CCAS d’Orléans. Toujours moins pour l’action sociale !

Voici le communiqué du 30 janvier que j’ai co-signé avec Baptiste Chapuis

ccas OrléansHier mardi s’est tenu un conseil d’administration du centre communal d’action sociale, au cours duquel le budget primitif de l’année 2013 a été adopté. Lors de la discussion budgétaire, les conseillers d’opposition présents ont souligné que sur un prévisionnel de fonctionnement de près de 16 millions d’euros, le CCAS envisageait une baisse de 15% de ses dépenses en faveur des personnes âgées et une réduction de près de 2% (1,69%) de ses engagements en faveur de la solidarité et de l’insertion sociale (275 000 euros, hors frais de personnel). Dans la situation actuelle de crise économique, de misère sociale, de glissement dans la précarité de milliers de nos concitoyens, ce désengagement apparaît incompréhensible et choquant. Alors que la plupart des villes de la taille d’Orléans, conscientes des enjeux de solidarité, augmentent sensiblement leur participation à l’action sociale, la municipalité UMP/UDI fait le choix inverse, au motif que « les gens ne viennent pas réclamer les aides auxquelles ils ont droit ». Cette logique est d’ailleurs assumée. Lors de ce même conseil d’administration, Isabelle Baranger, conseillère déléguée à l’emploi et à la politique de la ville a ainsi déclaré que la baisse des crédits de l’action sociale « c’était une politique » ! Les conseillers d’opposition ont, pour leur part, refusé de voter ce budget.

Rappelons, pour mémoire, qu’Orléans compte plus de 10 000 ménages pauvres, soit près de 20% de sa population en dessous du seuil de pauvreté[1] et que le CCAS a cumulé près de 2,5 millions d’excédents en deux ans !

Devant cette situation, nous avons demandé et demandons encore, outre un gel des tarifs municipaux, un développement de l’épicerie sociale et une plus large ouverture de son accès, ainsi qu’un travail de repérage des situations de précarité le plus en amont possible, grâce à la prise en compte de certains indicateurs de difficultés (impayés de cantine, de loyers, de factures d’énergie, d’eau, etc.). A une politique du guichet, doit se substituer une solidarité active et proactive qui anticipe la dégradation de la situation économique des personnes fragiles.

Quand sortira-t-on d’une logique strictement comptable et financière pour affecter les dépenses requises aux besoins réels de la population ? L’action sociale d’une ville ne se gère pas comme un business plan.

Corinne Leveleux-Teixeira et Baptiste Chapuis,
Conseillers municipaux
Membres du CA du CCAS


[1] Selon le COMPAS Etudes, n°2, août 2012. Les données valent pour l’année 2009. A noter que pour les villes,  le taux moyen de ménages pauvres est, en France métropolitaine, de 15%.

— L’ensemble de mes communiqués sont consultables dans ma revue de presse

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