Rencontre avec des entrepreneurs innovants d'orléans

Vendredi 7 décembre, répondant, avec d’autres élus, à l’invitation de la députée du Loiret, Valérie Corre, j’ai participé à une table ronde informelle en compagnie de jeunes entrepreneurs d’Orléans. Cette rencontre était motivée par leur inquiétude face au vote du projet de loi de finances 2013, qui vient prochainement devant l’assemblée nationale. Désireux d’alerter les élus sur leur sort, ils souhaitaient expliquer en quoi l’article 6 du PLF était préjudiciable au développement de leur entreprise (1).

Face au plaidoyer pro domo des entrepreneurs, les élus de gauche ont d’abord eu à cœur de rappeler que le principe d’une égale taxation du capital et du travail figurait parmi les engagements de campagne de François Hollande. Ils ont également souligné que la gauche n’était pas l’ennemi des entrepreneurs, et que ce que visait la politique gouvernementale c’était avant tout une meilleure justice fiscale et la taxation des profits financiers spéculatifs.

Surtout, par delà l’échange des points de vue, c’est la présentation que ces entrepreneurs ont fait de leur entreprise qui s’est avérée passionnante. Oeuvrant dans des domaines aussi divers que l’ingénierie informatique, l’imprimerie, le transport de personnes ou le e-commerce, les uns comme les autres ont à cœur d’innover non seulement dans leur secteur d’activités, mais aussi dans leurs méthodes, dans leur manière de manager leurs équipes ou de vivre la relation employeur/employés. Trois des entreprises présentes, fondées depuis peu, ont créé une trentaine d’emplois en 3 ans. Toutes sont en expansion rapide et manifestent un fort attachement à leur territoire, gage d’une réelle dynamique locale.

C’est ce type d’initiatives que les élus de la ville et de l’agglomération devraient avoir à cœur de repérer, d’aider, de mettre en réseau et de développer. L’attractivité, le dynamisme, la croissance d’une cité comme Orléans sont indissociables de cette créativité économique, pourvoyeuse d’emplois et de richesses collectives.

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[1] Cet article, qui avait motivé le mouvement dit des « pigeons », prévoit l’intégration obligatoire dans le revenu imposable des plus-values réalisées lors de cessions d’entreprises. Jusque là, ces plus-values n’étaient taxées qu’à hauteur de 19%. Désormais, leur niveau de taxation dépendra du revenu imposable de l’entrepreneur. Plus ce niveau est élevé, plus le prélèvement sera important (jusqu’à plus de 60%). Or, les cessions d’entreprise et la dilution du capital constituent l’un des moteurs de la « nouvelle économie », où l’investissement de base est souvent peu élevé, et les reventes ultra fréquentes. En outre, les nouvelles dispositions fiscales sont plus favorables aux entreprises de plus de 5 ans, permettant la déduction d’un pourcentage de 5, 10, 30 ou 40% sur la taxation prévue, variable en fonction de l’ancienneté.

 

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Echos dans la presse

Valérie Corre et Corinne Leveleux-Teixeira rencontrent les entrepreneursLa République du Centre du 15 décembre 2012

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Une réponse à Rencontre avec des entrepreneurs innovants d'orléans

  1. Pascal B dit :

    Bravo.
    c est un bon moyen de s attaquer au chômage dans notre agglo
    il faut encore favoriser la création d entreprise qui cree des produits plutot que des services
    parce qu’elles génèreront d’autres emplois. Attirons l’innovation industrielle à Orléans.

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