Mon intervention dans Orleans.mag au nom du groupe d’opposition

C’est la rentrée ! Pour beaucoup, cette période est synonyme de bonnes résolutions, de nouvelles habitudes, mais aussi, parfois, de gêne financière, avec les factures et les charges qui s’accumulent.

Dans le contexte actuel de crise, les conseillers municipaux de l’opposition pensent que la commune doit être un espace de solidarité active, œuvrant au plus près des besoins des personnes. A ce titre, deux secteurs essentiels de la vie publique devraient être privilégiés : l’éducation et le social. Qu’en est-il à Orléans ?

En matière d’éducation, les efforts de la ville portent sur ce qui se voit (les bâtiments), au détriment de ce qui ne se voit pas (le fonctionnement). Si la réfection des écoles et l’entretien des cours de récréation sont nécessaires, nous pensons que les responsabilités communales vont très au delà de ces tâches de maintenance. Or, depuis quelques années, les crédits de fonctionnement des écoles publiques d’Orléans se réduisent. Cela signifie moins d’argent pour acheter des livres, du papier, du matériel éducatif ; les ATSEM ne sont plus remplacées dans les écoles maternelles lorsqu’elles sont absentes ; les classes de découverte durent moins longtemps ou vont moins loin Partout, le sous-équipement informatique est criant. Ce ne sont pas là des moyens ambitieux pour nos enfants ! Pourtant, la ville dispose des ressources budgétaires qui lui permettraient de faire beaucoup plus !

Le secteur social illustre lui aussi cette rigueur sélective. En 2011, en effet et pour la 2ème année consécutive, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) a dégagé un excédent de plus d’un million €. En 2010, il affichait déjà un résultat record de plus d’1,3 million €. Cette situation, très choquante dans le contexte actuel, a incité les conseillers municipaux d’opposition à interpeller la majorité et à proposer le gel du prix des services dispensés par le CCAS (portage des repas, animations proposées aux ainés, loyers des foyers logements, etc). Les élus de gauche demandent également qu’un travail de détection des précarités sociales soit mené, en lien avec les opérateurs de l’énergie, l’Orléanaise des eaux, les bailleurs sociaux et les écoles, pour éviter que le cumul des impayés ne conduise à des situations de grande détresse. Ils réclament de même l’élargissement des conditions d’accès et des horaires d’ouverture de l’épicerie sociale.

En matière éducative, comme en matière sociale, des marges de manœuvre existent pour une autre politique, plus proche des gens. C’est cette vision de la solidarité municipale que nous défendons.

Corinne Leveleux-Teixeira

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