Agir enfin pour la Rue des Carmes

Rue-des-CarmesLe Tribunal administratif d’Orléans vient de se prononcer sur les différentes requêtes concernant la ZAC Carmes-Madeleine. La décision qui a été rendue suit en grande partie les conclusions du rapporteur public, mais présente une vision plus restrictive de l’intérêt patrimonial des immeubles anciens de la rue des Carmes.

Pour autant, elle ne remet pas en question le seul élément nouveau survenu dans ce dossier depuis un an : les arrêtés de classement des immeubles des 45 et 59-61 rue des Carmes, pris en début de semaine dernière, qui permettent d’accorder enfin à ce patrimoine la protection à laquelle il pouvait à bon droit prétendre.

C’est donc avant tout au regard de ces décisions de classement qu’il convient de reconsidérer le dossier de la rue des Carmes. Pourquoi, en effet, défendre encore la cohérence d’un projet d’alignement alors que les immeubles protégés viendront faire saillie ? Comment comprendre l’utilité d’une opération urbaine aussi lourde alors que la rue est devenue piétonne et qu’elle vit fort bien dans sa configuration actuelle ? A l’heure où l’argent public est si rare, comment accepter sans sourciller que l’on dépense des dizaines de millions d’euros pour démolir et reconstruire une rue, si l’on sait que sa valorisation patrimoniale couterait 30 fois moins cher ?

Il est donc temps de faire droit aux demandes de concertation portées par les habitants et les associations du quartier, pour penser l’aménagement de ce secteur dans l’écoute des attentes des personnes et le respect de l’héritage architectural de notre cité.

De même, il n’est pas acceptable que la rue des Carmes et les rues avoisinantes soient laissées dans le triste état qui est aujourd’hui le leur. Des mesures d’entretien et de sécurisation doivent être prises d’urgence, y compris dans les cœurs d’îlots, sièges de tous les trafics.

D’autre part, dans le souci d’amorcer la mutation du quartier et de témoigner de la qualité de son bâti, pourquoi ne pas entreprendre tout de suite le ravalement des façades des immeubles de la rue qui ont été classés ?

Enfin, alors que la trêve hivernale vient de s’achever, je demande que les appartements achetés par la ville et rétrocédés à la Semdo, qui sont aujourd’hui vacants et en bon état, soient attribués en priorité à ceux qui ont besoin d’un toit, en particulier les familles et les femmes seules avec enfant.

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