Quel été pour les anciens ?

40% des Français ne partent pas en vacances. Cette proportion est encore plus élevée chez les plus de 65 ans et atteint 60%, faute de moyens financiers suffisants pour trouver un point de chute estival ou faute d’une santé assez solide parfois, pour supporter les fatigues d’un voyage. En outre, Beaucoup de personnes âgées se retrouvent isolées, du fait du départ de leurs proches. Elles doivent également faire face à la fermeture de leurs commerces habituels, aux congés de leur médecin traitant et, à Orléans, à l’interruption de la ligne A du tram, qui réduit beaucoup leur mobilité.

C’est dire à quel point la situation de nos aînés en ville, pendant l’été est un sujet d’importance, qui dépasse de beaucoup la question de la canicule et des soins à observer pour se protéger de la chaleur en attendant l’automne.

Mais être un ou une senior à Orléans, durant l’été, c’est, comme pour tous, pouvoir s’occuper et trouver des loisirs accessibles et adaptés !


Or, de ce point de vue, bien peu de choses sont faites et prévues dans notre ville, de la part du CCAS, qui a en charge le secteur des aînés. A part un bal populaire à la Madeleine, le 19 juillet et les vendredis de la guinguette, rue de Bourgogne, en août, en collaboration avec l’Aselqo Bourgogne, c’est le calme plat. Des moyens financiers existent pourtant, qui permettraient d’élaborer des propositions nouvelles. Rappelons, pour mémoire, que
le CCAS d’Orléans a engrangé en 3 ans près de 3 millions d’euros d’excédents, et qu’en 2013, il a réduit de 15% son budget consacré aux personnes âgées…

Beaucoup des plus de 65 ans restés à Orléans pour les vacances aimeraient pouvoir profiter des beaux jours pour se distraire, se cultiver, se détendre ou faire des rencontres. La richesse de notre tissu associatif, s’il était valorisé, permettrait d’élaborer, en amont de l’été, un ensemble de propositions d’activités, dans le prolongement ou non de leurs loisirs habituels. Les associations vivent en grande partie grâce aux bénévoles ? L’été est certainement une occasion de les faire connaître davantage et d’attirer vers elles des membres actifs, en quête d’occupations constructives.


Surtout, les mois estivaux de prêtent à merveille au lancement d’activités intergénérationnelles, puisque jeunes et moins jeunes ont du temps disponible. Pourquoi, par exemple, ne pas imaginer des ateliers informatiques, animés par des jeunes, pour initier nos anciens à internet ? Pourquoi pas des pique-niques communs en bords de Loire ? Des cours de gymnastique douce, type Tai Chi, dans nos parcs ? Des promenades découvertes en ville ou en forêt ? Des ateliers mémoire ? Pourquoi ne pas essayer d’inventer des activités où chacun ait quelque chose à gagner ?

Plus qu’une politique qui divise les jeunes qui veulent s’amuser et des aînés qui aspirent à la tranquillité, innovons, imaginons des activités qui mettent à profit l’été pour construire un meilleur vivre ensemble !

Il est temps que la vie de nos aînés ne soit plus considérée comme un problème, mais, de façon positive, comme l’un des atouts d’une ville dynamique, où chacun et chacune trouve sa place. Même en été.

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