La mauvaise équation de la mairie pour les Carmes : des grandes surfaces, moins de logements, plus de voitures

Mardi soir 10 mars s’est tenue à la mairie de proximité de la place de la République le premier atelier thématique consacré au « fonctionnement » de la rue des Carmes. La réunion était animée par Catherine Mauroy (adjointe pour le centre ville), en présence de Mme Ricard (conseillère déléguée pour le quartier Carmes Bannier), de M. Foussier (adjoint pour le commerce) et de plusieurs membres des services techniques de la ville d’Orléans.

A cette occasion, les participants à la réunion ont pu prendre connaissance des « avantages» du projet d’urbanisme sensé justifier le sacrifice d’une partie de la rue des Carmes et l’expropriation de certains de ses habitants. Première donnée : les logements. Actuellement, les immeubles promis aux bulldozers comptent « environ » 90 logements. La grandiose opération d’urbanisme projeté permettra d’en construire une soixantaine, soit une perte sèche d’une trentaine d’unités.

Deuxième donnée : les places de parking. Pas moins de 3 nouveaux parkings vont être en effet construits dans un rayon de 500 mètres : un sous l’actuelle trémie Jaurès, un rue des Carmes, et un au Cheval rouge. L’ensemble comptabilisera à peu près un millier de places. Pas de chance, moins de 15% de ces places seront réservées aux riverains.

Troisième donnée, la plus importante : le commerce. Le traitement du quartier va permettre la floraison de 4 « espaces commerciaux » de grandes capacités (1000 m2 rue Carmes ; 1200 m2 sur trois niveaux place du Cheval rouge, accouplés au fameux parking). Nous formons tous des vœux ardents pour que ces locaux trouvent preneurs à un rythme un peu plus soutenu que ceux de l’infortunée halle de la Charpenterie, vide depuis 8 ans (ce qui nous laisserait jusqu’à 2021, puisque les travaux d’aménagement sont sensés être « finalisés » en 2013).

Au total, face à un projet d’urbanisme bien modeste dans ses réalisations quoique bien couteux pour la ville (AUCUN CHIFFRAGE financier, même estimatif, n’a d’ailleurs été annoncé lors de cette réunion), les vrais enjeux de l’entreprise sont ailleurs : dans la caisse enregistreuse des magasins. Malgré les animations numériques en couleurs sur fond de ciel bleu, le projet Carmes est d’une triviale banalité. Il s’agit beaucoup plus d’une requalification commerciale doublée d’une opération de stockage des voitures que d’un plan d’aménagement et de valorisation du quartier. L’opposition municipale (Groupes socialistes, Verts et apparentés) dénonce donc avec force les contradictions d’une entreprise déjà ringarde avant même d’avoir vu le jour.

Écologiquement, c’est une catastrophe. Alors que nos concitoyens, soucieux d ‘économiser leur porte monnaie et leur planète, délaissent de plus en plus leurs véhicules pour marcher ou emprunter les transports en commun, alors que l’AgglO, après maints errements, investit 315 millions d’euros dans la construction d’une deuxième ligne de tram, la ville d’Orléans promeut la circulation automobile, multiplie les parkings en plein centre ville et encourage le recours à un mode de déplacement coûteux et polluant. Voilà de quoi faire se retourner le Grenelle de l’environnement dans l’arrière placard où il a été oublié !

Commercialement, ce n’est pas mieux. A quoi rime cette volonté municipale de multiplier les espaces commerciaux de grande capacité (plus de 400 m2), alors que les habitudes de consommation changent au bénéfice du petit commerce de proximité ? Pourquoi prendre le risque d’un nouveau Waterloo boutiquier à l’heure où les locaux déjà construits ailleurs (comme aux halles) et dévolus à de grandes enseignes ne trouvent pas preneurs ? Pourquoi multiplier les mètres carrés de vente alors que M. Foussier s’avère déjà incapable de trouver un successeur au Champion de la Source et au Lidl de l’Argonne?

Ce n’est pas la rue des Carmes qui a besoin d’un atelier de « fonctionnement ». C’est ce projet Carmes qui ne fonctionne pas.

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15 réponses à La mauvaise équation de la mairie pour les Carmes : des grandes surfaces, moins de logements, plus de voitures

  1. Laudes dit :

    De l’air, de l’air,…

    Vous brassez du vent chère Madame. Vous ne dites pas un mot sur les propos que vous prêtez à Monsieur l’architecte des bâtiments de France, pas un mot sur votre idée saugrenue de mettre le tram sur une voie dans la traversée de la rue des Carmes, pas un mot sur l’absence totale des commerçants de la rue des Carmes à cette réunion, qui pourtant les concerne, alors qu’ils sont soit-disant demandeurs d’une piétonnisation totale.
    Vous insultez Monsieur Foussier, qui pas plus que vous, le sénateur Sueur et le conseil général et municipal Ricoud, n’a le pouvoir de contraindre la moindre enseigne commerciale à prendre des risques inacceptables.
    Allez vous promenez le soir rue Royale et constatez combien des très beaux appartements qui surplombent le tram de la ligne A sont encore occupés !
    Allez vous restaurer rue des Carmes et constatez combien de commerces alimentaires et de service respectent les normes minimales d’hygiène et de sécurité communément imposées.
    Respirez profondément et rappelez-vous comment ont été créées la rue Royale, la rue de la République et la rue Jeanne d’Arc !
    Pour vous bien sûr, il est plus écologique de prendre sa voiture pour aller à 8 kilomètres dans les « zones commerciales » périphériques et le stationnement permanent devant les portes cochères est vivement à encourager.
    Notre quartier a besoin d’air, pas de vos manoeuvres politiciennes !

  2. minijack dit :

    « les immeubles promis aux bulldozers « …

    Comme vous y allez, chère Corinne !
    Ce genre d’expression est particulièrement trompeuse puisque s’agissant de déconstruction / reconstruction, il ne saurait être question d’y aller au bulldozer ! Dans ces cas là on y va à la petite cuiller !

    Le reste de votre article est à l’avenant. Je n’en critiquerai pas le contenu car je n’étais pas présent à cette réunion et je vous sais suffisamment honnête pour ne pas tromper votre monde sur les chiffres, mais la présentation que vous en faites laisse tout de même transparaître une vision définitivement partisane qui ne laisse aucune place à l’objectivité.

    Pour le coup c’est vous qui faites dans la démolition. Vous seriez-vous convertie vous-même à la conduite de bulldozers ?

  3. polikarpov dit :

    Peut-on parler d’urbanisme.
    L’urbanisme est une science. Ici nous avons à faire avec une gestion de boutiquiers.
    CLT, peux-tu nous éclairer sur ce qui ne se voit pas ? Notamment les égouts. Est-ce qu’il y a séparation des eaux usées et des eaux pluviales ?
    Tout ce que tu dis fait preuve d’un bon sens paysan qui semble avoir quitté la majorité orléanaise. Ne parlons pas de l’AgglO…

  4. CLT dit :

    @Laudes
    Je n’ai pas insulté M. Foussier. Ce n’est pas une insulte que de dire qu’il est incapable de trouver un remplaçant au Champion de la Source. Je suis convaincue qu’il fait tout ce qu’il peut sur ce dossier, mais il n’est pas aidé par une conjoncture maussade. D’où ma question : est-il pertinent de vouloir multiplier les mètres carrés de surfaces commerciales alors que les espaces existants dévolus au commerce ne trouvent pas preneur?
    C’est mal de dire cela??

    D’autre part, je vous rappelle (mais vous le savez très bien) qu’il y aura mardi 17 mars un atelier réservé aux commerçants et que ce n’est pas moi qui ai invité les personnes à venir participer à la réunion du mardi 10 mars. Il me semble au demeurant me souvenir que Mme Elisa Pinault, présidente des vitrines d’Orléans, y a pris la parole au nom des commerçants du centre ville. Leur point d vue a donc été entendu, ce qui est bien.

    Enfin,ce dont je rends compte ici, c’est de mon ressenti global face à la réunion à laquelle j’ai assisté et face à un projet dont je ne comprends pas l’intérêt pour le bien commun. Je ne prétends pas rapporter verbatim les propos des uns et des autres.
    Enfin, de l’aveu même de Mme Mauroy, il importe de ne pas prendre la parole au nom de l’architecte des bâtiments de France. C’est pourquoi je n’en ai pas parlé ici.

    @ Jacky : Ben oui, ces immeubles sont promis au bulldozer. A ma connaissance, c’est la seule façon de les détruire. Aligner une rue et démolir des immeubles, c’est toujours exercer une forme de violence, au moins à l’égard des habitants qui y vivent. Cette violence est parfois justifiée, lorsqu’un vrai projet d’urbanisme permet par exemple, de créer un nouveau quartier. Ce n’est pas le cas ici : pas de création de logements, pas de création de places de stationnement pour les riverains (compte tenu du fait que le stationnement dans la rue est, de facto, supprimé). Le « gain » principal ce sont les 1000 m2 dévolus au commerce.
    Mon mandat d’élue de l’opposition m’impose de dénoncer les insuffisances et les contradictions des projets municipaux. Celui-ci en fourmille. Je ne me tairai donc pas.

  5. minijack dit :

    Chère CLT
    Je ne vous demande évidement pas de vous taire ! Je dis juste que vous employez un vocabulaire inapproprié et volontairement exagéré.
    Mais je ne nourris aucune illusion sur le moyen de vous modérer… ;c)

  6. Laudes dit :

    Madame, vous avez écrit : « Pourquoi multiplier les mètres carrés de vente alors que M. Foussier s’avère déjà incapable de trouver un successeur au Champion de la Source et au Lidl de l’Argonne? »

    La fermeture du LIDL de l’Argonne a été annoncée la veille de cette réunion. C’est bien sûr la faute de Monsieur Foussier que vous traitez d’incapable. Je suis désolé, mais vous allez trop loin ou vous parlez trop vite, qui plus est au nom de tous les membres de votre groupe.

    Vous parlez aussi des nouveaux immeubles pour la rue des Carmes dont vous ne connaissez rien, si ce n’est le semblant d’étude du service du droit des sols qui nous a été présenté. Document de travail, sans valeur officielle.

    Un consensus pourrait être trouvé avec une rue des Carmes semi-piétonne, sans trottoirs au sud de la rue et une circulation automobile dans le sens entrant ouest-est, avec une zone 30, voire 20.

    Pour le reste, la requalification du quartier et la création de surfaces commerciales de dimensions plus grandes que l’existant, cela correspond à une vraie demandes d’investisseurs. Cela nous permettra peut-être de sortir de la spirale infernale « vêtements pour femme, boutiques de téléphonie et kebabs ».

    Sachez aussi qu’il y a une rotation de 5 ou 6 enseignes tous les ans dans cette rue et 4 ou 5 dans la rue Porte Saint-Jean, ce qui montre que le petit commerce ne se porte pas franchement bien dans la situation actuelle. Je ne parle pas de la mort de la rue d’Illiers ! Il est donc grand temps de faire quelque chose.

  7. Nerikos dit :

    @ Laudes et Minijack

    écrire que M. Foussier est incapable de trouver un successeur au Champion de la Source n’est pas une insulte ! ! !
    il s’avère que c’est la réalité
    mais sûrement qu’il est plus important de satisfaire des investisseurs que des habitants alors qu’un élu est en place d’abord pour les habitants ! !
    quand au développement durable, il y aurait quantité de choses à dire, notamment pourquoi tant de parking en ville alors qu’il faut tout faire pour favoriser les transports en commun

  8. minijack dit :

    Rahh ! cet acharnement contre les parkings… c’est lassant à la fin !

    On ne résoudra jamais les questions d’encombrement des centres-villes par la suppression de la circulation automobile, ça ne fera que tuer leur activité.

    Les gens ne sont pas cons ni des moutons à qui l’on peut faire faire n’importe quoi.
    Ils prennent les transports en commun quand ça leur offre vraiment une alternative pratique et moins onéreuse que leur propre véhicule, et SEULEMENT dans ce cas de figure. Autrement, leur goût de la Liberté l’emporte !

    Malheureusement Orléans n’est pas Paris, Marseille, ou même Montpellier.
    A Orléans, sauf dans l’intra-mail où beaucoup peuvent aller à pieds –mais pas tout le monde !–, hors des boulevards la ville n’est pas suffisamment dense pour que le maillage des TC suffise à inciter les gens à les prendre. Les inconvénients souvent rédhibitoires des TC (coût excessif, manque de souplesse des horaires, attente aux stations dans le froid ou la chaleur, difficulté à y trimballer des colis, etc.) comparativement aux avantages offerts par un véhicule familial laisseront toujours à ce dernier l’avantage du match pour la liberté et l’autonomie.

    Que l’on encourage plutôt le co-voiturage volontaire, oui je le comprends et j’approuve, mais qu’on raisonne comme vous le faites en stakanoviste des Transports collectifs, ça me dépasse !

    Dès qu’on franchit les boulevards, on ne peut plus se passer d’une voiture ! Et du même coup dès lors qu’on en arrive pour venir en centre-ville il faut bien se garer quelque part.
    A l’inverse, il y a des gens qui habitent en centre ville et qui ont une voiture dont ils ont besoin pour aller ailleurs et plus loin qu’à des stations de l’AgglO. On en va pas la leur supprimer ! Et il faut aussi qu’ils puissent la garer de sorte qu’elle n’encombre pas la chaussée toute la journée.

    Il FAUT donc des parkings si on veut libérer les rues !
    Il en faut « de délestage » sur les boulevards afin de limiter les entrées inutiles en intra-mail, et il en faut dans l’intra-mail pour les résidents et commerçants, afin que les emplacements le long des trottoirs restent libres pour les visiteurs, clients et chalands.
    Ca ne me parait pourtant pas difficile à comprendre.

    Vous qui êtes admirative de la société américaine, regardez New-York. Il y a un métro et des bus certes, parce que la densité le permet, mais il y a surtout énormément d’étages de parkings, et des milliers de taxis à bas prix dans les rues.
    Le transport en commun est une bonne chose mais il en serait une mauvaise s’il devait étouffer le déplacement individuel. Il faut les deux.

    Quant à la question de supposés « investisseurs » à satisfaire au détriment des habitants, outre que l’allusion est tendancieuse, laissez donc Grouard et Carré prendre leurs risques. Si les habitants des Carmes n’en sont pas satisfaits on le verra bien à la prochaine élection… Jusqu’à maintenant visiblement, ça n’a pas trop mal été pour eux puisqu’ils ont été élus ou reconduits avec un certain confort.

  9. miramos dit :

    Corinne vous avez été chanceuse de pouvoir assister à cet atelier sur le fonctionnement !
    Je m’y étais inscrite également mais j’ai reçu le courrier d’invitation samedi dernier !!! J’ai vraiment pas eu de chance ! C’est le seul courrier qui a mis 2 semaines à arriver dans ma boîte !

  10. CLT dit :

    Aïe aïe aïe, voilà que je suis d’accord avec Minijack! Je le cite, « A Orléans, sauf dans l’intra-mail où beaucoup peuvent aller à pieds –mais pas tout le monde !–, hors des boulevards la ville n’est pas suffisamment dense pour que le maillage des TC suffise à inciter les gens à les prendre. Les inconvénients souvent rédhibitoires des TC (coût excessif, manque de souplesse des horaires, attente aux stations dans le froid ou la chaleur, difficulté à y trimballer des colis, etc.) »
    Le constat est juste. C’est sur les conclusions que nous divergeons, cher Jacky : il faut reprendre toute l’offre des transports en commun à Orléans pour la densifier et en réduire les coûts pour l’usager.
    Et rassurez vous : loin de moi l’idée de priver les gens de leur voiture. Il me semble seulement souhaitable de ne pas de ne pas inciter nos concitoyens à prendre leur véhicule quand ils peuvent faire autrement. Or le parking du Cheval Rouge est clairement conçu comme un aspirateur à chalands motorisés. C’est cela qui est illogique. D’où mon émoi.

  11. minijack dit :

    C’est l’éternelle histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein… On peut être d’accord sur le constat, mais pas sur la vision qu’on en a.

    Bien sûr qu’on peut densifier le nombre des lignes, des arrêts, et de la fréquence.
    On peut même rendre les transports gratuits comme à Romorantin, c’est d’ailleurs la meilleurs des formules si on veut vraiment encourager les gens à les prendre.
    Mais chaque médaille a son revers : Êtes-vous prête à payer en impôts locaux la somme d’investissements et de frais de fonctionnement que ça représente ?
    Je doute que les Orléanais vous suivent sur ce terrain…

    Et de toute façon, ça n’éradiquerait pas l’usage des véhicules particuliers en ville.
    Il faudra donc tout de même des parkings.
    Et ce, pour une raison bien simple :
    Depuis des décennies qu’on tente d’attirer des entreprises dans l’agglomération (avec quelque succès d’ailleurs même quand ça nous coûte cher) les villes périphériques n’ont cessé de voir leur population s’accroître, non en construisant plus haut mais en construisant toujours plus loin.
    Je suis né à Fleury à une époque où cette commune comptait 2500 habitants. Elle en compte 25000 aujourd’hui.
    On pourrait dire la même chose des St-Jean de la Ruelle, de Braye, le Blanc, la Source, etc… jusqu’à Donnery d’un côté et Meung sur Loire de l’autre.

    C’était la belle époque de l’énergie pas chère… C’est fini ! Maintenant il faut renverser la tendance.
    Mais tous ces gens qui ont fait construire à 10kms et plus, et qui travaillent à Orléans ou même dans une commune voisine à l’opposé de la ville centre (comme ceux qui traversent tous les jours le pont Thinat ou de l’Europe), ces gens là n’ont pas nécessairement envie de déménager mais pour autant ils ne prendront JAMAIS le Tram ou les bus parce qu’ils sont bien trop loin du premier arrêt ou que leur travail est bien trop loin de leur station de descente, et qu’une fois en voiture, on n’a aucun gain de temps à s’arrêter pour prendre un TC.
    Or le TEMPS et la Qualité de Vie sont aujourd’hui les vraies mesures de la richesse. On peut accepter de perdre du temps en transports publics à la seule condition d’y gagner autre chose.
    Si c’est pour en perdre encore au retour, ou sa tranquillité une fois arrivé chez soi, nul ne fera le choix de se priver des avantages de l’automobile, où l’on peut tout à la fois rapporter d’un coup ses courses hebdomadaires et le siège du bébé sans s’encombrer d’un sac à dos et de lourds cabas qu’il faudra trainer sur des centaines de mètres entre la station et son domicile, ou mettre les vélos des enfants pour une balade en forêt.

    La solution ne réside donc pas dans la suppression de la circulation en ville, mais dans l’amoindrissement de ses flux par des développements qui n’ont à priori rien à voir avec les transports en commun.
    Je veux parler du développement du télétravail, du co-voiturage, de la « relocalisation » de petites industries et activités locales, du retour des cultures « bio » à la place des immenses étendues de monocultures qui empoisonnent nos nappes de nitrates, etc… Et peut-être aussi du déménagement de certaines administrations en périphérie puisque la possibilité désormais offerte par l’e-Administration n’oblige plus celles-ci à ramener chaque jour quelques milliers de fonctionnaires en centre-ville.

    Comme vous voyez, c’est un problème très complexe mais il y a de nombreuses autres solutions alternatives à une vision collectiviste des transports qui ne résoudrait rien, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.

  12. minijack dit :

    J’ajouterai que lorsque vous considérez le parking du Cheval Rouge comme un aspirateur à voitures, c’est encore une vision erronée… Ce n’est pas le parking qui jour le rôle d’aspirateur. C’est tout simplement que depuis la construction du Tram –et à plus forte raison depuis la piétonnisation du quartier Bourgogne– la rue de Cheval Rouge est devenue avec la rue Bannier la seule voie traversant le centre-ville en sens nord / sud.

    Faut-il selon vous envisager de fermer complètement le centre ville (et tant qu’on y est le pont Georges V) aux voitures ?
    Peut-être y serons nous obligés à terme, dans vingt ou trente ans, mais pour l’instant ce serait une aberration. Autant demander au président de la Chambre de Commerce de se tirer tout de suite une balle dans la tête.

  13. vidi dit :

    @ miramos
    On en avait déjà parlé quand on s’est vu samedi mais autant que tout le monde le sache… Etrangement, et je ne sais pas si c’est normal, j’avais souhaité participer à l’atelier « circulation » : je m’étais inscrit lors de la réunion préparatoire aux ateliers. Et pourtant, alors que je m’intéresse de près à ce qui se fait, se dit ou autre sur le tram et cette seconde ligne, je n’ai reçu que samedi matin (le 14 mars) une invitation à participer à l’atelier « circulation » qui a eu lieu le 10 mars (le mardi d’avant). Le tampon de mon courrier indique pourtant qu’il a été rédigé le 25 février.
    On est au moins deux, miramos, a avoir été évincés d’un atelier concernant le tram. Pourquoi ? Un coup de fil à la mairie pour quelques explications s’impose ! C’est ce que j’ai l’intention de faire en tout cas…

  14. CLT dit :

    Merci de nous tenir au courant du résultat de ce coup de fil. Tout cela est bien troublant.
    Ah, la concertation citoyenne! C’est un sport de combat…

  15. Ping : Un parking gratuit devient payant

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