Honorer Jean Zay

jean ZayDans le cadre du 66ème festival international du film, à Cannes, sera dévoilée, le 23 mai, au palais des Festivals, une plaque en l’honneur de celui qui fut l’initiateur et le premier président « effectif » de ce rendez-vous cinématographique mondialisé : Jean Zay.

Cet hommage mérité est pour nous l’occasion de redire notre attachement à la noble figure de ce grand républicain. Ministre de l’éducation nationale et des beaux arts du Front Populaire, conseiller général et député du Loiret, Jean Zay fut aussi un opposant résolu aux lâchetés et aux compromissions du régime de Vichy. Il paya ce courage exceptionnel de sa liberté et de sa vie, en subissant l’infamie d’un procès truqué, et en étant assassiné par la milice, le 20 juin 1944, soit 2 semaines après le débarquement des alliés en Normandie. Il allait avoir 40 ans.

L’œuvre de Jean Zay est considérable, et le festival de Cannes n’en est que l’un des plus beaux fruits. En matière d’éducation de la jeunesse, en matière de culture, en matière de recherche scientifique, cet enfant des Lumières n’a cessé de réformer, de proposer, de lancer des initiatives novatrices, en faisant constamment le pari de l’intelligence collective et du progrès par la raison. Beaucoup de ses intuitions ont été mises en œuvre après la guerre (comme le CNRS, l’ENA ou le festival de Cannes, pour ne citer que les plus célèbres), consacrant ainsi la pertinence de sa réflexion. D’autres mériteraient d’être reprises, à l’heure où la nation doute de son destin.

Sa vie politique est également un modèle de fermeté et de rectitude. Par le rayonnement de ses idées, par la fécondité de ses réformes, par la constance de ses valeurs, portées jusque dans l’épreuve de la prison et de la mort, Jean Zay reste aujourd’hui un magnifique exemple de civisme et une source d’inspiration pour les femmes et les hommes de bonne volonté.

Pour toutes ces raisons, nous pensons que la ville d’Orléans, dont Jean Zay fut l’un des enfants, s’honorerait en lui rendant enfin l’éclatant hommage qu’il mérite, et en lui consacrant un lieu de mémoire et/ou une manifestation qui porterai(en)t son nom et rappellerai(en)t son œuvre.

Corinne Leveleux-Teixeira, candidate socialiste aux élections municipales de 2014
Thierry Mouron, président du Parti Radical de Gauche du Loiret

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