Augmentation des tarifs de TAO : l’incohérence de la politique de l’AgglO en matière de déplacements

tarifs TAOLe conseil d’AgglO a voté une nouvelle gamme tarifaire au mois de décembre 2012 et des hausses des taris à compter du 1er février 2013. Ces augmentations touchent le billet unitaire (de 1,40 à 1,50 €), le carnet de 10 titres (de 12,70 à 13 €) ou encore l’abonnement annuel (de 380 à 399 €). Autre « innovation », le tarif scolaire disparaît, imposant aux familles concernées de se tourner vers des options telles que le tarif « jeunes » – soit une hausse de 24,10 à 29,80 € (et près de 24% d’augmentation) – ou le tarif « loisirs » à 10 €, qui pourrait être intéressant… s’il couvrait les jours de la semaine, des grandes vacances ou le mercredi mati. Ses conditionnalités, trop contraignantes, le rendent en pratique très peu intéressant pour le public visé.

On ne peut donc que déplorer cette disparition de la tarification scolaire, et dénoncer le fait que les jeunes subissent la plus forte hausse parmi les usagers des transports en communs de l’AgglO.

Quelle est la logique sociale de ces augmentations ? Quelle est sa cohérence écologique ?

Les transports en commun constituent un service public essentiel pour tous, crucial pour nos concitoyens aux revenus modestes, durement frappés par l’augmentation du coût de l’essence. L’adaptation des tarifs aux situations variées des habitants de l’AgglO doit donc servir un objectif d’intérêt général : permettre au plus grand nombre de se déplacer !

Rappelons que le tarif payé par les usagers n’est pas voué à couvrir l’ensemble du coût du service, mais simplement une part relativement modeste. Seuls 20 % du budget de Tao provient de ces redevances. La hausse des tarifs est donc loin d’avoir un impact déterminant sur l’équilibre financier du réseau.

Alors que les tarifs des parkings orléanais augmentent dans des proportions importantes, alors que les espaces de stationnement gratuits se réduisent (cf le cas récent du parking du mail), il devient urgent d’inciter les automobilistes à utiliser le bus ou le tram en développant une offre tarifaire attractive.

Or, il n’en est rien ! Ces hausses de tarifs sont injustes, elles frappent une fois encore les plus modestes et les familles. Elles trahissent aussi une absence de politique globale des transports dans cette agglomération, c’est-à-dire d’une politique qui allie la conception du réseau à une stratégie d’ensemble, incluant la tarification.

Les habitants d’Orléans et de son agglomération doivent être à la source de la conception de l’action publique ! Et non uniquement une ressource pour le budget local…

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