Remarques sur les grands équilibres financiers de la Ville d'Orléans

L’importance de l’investissement

S’il est bon d’investir, il convient de se demander pourquoi on investit et dans quoi on investit. Or, la structure des dépenses d’équipement interroge Ainsi, en 2011, l’espace public (voirie, espaces verts) captait à lui seul 19% des dépenses d’équipement, contre 32% en 2012 et 27 % en 2013. A côté de cela, les gymnases se dégradent et les Orléanais n’ont pas de centre nautique digne de ce nom. L’autre grand poste concerne l’aménagement urbain qui absorbe chaque année près de 50% des dépenses d’équipement grâce aux grands chantiers très spectaculaires.

Toujours dans ces dépenses d’investissement, des choix politiques sont faits. Par exemple, pour financer l’Aréna, la ville a décidé (sans le dire) de ne pas réaliser un équipement culturel dédié aux arts visuels dans le secteur Bourgogne (cf. le contrat régional d’agglomération). Cet équipement faisait pourtant partie des engagements de campagne de la majorité actuelle.

Enfin, il n’est absolument pas certain que les choix d’investissement qui sont faits soutiennent l’emploi local. Lorsque les grands travaux sont confiés à des grands groupes comme Eurovia qui n’effectuent pas de recrutement local

Sur l’investissement, on peut enfin s’interroger sur la stratégie patrimoniale de la ville d’Orléans, et notamment sur ses bâtiments scolaires et sportifs : Pourquoi la ville consacre-t-elle plus d’argent à payer le ravalement des façades des propriétaires privés du secteur de ravalement obligatoire, plutôt que d’entretenir les façades de son propre patrimoine ? Par exemple, en 2013, le BP prévoit plus d’un million d’euros pour les propriétaires privés, contre 600 000 euros seulement pour les bâtiments communaux.

La dévalorisation idéologique des dépenses de fonctionnement

Sur le fonctionnement, il faut arrêter de tenir un discours négatif. En premier lieu, parce que les dépenses de fonctionnement permettent de soutenir l’économie locale autant, voire plus, que les dépenses d’investissement : Le vrai rôle contracyclique assumé par la collectivité, il est là !!

En second lieu les dépenses de fonctionnement sont souvent celles qui supportent les services concrets rendus à la population (dépenses d’entretien, de personnel, etc.). Certes, leurs effets sont moins spectaculaires, moins visibles que l’inauguration d’une place ou la construction d’une Arena. Mais elles contribuent quotidiennement au bien être des habitants.

Mon intervention lors du débat dur le budget de la Ville d’Orléans

Corinne Leveleux-Teixeira – débat sur le budget…

 

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2 réponses à Remarques sur les grands équilibres financiers de la Ville d'Orléans

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  2. Ping : Je réclame un plan d’urgence pour les centres de loisirs d’Orléans

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