rencontres, près de 14 000 réponses aux questions que nous avons posées. Le sens de la consultation est clair : c’est avec les Orléanais, auprès d’eux, que tout a commencé. C’est pour eux, avec eux, avec nous, habitants d’Orléans et des communes de l’agglomération, que nous voulons agir !

Corinne Leveleux-TeixeiraPour toutes ces raisons, cette inauguration ne correspond pas au lancement de notre campagne, mais à une nouvelle étape dans une dynamique collective déjà en marche! Quand certains hésitent à se déclarer, nous, nous avançons et nous construisons. Sereinement.

Comme la consultation elle-même, ce lieu est à l’image de la campagne que nous voulons mener : participative, ouverte, innovante, chaleureuse.

            Ce local, nous l’avons voulu situé dans un lieu central et passant, au cœur de la ville, à deux pas de la mairie (l’ancienne et la nouvelle) sur une petite place, qui favorise les échanges et les rencontres. La démocratie en effet, tout particulièrement la démocratie locale, n’existe que par la réunion, la rencontre des personnes et la confrontation de leurs opinions. Sans la réunion, il n’y a pas de démocratie. Notre local est un lieu de démocratie, c’est un lieu de réunion et de débats, qu’il vous appartient de faire vivre ! Vous, militants politiques et associatifs, vous sympathisants, vous, forces vives de notre cité, vous, Orléanais qui vous reconnaissez dans nos valeurs et dans notre démarche !

Je le disais, ce local de campagne est l’image de la campagne. Il n’est pas le lieu de rendez-vous de quelques-uns, qui décident de tout pour tous, à l’abri des regards.

Au travers de rencontres, de conférences, de réunions, nous allons le faire vivre : l’invitation que vous avez reçue pour ce soir est valable jusqu’au mois de mars 2014 !

Après cette date, c’est place de l’Etape et dans tous les lieux de vie citoyenne que nous créerons, que vivra la démocratie, au quotidien, à Orléans !

            Cette invitation, justement, porte une belle image. A la fois un arbre et des êtres, et l’affirmation de valeurs.

            Car faire société ce n’est pas, ça ne peut pas être, simplement vivre les uns à côté des autres. C’est d’abord entrer en relation les uns avec les autres et se rassembler, pacifiquement, autour d’un projet commun. C’est partager des valeurs et œuvre collectivement à l’intérêt général, qui nous rassemble tous.

            Dans notre pays, depuis la Révolution de 1789 qui a institué un nouveau régime et créé le socle d’un pacte politique qui donne la primauté au peuple, ce projet s’articule autour de trois valeurs fortes, qui restent plus que jamais d’actualité et qui s’imposent toujours à nous, au niveau local comme au niveau national : la liberté, l’égalité et la fraternité.

B34A8652Ces valeurs sont les nôtres et ce sont elles qui serviront de guides à nos actions. Comment ? En nous servant à éprouver nos propositions par une confrontation exigeante avec elles. Pour chaque nouvelle mesure avancée, nous devrons ainsi toujours nous demander en quoi elle crée un nouvel espace de liberté, ou en quoi elle fait avancer l’égalité ou en quoi, enfin, elle constitue un ferment de fraternité.

La liberté, c’est ce qui rend possible l’affirmation et la réalisation des aspirations des personnes qui composent une société, ce qui permet l’éclosion des talents et la réussite des projets. La liberté suppose donc d’abord l’éducation, qui élève les esprits et les affranchit des préjugés, la culture, qui dépasse les opinions toute faites et les clichés, la recherche et l’innovation, qui ouvrent aux entreprises de l’esprit humain de nouveaux champs d’action.

L’égalité, c’est ce qui rend possible un projet commun. Quand, dans une société donnée, les disparités de revenus sont trop fortes, les chances trop inégales, les territoires trop hétérogènes, les liens se distendent et la société finit par exploser. La ville d’Orléans n’échappe pas à ces risques, car elle est exposée à de très forts niveaux d’inégalités, entre ses habitants mais aussi entre les territoires qui la composent. En outre, depuis une douzaine d’années, les questions de solidarité ont été laissées en jachère, le Centre communal d’action sociale préférant engranger près de 3 millions d’excédents, plutôt que de s’attacher à développer des actions de solidarité, à l’égard des 20% de ménages pauvres que compte notre ville.

            L’égalité se conjugue aussi entre les quartiers, de manière à ce qu’aucun secteur ne soit oublié ou laissé pour compte.

            Quant à la fraternité, ce beau mot de notre langue, si elle ne se décrète pas, elle peut du moins être favorisée par la multiplication des espaces et des occasions de rencontres, d’échanges, de discussions et de débats pacifiques, par la profusion des spectacles, par l’ouverture de jardins, de places publiques, par l’animation des rues et des places de nos quartiers, et plus que tout, à l’attention aux personnes dans la mise en œuvre des politiques publiques.

            A tous ces principes fondateurs de notre société, il nous faut encore ajouter le souci de notre environnement, et la volonté que le développement de notre ville se fasse de façon harmonieuse, sans porter préjudice à ce qui nous entoure, mais avec la ferme intention de préserver la santé de chacun, au travers de l’attention aux produits que nous mangeons, de l’énergie que nous utilisons, de la qualité de l’air que nous respirons, du traitement des eaux que nous buvons et que nous rejetons et du recyclage des déchets que nous produisons. Le développement durable n’est ni un slogan publicitaire ni une utopie impossible à atteindre. C’est une exigence qui s’impose à nous, et à l’égard de laquelle Orléans se doit d’être absolument exemplaire.

            Ces principes directeurs, ces valeurs d’action qui guident nos actions, nous avons décidé de les mettre en œuvre au travers de trois axes essentiels, qui structurent le programme que nous souhaitons appliquer à Orléans dans les années qui viennent :

  1.  une ville plus fraternelle et chaleureuse, qui n’oublie personne
  2.  une ville plus harmonieuse et plus durable, où il fait bon vivre
  3.  une ville plus jeune et innovante, qui crée, invente et se développe

 Au cœur de ce projet, par delà les murs de pierres des bâtiments, et le décor des rues et des places, il y a d’abord et avant tout les femmes et les hommes qui composent cette cité. Notre ambition, c’est d’être à leur écoute et à leur service, pour répondre au mieux au besoin de tous.

  • Quand l’équipe municipale actuelle se vante des qualités de son budget, de ses chiffres, elle oublie bien des laissés-pour-compte, et perd le sens de l’action politique ! nous le rétablirons.
  • Quand l’équipe sortante organise le festival de Loire, elle ne fait pas appel aux compagnies d’artistes locaux. Nous les accompagnerons dans leurs projets et dans leur développement.
  • Quand l’équipe sortante veut construire une Arena a plus de 120 millions d’euros, elle laisse se dégrader les gymnases et les piscines qui servent aux habitants de notre cité. Nous les rénoverons et en construirons de nouveaux !
  • Quand l’équipe sortante réalise des travaux, elle obéit à des objectifs de promotion immobilière, plus qu’à une vision équilibrée du développement urbain. Nous instaurerons une réelle politique de l’habitat, pensée pour vivre et non pour investir !
  • Quand l’équipe sortante engage des requalification de voirie dans le centre, elle oublie nos autres quartiers ! Nous redonnerons à Orléans toute la dimension de son territoire.

Pour proposer et être le moteur de notre dynamisme : la municipalité doit être innovante, intelligente et tournée vers la création, quelle qu’elle soit :

  • Notre ville doit se développer, en portant une ambition économique digne de la capitale de cette région Centre, qui compte parmi les premières régions industrielles de France, et qui est la première région agricole ! Ce doit être une fierté.
  • Notre ville doit s’animer, s’ouvrir, attirer, en portant une ambition culturelle, touristique, sportive. Ce sera une grande ambition, mais une ambition du quotidien, de la culture et du sport pour tous, ce sera une ambition du quotidien pour que l’on ne s’ennuie plus à Orléans, et que l’on trouve toujours le moyen de s’évader, de se distraire, de s’épanouir, sans avoir à attendre les rares manifestations qui viennent jalonner l’année.
  • Bref, vous l’aurez compris, l’objectif de la municipalité que je souhaite conduire, ne sera ni d’ordonner ou de contraindre, ni d’exiger ou d’interdire mais de libérer les énergies, d’accompagner les projets, de soutenir et de valoriser les talents. Orléans doit être une ville dont on parle, non pour ses arrêtés anti-mendicité, son couvre-feu des mineurs ou ses excédents du CCAS, mais pour son dynamisme, sa créativité, sa jeunesse. Oui, Orléans doit devenir la ville de l’audace et de l’innovation ! Oui, la ville de Jean Zay doit redevenir une ville de culture et de création ! Oui, Orléans doit devenir une ville où l’on ne vient pas par hasard, mais par envie, et où l’on ne reste pas par contrainte, mais par choix !

Et puis, il y a la méthode. Pour nous, c’est là quelque chose d’essentiel. Nous le disons clairement. Il nous faut changer la politique pour changer Orléans

En effet, beaucoup de nos concitoyens se désintéressent des élections et considèrent que ce qui s’y joue ne les concerne pas. Convenons que ce phénomène a été nourri par les trop nombreux scandales qui agitent la classe politique et qui dévoilent, jusqu’à l’écœurement, des faits de corruption avérés, des petits arrangements entre amis, des conflits d’intérêts, qui laissent pantois le citoyen.

Tout cela est vrai, scandaleux, délétère, et fait le lit des extrêmes. Pour autant, les comportement, ultra minoritaires de quelques représentants indignes ne doivent pas nous masquer l’essentiel. Qu’est ce que l’essentiel ici ? C’est que la démocratie est d’abord et avant tout l’affaire à tous.

C’est pourquoi il est essentiel de faire vivre la flamme démocratique, d’entretenir le feu sacré du bien commun, par l’instruction des plus jeunes, bien sûr, mais aussi, par une formation continue de leurs ainés, par un large partage des informations relevant des affaires communes, par le recours systématique à des procédures de concertation lorsque des sujets d’intérêt général sont en jeu, bref par la mise en œuvre d’une démocratie réellement participative couplée au strict respect du principe de non cumul des mandats. Car ce sont des dispositions simples, de bon sens et faciles à mettre en œuvre qui permettront de revivifier notre régime démocratique et de lui donner un second souffle.

            Depuis quelques années, en effet, le rapport que les citoyens entretiennent à la politique a changé. Il s’est teinté de défiance, voire parfois d’une franche hostilité, l’on vient de le voir. Mais il s’est aussi, d’une certaine façon, « égalisé ». L’exigence à l’égard du politique est devenue plus grande, et l’électeur attentif se satisfait de moins en moins d’un représentant incompétent ou à temps partiel.

            La démocratie française, tout particulièrement au niveau municipal, où les sujets sont connus de tous et débattus par tous, ne s’accommode plus d’une autorité arrogante et sans partage. Elle suppose au contraire le débat, l’échange d’informations, et une part non négligeable d’humilité. Oui, au XXIè siècle, le pouvoir politique, devenu de plus en plus citoyen, doit savoir se faire modeste et organiser ses propres espaces de contre pouvoir ! C’est pourquoi le maire d’une grande ville ne doit avoir peur ni de la transmission des informations à ses concitoyens, ni de l’exercice des droits pleins et entiers de son opposition. Le pouvoir n’est pas la confiscation du débat !

            Dans le même temps, la place croissante des normes juridiques et des dispositifs techniques dans la vie de la cité ont rendu l’exercice des mandats publics de plus en plus complexes, requérant, pour être correctement remplis, une attention soutenue de la part de ceux qui les exercent. C’est pourquoi le cumul d’une fonction exécutive, comme celle de maire d’une grande ville n’apparaît plus compatible avec une autre fonction tout aussi lourde, comme celle de parlementaire. D’ailleurs, le risque est grand, pour un élu qui collectionne les fonctions de subordonner l’un de ses mandats à un autre. Le cas de la rue des Carmes en est un exemple flagrant. Où est, dans cette pratique, le sens de l’intérêt général ?

            Nous avons  consulté les Orléanais, pour que notre projet soit avant tout le leur.

Corinne Leveleux-TeixeiraNous devons désormais donner forme à ce projet et retourner auprès de nos concitoyens pour le leur présenter.

Nous avons encore beaucoup à faire mais  nous avons désormais un lieu pour rassembler nos énergies. Ce local est celui du long et passionnant travail que nous allons poursuivre. Il sera aussi celui de notre victoire !

Parce que les habitants d’Orléans attendent beaucoup, parce que nous sommes fiers des valeurs que nous partageons avec eux, nous devons l’emporter en 2014 !

Parce que nous sommes déterminés, parce que nous sommes rassemblés, parce que nous portons la nouveauté, le renouvèlement et le courage, nous allons l’emporter en 2014 !

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Echos dans les médias (sera mis à jour dans les jours à venir) :

  • RCF

 

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