Une ambition métropolitaine

orleans-metropoleOrléans est une capitale régionale, mais son identité est faible au sein du territoire national. Associée à quelques évènements ou personnages historiques, éventuellement localisée à proximité de Paris, notre ville a plutôt une image neutre, ni négative, ni réellement positive. Y vivre ou s’y installer tient plus souvent du hasard de la naissance ou de la mutation professionnelle,  que d’un choix.

Aujourd’hui, une page blanche reste à écrire. Notre projet doit donner à tous, habitants d’Orléans ou d’ailleurs, ce qui fait l’attachement à une ville : l’envie d’y vivre,  la sensation d’y être bien et de pouvoir s’y épanouir.

Tout ce qui relève de la compétence municipale doit y concourir. J’ai déjà eu l’occasion de faire des propositions concrètes en ce sens : profitant aux habitants, elles concoureront à l’attractivité de la ville.

Au-delà, des champs privilégiés d’action doivent être investis, par la mobilisation des acteurs existants et aussi par l’innovation, pour encourager et faciliter l’émergence d’initiatives et de projets constructifs.

LE TOURISME

Orléans n’est pas une ville accueillante pour les voyageurs : une gare inachevée, un office de tourisme confidentiel, un manque chronique d’animation, particulièrement le soir.

C’est bien souvent l’étape pratique d’un parcours le long de la Loire, pour une nuit.

Nous devons valoriser le potentiel touristique d’Orléans, en nous concentrant sur ce qu’elle est : une grande ville sur un fleuve sauvage. L’offre culturelle et l’écologie y trouvent naturellement leur place.

Je reviendrai plus amplement sur le champ culturel, qui appellera un effort particulier, mais voici quelques pistes simples à envisager :

-          Aménager un camping paysager dans le secteur de l’île Charlemagne, axé sur le développement durable et en lien avec la Loire à vélo

-          Relocaliser l’auberge de jeunesse en cœur de ville, dans un lieu agréable

-          Promouvoir la qualité de vie autour de la gastronomie d’Orléans et de notre région.

-          Entre modernité et histoire, promouvoir le respect de l’environnement et culture ancienne.

LA CULTURE

 Il s’agit d’un point essentiel de notre projet, car c’est un levier puissant pour accroître la qualité de vie des habitants, et aussi construire une identité urbaine forte. Nous devons affirmer une ambition culturelle, qui singularise Orléans et lui attire une renommée internationale.

De ce point de vue, partant de l’existant, des pistes nouvelles peuvent être développées :

-          S’appuyer sur les établissements culturels (conservatoire, Musée des beaux arts, théâtre, Centre chorégraphique), à condition de les rénover, de les développer et d’intensifier fortement leurs liens avec les établissements scolaires (Classes à horaires aménagés)

-          Mettre en synérgie des évènements et structures en place (ESAD, Archilab, nouveaux bâtiments du FRAC). Orléans a les moyens de devenir une capitale du design, d’accueillir un laboratoire d’architecture et de nouvelles formes urbaines. Un savoir faire local existe, de même que le potentiel foncier. Le Campo Santo pourrait aussi servir de lieu d’exposition permanente pour les œuvres produites à l’Ecole Supérieure d’Art et de Design.

-          Développer et recentrer le festival de Jazz, encore trop confidentiel, pour en imprégner réellement la ville.

-          Innover : mulitplier les lieux de concert (musique symphonique, musiques amplifiées, festival d’automne ou d’hiver) ; valoriser nos bibliothèques et la lecture publique ; développer des enseignements artistiques et culturels dans les écoles ; implanter une nouvelle filière universitaire autour des arts ; constituer un pôle artistique autour du site de l’actuel hôpital Madeleine.

L’ECONOMIE

 Une capitale régionale doit présenter une réelle force économique, pour l’emploi et pour le rayonnement de la ville.

Notre territoire n’est pas identifié par un domaine économique particulier, bien que de nombreuses filières y soient représentées (services, développement durable, mécanique, agroalimentaire, cosmétique, pharmacie, chimie…) et bien davantage si l’on considère le périmètre régional (automobile, aéronautique, agriculture…).

Pour développer notre territoire et créer des emplois il nous faut :

-          Avoir conscience de l’ensemble des structures existantes et aider à leur action commune pour l’accueil et la création d’entreprises, leur développement, l’innovation.

-          Le Conseil régional, en charge du développement économique s’apprête à redéfinir sa stratégie, afin de concilier l’action de tous les acteurs existants. Il faut travailler à ce que la capitale régionale puisse jouer un rôle de locomotive, dès 2014, dans la mise en œuvre de cette stratégie.

-          L’AgglO œuvre elle aussi au développement économique : elle devra disposer d’un projet solide et cohérent avec celui de la Région.

-          Chercher à faire émerger une communauté entreprenariale qui ne soit pas hostile à la Gauche et pèse, demain, dans les institutions patronales.

-          Développer des coopérations entre nos centres de recherches et le tissu économique local. L’atout universitaire doit être valorisé beaucoup plus qu’il ne l’est aujourd’hui.

Tous ces champs d’intervention sont liés. Toutes ces propositions, que je fais aux militants, révèlent un large champ des possibles et de nombreux leviers à actionner.

La première traduction de cet objectif sera simple : l’équipe municipale rencontrera régulièrement les acteurs de l’économie, du tourisme et de la culture, pour les entendre mais aussi les stimuler.

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