Requiescat in pace

Charte de la participation citoyenne (19 décembre 2008-30 janvier 2009)

Votée sans avoir été lue

Oubliée avant d’avoir été mise en oeuvre

Regrets éternels

En guise d’épitaphe, une dernière évocation de ce texte qui parle de transparence (art. 2), d’ouverture (article 3) et de respect (article 4):

Les comités de mobilisation et d’animation des conseils de quartier se composent, outre des élus de

« 5 à 7 personnes-ressources, choisies en fonction de leur compétence dans des domaines de l’activité municipale, dont des personnes pouvant appartenir au secteur associatif. Ces personnes sont nommées chaque année par l’adjoint délégué à la coordination de la politique de proximité sur proposition du président du Conseil consultatif de quartier et des élus siégeant au CMA. Leur nomination peut être renouvelée. La désignation des personnes-ressources fait l’objet d’une information en Conseil municipal. »

Et encore bravo à l’équipe municipale pour son sens de la farce et son spectacle de prestidigitation!

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55 réponses à Requiescat in pace

  1. (Suite à un entretien récent sur ce blog) : Corinne, pour vous et pour ceux qui s’intéressent à ce que vous faites :

    L’université médiévale vue d’aujourd’hui
    par André Vauchez, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

    André Vauchez, médiéviste de renom, présente le visage de l’université au XIIIe siècle, son originalité, ses rapports avec le pouvoir temporel et avec l’Eglise, le contenu des études, les relations entre maîtres et élèves, puis l’évolution de cette université indépendante et quasi internationale vers une autre, soumise au pouvoir et plus nationaliste.

    Emission proposée par : Hélène Renard
    Référence : ES515

    Adresse de cet article :

    http://www.canalacademie.com/L-universite-medievale-vue-d.html

    Date de mise en ligne : 1er février 2009

    André Vauchez

    André Vauchez commence par rappeler que le mot « université » regroupe deux réalités : d’une part, l’institution qui délivre un enseignement supérieur (universitas) ; d’autre part, le contenu des recherches (studium).
    Si elle est née au XIIe siècle, il est difficile d’affirmer qu’elle procède seulement d’une évolution des écoles cathédrales (écoles de philosophie et de théologie) ou des classes de droit existant aux XIe et XIIe siècles. Il est incontestable qu’au Moyen-Age, l’université est une création occidentale (elle n’apparait pas dans d’autres contrées, notamment pas à Byzance). Elle s’est donnée pour but de rassembler des élèves qui reçoivent un enseignement de la part d’un maître rémunéré pour ce faire. Cet enseignement se compose de cours : la lectio, des gloses et des commentaires, et des leçons magistrales, ainsi que, élément important, le débat, la disputatio.
    Maîtres et élèves étaient tous clercs, c’est-à-dire des gens d’Eglise ayant reçu les ordres mineurs (sans être ni sous-diacre, ni diacre, ni prêtre, et pouvant se marier), qui savaient lire et écrire le latin. C’était un état protégé par rapport au pouvoir civil. Ces clercs étaient donc séculiers et, c’est seulement plus tard, vers le XIVe siècle, que certains vinrent des ordres réguliers, comme les franciscains et les dominicains. Les clercs jouissaient de revenus pendant leurs études, ce qui explique leur attachement à cet état de clerc. Ce n’est que peu à peu que les étudiants sont devenus des laïcs, notamment pour ceux qui étudiaient des disciplines non religieuses comme la médecine ou le droit.

    Deux centres importants se dessinent : Paris pour la philosophie et la théologie et Bologne (plus ancienne d’ailleurs), pour le droit civil et canonique.

    Le XIIIe siècle voit s’organiser l’université qui se dote de règlements et de statuts. Les élèves et les maîtres (les universitates) ressentent le besoin de défendre leurs intérêts, ils se regroupent donc en une sorte de mouvement associatif, ce qui leur confère une grande force. Mais déjà on peut noter que Paris est une université de maîtres, tandis que Bologne est une université d’étudiants (qui recrutaient leurs maîtres et élisent leur recteur). Et c’est le modèle parisien qui se diffusera dans le reste de l’Europe.

    Le Pape autant que l’Empereur s’aperçoivent rapidement de l’importance de ces nouveaux centres de culture et vont chercher à se les concilier en leur apportant leur appui. C’est ainsi que Frédéric Barberousse soutiendra Bologne. Mais c’est surtout la papauté qui va assumer un rôle de tutelle, de guide, car elle voit dans ces universités un moyen de soutenir la formation chrétienne (améliorer l’enseignement des prêtres) et de lutter contre les hérésies naissantes. Elle va donc chercher à soustraire les universités du pouvoir du clergé local, de l’évêque du lieu, et de son chanoine-chancelier.

    André Vauchez, dans cette communication, explique longuement cette relation entre la papauté et les universités. Il est vrai qu’au Moyen-Age, l’Université est une institution d’Eglise. Celle-ci la favorise pour la mettre à l’abri des autorités locales (laïques et ecclésiastiques).
    Les étudiants suivent d’abord un premier cycle de six années jusqu’à devenir bachelier (ce qui correspond à notre cycle du lycée) puis ils peuvent poursuivre leurs études jusqu’à l’obtention d’une licence, les maîtres ayant eux, obtenu le droit de délivrer une « licencia docendi ». André Vauchez explique ici l’organisation des études, des examens, des étapes et des grades.
    L’une des grandes caractéristiques de l’université médiévale, outre son autonomie par rapport au pouvoir civil, c’est son côté international. Les clercs voyageaient beaucoup, allant facilement d’Orléans à Bologne, ou de Paris à Toulouse ou à Oxford (créée en 1214). Ils venaient d’endroits fort éloignés géographiquement. Pour les abriter, on ne tarda pas à construire pour eux des « Collèges » (tel celui d’Oxford en 1260).

    Autre caractéristique, les universités ont chacune leur spécialité dominante, on dirait aujourd’hui leur pôle d’excellence : celle de Paris est réputée pour la philosophie et la théologie. Elle a d’ailleurs joué un grand rôle dans la formation des élites du clergé, élevant le niveau culturel (qui resta inexistant dans le bas clergé jusqu’au XVe siècle).

    André Vauchez termine cette communication en évoquant rapidement le « déclin » de l’université qui se laissa peu à peu, et surtout au XVe siècle, dominer par la politique et donc par le pouvoir au détriment de son universalité. Elle finit ainsi par perdre son prestige. C’est visible si l’on se souvient que l’Université de Paris, par exemple, avait pris fait et cause pour les Bourguignons contre le Dauphin, et conduisit Jeanne d’Arc au bûcher…

    Ainsi l’université fut-elle au Moyen-Age un troisième pouvoir, à côté du pouvoir royal et de celui de l’Eglise. Elle atteint son heure de gloire au XIIIe siècle.

    Aurait-il fallu concerver à nos universités « modernes » les qualités qui firent le mérite de celles du Moyen-Age, c’est à dire l’universalité et la spécificité des disciplines ? André Vauchez semble le penser. Jugez-en en écoutant sa communication.

    PAS-SION-NANT !!!!

  2. Corinne, je vous demande humblement pardon.

    Je n’arrive plus à vous suivre, si bien que je livre mes informations au fur et à mesure qu’elles me parviennent. Minijack a raison : je suis le roi de la digression, voire du hors-sujet.

    Si vous le désirez, et si vous en avez le temps, je vous laisse toute latitude pour remettre tout ça dans l’ordre de vos notes.

    Cette émission, tout à fait déplacée dans le commentaire sur la « charte de la participation citoyenne » (encore que !…) trouvera sa place logique après votre note sur l’Alma Mater (dolorosa).

  3. CLT dit :

    Cher Bernard,
    Il n’y a pas de problème. Un petit peu de désordre ne nuit pas à ce blog. En outre, un exposé d’André Vauchez me fait honneur (il a siégé dans le jury de mon premier DEA : c’est une vieille connaissance. Je l’ai encore croisé à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres il y a 10 jours, lors d’un exposé sur les représentations symboliques dans les assemblées politiques médiévales).

    Bon, je peux même faire une transition, si vous voulez entre ce que vous écrivez et feue la charte de la participation citoyenne : du temps de l’université médiévale, on ne se moquait pas de l’opinion de ses membres. Il y avait même un adage qui disait cela : « Quod omnes tangit debet approbari ab omnibus » (ce qui concerne tous doit être approuvé par tous). Et on honorait sa parole. Pacta sunt servanda.
    Autres temps, autres moeurs.
    O tempora, o mores!

  4. minijack dit :

    De profundis ????

    Est-ce à dire que vous considérez déjà cette charte comme morte-née et que vous ne nous ferez pas le plaisir de votre présence au CMA ?

    J’ose espérer que ce n’est pas le cas.

    L’accouchement aura été difficile, j’en conviens, mais c’est un beau bébé promis à un bel avenir ! N’en soyez pas la marraine marâtre, la prophète de malheur, la fée Carabosse de la proximité ! Soyez un peu patiente et laissez venir les choses.

    Après tout, qu’espériez-vous ? une personne de plus ?
    Une de plus ou de moins, ce n’est pas cela qui vous aurait donné une majorité d’influence au sein du CMA, vous le savez très bien et depuis longtemps puisque, contrairement à ce que vous aviez écrit dans un article précédent, vous avez participé à l’élaboration de cette Charte…
    D’autant que le tirage au sort peut encore vous avantager, qui sait ?

    Alors, pourquoi faire maintenant un tel pataquès pour une désignation manquée que vous compenserez peut-être dans quelques semaines ?…
    Attendons calmement la suite, que l’enfant grandisse un peu et commence à marcher. Et là, s’il ne marche pas droit, (non pas gauche, il faut pas pousser quand même ! ;c) je serai le premier avec vous pour lui donner des gifles.

  5. Esther dit :

    AH, Minijack, vous êtes extraordinaire… Vous demandez d’attendre « calmement la suite » ? Le tirage au sort qui pourrait, par hasard et selon le bon vouloir d’on ne sait qui ou quoi, faire en sorte qu’une personne de gauche soit choisie. Vous ne comprenez donc pas où est le problème dans cette histoire ? Vous ne voyez pas que tous les beaux principes évoqués sont niés avant même que les CMA existent ? Ce n’est pas grave, dites-vous, le respect des principes démocratiques, ce n’est pas important, l’essentiel est l’action concrète. Mais si ces principes sont bafoués, tout devient envisageable. Qui vous dit que ce que la CMA dira sera écoutée ? Tout peut être modifié sans souci, à moins son avis soit conforme à ce que pense la majorité, c’est vrai… et c’est assez bien parti, il faut le reconnaître.

  6. CLT dit :

    Je vais vous expliquer pourquoi il y a pataques, comme vous dites, puisque vous faites semblant de ne pas comprendre. Je vais vous dire ce qui s’est brisé vendredi soir. Quelque chose de très fragile et de très important : la confiance.
    Après de pareils mensonges, je ne peux plus faire confiance à l’équipe en place. Ni à Mme Mauroy, qui distille des contre vérités dans la presse (notamment quand elle parle de 100% de renouvellement); ni à M. Grouard.
    Et pourquoi ces vilsPourquoi toutes ces manoeuvres politiciennes de bas étage? Pour nous empêcher de proposer une personne sur 7! Quel enjeu! Quelle grandiose vision! Mais c’est pathétique! Faut-il que vous ayez peur de nous!
    Et vous savez le plus drôle? Là, vous allez vraiment rire : parmi les noms que j’ai proposés (12 ou 13 je crois), plusieurs avaient voté Grouard.
    Amusant, non??

  7. Esther dit :

    Si tu as donné leurs noms, c’est sûrement qu’ils étaient passés du côté obscur de la force ! Ne dis pas que tu avais fait cela sans considération de parti mais pour que cela avance et soit pour le bien commun ? Tu n’as donc rien compris à la politique, la politique politicienne j’entends… Tu refuses peut-être de comprendre, là je te comprends bien !

  8. Corinne,

    Vous avez attendu vendredi dernier pour leur retirer votre confiance ??? Comment imaginer un seul instant que vous ayez pu la leur accorder ?
    Qui nous fera la liste des promesses sarkozistes non tenues ? Au niveau national, voire international quand notre Zerro nous fait une crise mégalomaniaque, et au niveau local ?

    Sarko n’est pas seul ? Eh bien, si, justement !

    Vous abordiez récemment le problème de la Culture à propos de la rue des Carmes.

    Le quotidien « La Croix » que seuls quelques intégristes diront de gauche reproduit aujourd’hui une interview de Christine Albanel. Si vous voulez comprendre comment le nain considère son premier ministre, ses ministres et secrétaires d’Etat, lisez cet article et la page qui le précède.

    A la question, posée par les journalistes, sur la suppression du ministère de la Culture, proposée par Aillagon l’un de nos plus minables minustres de la culture, Madame Albanel répond :
    « Cela ressemble à de la provocation mais je ne veux pas polémiquer.[…] La suppression de ce ministère serait vécue comme un véritable abandon de l’ambition culturelle de notre pays ».
    Soit ! Cependant, le seul fait qu’un cadre de l’UMP puisse l’envisager me fait froid dans le dos. Au secours, Malraux !

    La même affirme plus loin :
    « Qui d’autre que le ministère de la Culture peut protéger le patrimoine ? »
    D’accord. Mais quand Robert Abirached, haut responsable du ministère, déclare que l’administration ne semble plus préoccupée que d’économies budgétaires et que le contenu est complètement effacé, on peut raisonnablement se demander ce que vont devenir toutes les rues des Carmes de France et de Navarre.

    Mais surtout les deux journalistes (Sabine Guignoux et Jean-Claude Raspiengeas osent poser la question qui bouscule : « Depuis vos débuts rue de Valois, vous avez été régulièrement court-circuitée par le président de la République, avez-vous songé parfois à démissionner », Madame Albanel répond :
    « En dehors, il y a un an, du projet de loi sur la suppression de la publicité dans l’audiovisuel public que j’ai découvert, en effet, lors de son annonce, j’ai été associée à toutes les décisions. Je fais mon travail, je creuse mon sillon. Et j’avance ».

    La rigolade ! Bientôt on annoncera peut-être la candidature de feue la ministre de la défunte Culture aux élections européennes, comme son amie Rachida, tombée au champ d’honneur des ministresses fillonesques.

    Dans un article du même numéro, Sabine Guignoux fait cette remarque :
    « Ces derniers mois, les seuls projets en matière de culture sont venus directement du président de la République, qui vient d’installer à l’Elysée un Conseil de création artistique. Manière d’accréditer l’idée d’un ministère obsolète ? »

    Voilà où nous en sommes. Et pour terminer sur une note humoristique, je dirai à Minijack que malgré toute son « adresse », il y a tout lieu de nous considérer tous dans une « impasse » ;-)

  9. Si certains veulent que je leur mette les points sur les i

    pour peu qu’ils aient les moyens de (se) payer tous les alignements de toutes les rues françaises, Niko le Nain le permettra à n’importe quel Grouard, devenu miraculeusement compétent en matière d’architecture, à condition que ça ne coûte pas un kopeck à l’Etat.

  10. minijack dit :

    Je ne répondrai pas à Bernard qui politise la chose au plan national. Le sujet n’est pas celui-là. Pourtant, je ne lui donne pas tort quand il s’étonne que vous ayez attendu jusque vendredi pour retirer votre confiance.
    Grands dieux, vous l’aviez donc accordée ?
    Quelle erreur !

    Entendez-moi bien : Je ne dis pas que tel ou telle n’en sont pas dignes. Je dis tout simplement que la politique est une guerre permanente et qu’on ne doit jamais faire confiance à priori à un adversaire pour qu’il fasse ce qu’on attend de lui… On est assuré de se tromper.
    Mais ceci ne vise pas en particulier l’une ou l’autre personne de la majorité municipale orléanaise, c’est un principe de survie valable pour tous les bords et en n’importe quelle assemblée.
    Il ne faut JAMAIS accorder sa confiance à priori. Et en vieux routards, c’est ce qu’on fait les gens qui ont décidé de la liste.

    Ca n’empêche pas qu’il faut, que nous sommes tous condamnés, vous et moi, à avancer ENSEMBLE. Et qu’à défaut de confiance, une certaine convergence peut se faire jour sur des projets concrets précis.
    La confiance ne se vérifie qu’aux résultats, pas aux prémisses. Or, pour l’instant, vous venez tous d’arriver en ce qui concerne l’Opposition, et aucune réalisation commune ne permet à l’une comme à l’autre partie de faire confiance à son adversaire-partenaire. C’est pourquoi je dis « attendons la suite ».

    Pour répondre à la question d’Esther : « Qui vous dit que ce que la CMA dira sera écoutée ? « 
    (Je crois que vous n’avez pas bien compris le rôle de cette instance.)

    la réponse est : Rien ne l’assure !
    Ou plutôt… écoutée, pas toujours. Entendue, rarement. Tout dépend de de ce qui s’y discute, et c’est bien pourquoi il fallait réorganiser un nouveau mode de proximité.

    Mes 7 années d’expérience du précédent Comité de pilotage m’ont appris que, de toutes manières, ces CMA ne sont pas des instances de décision qui devraient donner un « avis conforme ou non ».
    Ce sont juste un lieu « d’amélioration » dirais-je, des structures qui permettent (parfois) d’éviter un écueil que n’aurait pas vu les technocrates dans l’élaboration d’un projet.
    Mais au niveau des habitants du quartier qui auront à subir ou a apprécier la différence, croyez-moi, c’est déjà pas mal.

    Par nature, le CMA n’est donc pas une tribune politique, ça s’assimilerait plutôt à l’arrière cuisine d’un restaurant où quelle que soit la sauce en préparation il est essentiel que les marmitons ne n’envoient pas les plats de nouilles à la figure.

  11. Esther dit :

    euh… Je me relis… et je corrige ma phrase qui n’avait, écrite ainsi, pas vraiment de sens :
    « Tu avais donné des noms sans considération de parti ? Juste pour que cela avance et soit pour le bien commun ? Tu n’as donc rien compris à la politique, la politique politicienne j’entends… Tu refuses peut-être de comprendre, là je te comprends bien ! » Voilà, là, c’est mieux…
    Courage à toi, EPO du conseil municipal !
    :)
    @ Minijack : je vois bien, j’ai saisi le rôle de cette instance. Mon souci est ailleurs, sur les conditions de mise en place du CMA. Cela dit, malgré les avantages indéniables qu’a cette instance (je vous suis tout à fait), vous reconnaissez vous-même qu’elle n’est pas forcément écoutée et qu’elle n’est pas toujours entendue. Elle sert donc à quoi ? Pourquoi, sachant que finalement elle ne sert pas à grand chose, écarter certains ? Ce n’est pas très logique… Cela sert à se donner bonne conscience ? A rassurer les gens pour leur dire un truc du style « je vous ai entendus » ? Vous me direz, là, je me surprends à espérer : le CMA sera peut-être écouté puisqu’on en écarte soigneusement, parmi ceux qui n’y sont pas droit, tous ceux que l’on peut suspecter à tort ou à raison de sympathie pour l’opposition qui, chacun le sait, réunit des élus recevant 118€/mois pour empêcher la majorité de travailler. Il reste le hasard, c’est vrai, le tirage au sort. Puisse alors le hasard faire bien les choses ! Pas pour qu’une tendance politique et partisane l’emporte, non… simplement pour que soient réunis des gens qui chercheront le bien commun (mais qui n’espéreront pas trop de servir à quelque chose quand même !)
    Cela dit, je ne pense pas que les élus de l’opposition, considérés comme substance dopante ou non, aillent dans ces instances pour envoyer « les plats de nouilles » à la tête de leurs collègues. Pour donner leur avis, oui, mais c’est le but… même si on s’en moque un peu finalement de leur avis ! Comme on se moque du monde. Il est bien là le souci…

  12. minijack dit :

    @Esther
    « Pour donner leur avis, oui, mais c’est le but… même si on s’en moque un peu finalement de leur avis ! »

    La question ne se pose pas vraiment en ces termes.
    Vous savez très bien que dans la gestion d’une collectivité il y a un tas éléments à prendre en compte autres que les seuls avis souhaits ou désirs des gens du quartier.
    Je peux comprendre cela et Corinne aussi.

    Ce qui est important c’est que ces voix aient un lieu pour se faire entendre, même quand elles ne peuvent s’imposer par rapport aux lourdeurs administratives (qui sont loin d’être toujours purement politiques), techniques, juridiques ou financières.

    Et ce qui compte encore plus, compte tenu que ces gens ne sont pas des pros de la politique, c’est que les CMA se passent dans une bonne atmosphère afin de ne pas décourager ces bonnes volontés, qu’elles soient d’un bord ou de l’autre.
    On peut y exprimer des avis contraires, là n’est pas le problème, mais il ne faut pas se tromper d’assemblée. C’est tout. Et c’est vrai que de ce point de vue l’activisme fort de Corinne –tout à son honneur en Conseil– ne rassure pas. ;c)
    Ce n’est pas qu’elle fasse « peur » politiquement, ça tout le monde s’en fout puisque par définition elle appartient à la minorité municipale. La crainte est qu’elle trouble par des interventions intempestives l’ambiance de travail et de collaboration.
    Mais je crois qu’elle n’a pas à s’en faire, ce n’est que de la crainte. A l’usage, quand on verra qu’elle n’était pas justifiée, ça s’arrangera. Il faut que tout ça s’arrondisse…
    Etant probablement le seul qui la connaisse un peu parmi les gens pressentis pour la composition du CMA Bourgogne, j’ai déjà dit à Catherine Mauroy que Corinne pouvait être constructive et pas seulement militante. Moi je suis confiant. Mais je comprends que Corinne un peu déçue ne le soit plus ou pas encore.

  13. Rassurémoi dit :

    4 février 2009 at 7:06 (remplace le commentaire précédent )

    En effet, Corinne, votre message était en retard de 4 miniutes 55 secondes (après minuit). Vous ne voudriez pas qu’un(e) UMP sans souci veille pour recevoir votre liste, même si elle a été établie en concertation avec une personne de confiance du puissant Grouard !

    A Orléans, comme plus haut, à l’AgglO (où les gens ne sont pas élus par le peuple), et encore au-dessus, l’autorité se montre de plus en plus chatouilleuse de ses prérogatives et de ses privilèges qui n’ont rien à voir avec le bien commun. Aussi, nos libertés de citoyens sont (petite touche par petite touche) amputées.

    Le communisme s’est effondré, il y a bientôt 20 ans en URSS. Le libéralisme, qui se croit tout permis de ce fait, suivra rapidement. Mais pour l’instant il conduit à des dictatures un peu partout et à tous les niveaux d’irresponsabilité : elles sont toujours à combattre. Est-ce ce que nous subissons dans ce fief UMP du secteur d’Orléans ?

  14. Auguste dit :

    Le latin c’est très bien, mais les jeunes n’en font plus : il faudrait une traduction pour qu’ils ne soient pas exclus de la culture « humaniste », surtout à propos de questions qui les concernent en priorité !

    Un jeune

  15. « Je ne répondrai pas à Bernard qui politise la chose au plan national. Le sujet n’est pas celui-là ».

    Et pourtant, Minijack, vous pourriez élargir vos frontières pour au moins quatre raisons :

    1- D’une part, parce que j’ai acquis la certitude depuis que je fréquente ces blogs, que la ville d’Orléans [je la connais bien mieux que vous ne sauriez l’imaginer. Comme Zola, j’aime à fréquenter physiquement les sujets que j’étudie : la Pucelle et/donc Péguy et leurs lieux de prédilection]apparaît comme un exemplum de l’intolérable en matière de gestion municipale et de copinages politiques [« gestion » de la grève des éboueurs ; accointances politico-financières [[Quentin lui-même s’étonne des 11 visites ministérielles et présidentielle reçues en votre bonne ville]] entre l’Etat, le député Carré [il présente bien et il cause bien et les Mayennais diraient qu' »il est bien sur lui », le maire Grouard, une certaine presse etc.]; flicage en tout genre [à commencer par les caméras de surveillance] ; « gestion » des quartiers plus déshérités, etc.
    Orléans, ville sinistrée par la crise ? Allez voir ce que les députés-maires de Tours, de Rennes et de Nantes ont fait de leur ville !

    2- Parce que le budget du Ministère de la Culture et, surtout, ce que l’on compte en faire concerne tous les citoyens français, Orléanais ou Guadeloupéens (un exemple pris au hasard) ;

    3- Parce que c’est précisément un nommé Carré, député de votre ville, qui fait grincer des dents les responsables de la Culture de MON département. Inutile de vous dire que je les nommerai d’autant moins que le nain met à la porte les préfets qui ne parviennent pas à rendre impolus les tapis rouges déroulés sous ses pieds illustres.

    4- Parce que les blogs orléanais sont lus dans toute la France depuis google et qu’il est bien que la Nation sache ce que peut devenir une commune menée par l’UMP quand ce parti bâillonne l’opposition.

    Dois-je vous rappeler que Sarkozy lui-même a eu le culot de réclamer une opposition forte pour le faire progresser ?

    Alors, cher Minijack, avant que votre canard ne s’appelle la « Gazette libérée », m’est avis que vous pourriez bientôt avoir des nouvelles de votre commune autrement que dans vos colonnes. Et, croyez-moi, je n’y serai vraiment pour rien.

  16. Pardon Auguste. Vous avez mille fois raison. D’autant plus que comme vous j’ai écrit ici même que la Culture n’était pas l’affaire d’une élite.
    Je laisse à Corinne le soin de traduire elle-même les citations qu’elle a choisies.

  17. Esther dit :

    @ Minijack : je suis bien d’accord avec vous sur la nécessité de dépasser les envies et desiderata des habitants d’un quartier. On gère une ville, une agglomération par une politique d’ensemble (euh, c’est vraiment vrai ? à voir…). Je suis aussi d’accord avec vous sur la nécessité de ne pas décourager les bonnes volontés mais ne pensez-vous pas que c’est déjà ce qui se passe ? Même ceux qui sont engagés disent ne plus avoir confiance (et ils ont raison ! reconnaissez que cette histoire n’est pas claire)… Pensez-vous que les gens du quartier vont venir proposer leurs services dans le contexte actuel ? Fallait-il taire les changements survenus dans les listes ?
    Concernant l’auteur de ce blog, je jette le masque (si tant est qu’il ait existé) : je ne connais pas Corinne parce qu’elle est Orléanaise, parce qu’elle est de gauche ou je ne sais quoi encore, je la connais par l’université. Elle est, j’en suis convaincue, la même : quand elle n’est pas d’accord, on le sait et elle le dit clairement, quand elle est d’accord, elle le dit aussi (ah, merci, Corinne d’empêcher les gens de tourner en rond !;-)) mais pour avoir été en colloque avec elle, je peux vous assurer qu’elle fait avancer les choses (c’est le but d’un colloque : faire avancer la recherche en réunissant des gens différents), en étant d’accord ou pas ou pas totalement avec ce qui a pu être dit et que l’ambiance n’est pas plombée par sa présence et ces remarques de juriste pointilleuse, loin s’en faut ! Je ne pense pas qu’elle soit différente à Orléans, même « en mairie », avant d’être dans l’opposition, elle a le désir profond d’agir pour « sa » ville mais elle veille juste à ce que la démocratie ne soit pas bafouée comme, mutatis mutandis, elle veille, quand elle étudie les écrits de ses canonistes préférés ou autres, à ce qu’ils soient respectés et qu’on ne leur fasse pas dire ce qu’ils ne disent pas. C’est toujours une histoire de principes et d’honnêteté et, sur le coup des CMA, l’honnêteté n’a pas été la caractéristique de la majorité en place. Dès lors, comment travailler ensemble ? En « oubliant » ? Avouez que ce n’est pas facile…

  18. CLT dit :

    Esther, c’est trop! Je m’en dandine de gêne… Merci!
    Mais ne crois pas que tu vas t’en tirer à si bon compte pour tes articles…

  19. minijack dit :

    @Esther
    Relisez-moi donc. Ne disons-nous pas la même chose de Corinne ? Vous la connaissez sans doute mieux que moi mais j’en suis arrivé aux même conclusions la concernant.
    Si elle a quelque raison ne ne plus l’être, de mon côté je suis donc confiant.

  20. Esther dit :

    Je n’avais aucun espoir, pas même la lueur d’un ! Je te connais ! :)

  21. Esther dit :

    @ Minijack : je vous ai bien lu, nous sommes bien d’accord (encore une fois) mais reconnaissez quand même que sur le coup des CMA il y a des raisons de se poser des questions et d’être découragé. L’attitude partisane n’est pas du fait de Corinne, elle a fait son travail, d’autres aussi. Qui a choisi de tout changer sans en informer les personnes concernées ? Sur quel critère ? Corinne Leveleux-Teixeira parle toujours et longtemps donc elle va user les gens ? Elle est déjà dans le CMA donc l’argument ne tient pas quand il s’agit de justifier qu’on efface le nom d’une personne qu’elle propose…
    Vous êtes confiant, vous avez de la chance, je ne sais pas comment vous faites (enfin, confiance en Corinne pour oeuvrer au bien commun, oui, je vous suis) mais mettez-vous à la place, juste deux secondes, de ceux dont le travail et la bonne volonté ont ainsi été négligés. Vous avez toujours confiance ? En qui ? Une bonne étoile veillant sur Orléans et son agglO ? On commence ainsi, ce n’est pas important, ce n’est qu’une composition de CMA, et cela deviendra important quand ? Quand on attaque les fondements, tout s’écroule…

  22. Oh ! Eh ! Les nanas ! Faudrait quand même pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !

    ou

    L’ENQUÊTE D’UN INTELLO DESOEUVRE QU’A RIEN D’AUTRE A FOUTRE VU QU’IL N’Y A RIEN DE BIEN A LA TELE AVEC OU SANS PUB

    Esther Says:

    4 février 2009 at 8:02
    « Concernant l’auteur de ce blog, je jette le masque (si tant est qu’il ait existé) : je ne connais pas Corinne parce qu’elle est Orléanaise, parce qu’elle est de gauche ou je ne sais quoi encore, je la connais par l’université ».

    [Bon ! Nous allons procéder à une lecture méthodique en règle [une lecture méthodique : encore une réforme à la c.. que j’espère abandonnée aujourd’hui. Pour les moins jeunes, c’est une explication de texte, ou une lecture expliquée, mais en plus moderne]]

    Esther Says :

    14 décembre 2008 at 10:38
    “même si je suis une historienne qui a mal tourné, puisque j’ai viré juriste”… Allez, ne te flagelle pas ainsi, on t’aime bien quand même !
    [Marque de la personne : emploi de la 2ème personne du sg de l’impératif présent à la tournure négative : moins une défense qu’un conseil d’ami comme le prouvent simultanément le niveau de langue, la tournure verbale « aimer bien » plutôt familière dans le cotexte et le smiley clin d’œil amical. Nous sommes en présence d’un couple d’amies ou de femmes étroitement liées, ou éventuellement, d’une aimable moqueuse]

    Sois enfin adulte, m’enfin !! Je n’en reviens pas que tu sois capable d’écrire un article pour dire “Corinne a perdu ses docs mais c’est pas de sa faute, elle les a jamais eus”… Je pensais que ce mandat allait te mettre un peu de plomb dans la tête, te faire devenir responsable (un peu en tout cas) et organisée (là, c’était un de mes espoirs les plus fous, j’y croyais pas trop, je l’avoue) et je vois qu’il n’en est rien… L’excuse que tu donnes : ouais mais le matin j’étais à Nanterre, j’étais naze… est risible ! Je te savais d’une mauvaise foi énorme mais il y a des limites, et question mauvaise foi, j’en connais un rayon !

    « Allez, joyeux Noël ! »

    [Passage du langage familier-courant au langage familier argotique ; conseils d’égale à égale (aucune marque de supériorité ou de déférence) ; emploi d’un jargon professionnel estudiantin ou universitaire [ni collégien ni lycéen !!!] : les « docs » ; marque de confiance et de totale empathie par la formule consacrée précédée d’un smiley hilare qui clôt le commentaire en introduisant la formule de politesse. Conclusion : à n’en plus douter l’ensemble du message est d’une consoeur actuelle ou ancienne, pas d’un professeur de collège ou de lycée, à moins que les deux personnages se soient connus sur les bancs de fac]

    Esther Says:

    24 décembre 2008 at 6:14
    « Je suis profondément touchée par ta grandeur d’âme ! M’absoudre après avoir supporté que je profère tant de choses, … ah,… j’avoue vivre une expérience extra-ordinaire au sens le plus strict. Ta bonté est grande ! C’est la version orléanaise de la grâce présidentielle pour Noël ???
    Je sais maintenant qu’il me faut me méfier, tu manies l’excommunication rapidement mais je ne te garantis pas d’être, pour 2009, moins ignorante mais je vais essayer, plus honnête, j’sais pas, là, c’est chaud… Ca veut dire quoi, déjà ?. Etre moins nulle… Ah, non, je peux pas, c’est au-delà de mes forces !
    Biz de Karaez-City, Centre(-Bretagne)
    PS : Hé, j’ai une question : quid de la valeur d’une vidéo en droit ? J’sais pas, j’suis pas juriste, moi… et les images dès qu’elles bougent et dès qu’il ne s’agit pas de gribouillages du XIIe, j’suis perdue ».

    [« Karaez » ne colle pas avec « Esther ». Pour bien connaître la Bretagne, même la plus profonde, je n’y ai jamais connu d’Esther, pas plus que d’Athalie d’ailleurs ; intéressants ces gribouillages du XIIème, mais j’avoue encore chercher le sens allusif du signifiant, plutôt du côté des Beaux-Arts ou de la peinture murale médiévale ? Un fonctionnaire du Ministère de la Culture, peut-être ? Voilà qui serait vraiment trop drôle]

    Esther Says:

    28 décembre 2008 at 10:02
    « @ Yann : Je ne crie pas au complot, ni au trucage de la vidéo, je n’ai pas non plus d’admiration pour “votre droite orléanaise bien aimée” (chacun la sienne !), je ne faisais qu’embêter Corinne avec une mauvaise foi que je veux bien admettre… mais c’est elle qui a commencé, d’abord ! »

    [Yann : encore un Breton, vrai ou supposé tel. Le « chacun la sienne » à propos de la droite bien-aimée est la preuve possible d’une étrangère à la ville d’Orléans. Le reste n’est que la confirmation de ce que je supposais]

    Conclusion :
    Depuis bien longtemps, je subodorais qu’Esther n’était pas professeur de lycée, quoiqu’il ne soit nullement impossible qu’elle enseigne les « arts plastiques » dans un établissement breton, mais franchement ça m’étonnerait. Ses connaissances de la vie orléanaise lui viennent probablement de Corinne qu’elle a fréquentée en faculté mais pas dans la même discipline. Ses avis politiques ne sont pas aussi tranchés que la pourtant modérée socialiste [dommage !] Corinne. En tout cas, n’en déplaise à Minijack, j’aurais plutôt tendance à lui accorder autant de confiance qu’à Corinne.

  23. Miguel dit :

    Oui, moi j’aimerais bien qu’on parle sérieusement de cette main basse de Serge Grouard et son équipe sur la ville : on enlève des postes à l’opposition dans les CA des associations en juin, on se débarres des associations dont les dirigeants ne sont pas aux ordres (Repères à La Source), on exclue les non-encartés-UMP des conseils de quartiers. C’est quand-même super grave.

    Moi, j’aimerais bien que l’opposition s’exprime clairement là-dessus et qu’elle dise en particulier s’il ne vaut pas mieux boycotter les conseils de quartiers et organiser la résistance.

    Déjà, on diminue les budgets à la solidarité et à la culture, on privatise les crêches, on fait des opérations immobilières (au profit de qui ???) aux Carmes, on remplace des place de stationnement par des parkings payants,… Disons-le clairement : Modem-UMP-MPF mènent à Orléans une politique libérale.

    Quel sera le poids des citoyens muselés par Grouard ? La ville va-t-elle se laisser manger tout cru. La démocratie locale va-t-elle se laisser violer sans se défendre ?

    Aux Carmes, il y a une associations qui s’appelle « Aux Carmes citoyens ! ». Qu’attendent la Madeleine, La Source, les Blossières, l’Argonne, la Gare, Bourgogne, St Marceau… pour faire de même ? Après 8 ans de surplace, la ville n’a-t-elle pas droit à un autre avenir ?

  24. « Oui, moi j’aimerais bien qu’on parle sérieusement de cette main basse de Serge Grouard et son équipe sur la ville »

    Mais Miguel, on ne fait que ça !
    On a quand même le droit à un peu de détente, tout de même, non ?
    Lis donc l’ensemble et tu verras que ça avance.

  25. Esther dit :

    @ Miguel : mais on cause tous très sérieusement… et tes questions « Quel sera le poids des citoyens muselés par Grouard ? La ville va-t-elle se laisser manger tout cru. La démocratie locale va-t-elle se laisser violer sans se défendre ? » sont bien celles que l’on se pose, en s’inquiétant car que tous ne se les posent pas.

  26. Esther dit :

    @Bernard : j’ai beaucoup ri ! mais vos conclusions ne sont que partiellement exactes donc je vous donne les éléments qui vous manquent. Je suis bien professeur dans le secondaire, en collège et en Bretagne profonde (centrale pardon, pays COB, CCKB dit-on dans les administrations). Point d’arts plastiques mais de l’histoire-géographie et je suis historienne de formation (pas d’histoire du droit, la nuance est importante !) et médiéviste. Ma thèse d’histoire porte sur les représentations de saints guerriers au Moyen AGe (« On connait la chanson » est d’une actualité terrifiante ! Vivement qu’elle soit soutenue, cette thèse ! mais vous voyez ainsi ce que sont les gribouillages du XIIe siècle). Je n’ai pas connu Corinne sur les bancs de l’université mais pas bien loin d’une université. A l’époque je disais même « madame le professeur » et depuis les choses ont un peu changé mais rassurez-vous, même si je me moque d’elle (et qu’elle me le rend bien) quand on parle de travail ou qu’elle me relit, elle est toujours aussi casse-pieds ! Pardon, rigoureuse !
    Et quand on parle politique et politique orléanaise, j’écoute ou lis ce qu’elle dit, je regarde ce que pensent les autres, et je pense toute seule !

    Voilà, vous savez tout !
    Bonne journée à vous !

  27. CLT dit :

    Au fait, cette soutenance, c’est pour quand?? Et Martin, toujours bon pied bon oeil?

  28. Esther dit :

    La soutenance ? Fin de l’année 2009. Martin y sera, c’est tout ce que je peux te dire. Enfin, il m’a dit qu’il viendrait, j’ai trouvé cela sympa ! ;)
    Mais je t’inviterai, ne t’inquiète pas, une petite promenade au pays des baudets, ça ne se refuse pas ! On observerait ensemble l’oeil de Martin ! :)

  29. Bernard Bonnejean dit :

    Je vous souhaite un très grand courage, Esther. Mais si vous en êtes à la rédaction, vos souffrances touchent à leur fin. Quant à la soutenance, pas d’inquiétude. Votre sujet est passionnant et pour peu que votre directeur de thèse ne soit pas fiché comme réac par un jury de gauche ou comme gauchiste par un jury de droite… Encore que : tout le monde connaît mes « options » religieuses maintenant. Je me suis payé le luxe de m’offrir les services d’un directeur athée militant, qui s’est payé le luxe de m’offrir les services du Pr. Brunel, un catholique intransigeant, proclamé, bien entendu, président à l’unanimité. Tout le monde a été très courtois et tout s’est bien passé. On s’est même offert un café et des petits gâteaux en guise de récré entre les questions du jury et la délibération, en plus du pot final. Alors, courage ! Haut les coeurs !

  30. Esther dit :

    @ Bernard : merci ! Je rédige, je rédige et mes questions bêtes font sourire (ou énervent, c’est au choix !). Quant au directeur et aux relations membres du jury-directeur, c’est, en l’occurrence, une bonne question, une excellente question même… à laquelle je ne répondrai pas autrement que par un sourire, le même que celui que j’ai eu en lisant le commentaire 27.

  31. Bien, Auguste, je suis à vous. Merci tout d’abord d’avoir été jeter un oeil sur mon blog que j’ai rattaché en effet à un groupe de culture humaniste.
    Je reprends depuis le début

    1- Le titre : « requiescat in pace » dont l’abrégé est gravé sur les tombes anciennes (RIP) signifie « qu’il ou qu’elle repose en paix ! ». Si vous voulez vous régalez, écoutez le « Requiem aeternam » (repos éternel)de Mozart.Selon le dogme de la plupart des religions monothéistes, l’âme est immortelle.

    2- §1 L

  32. Suite : y’a mon pouce qu’a fourché

    2- §1 la « lectio divina » : plutôt la lecture du divin [livre] que la lecture divine. Première phase de la méditation ou de la rhétorique classique et médiévale. Il faut d’abord lire avant de commenter. Si tout le monde faisait la même chose de nos jours nous en serions plus avancés ;
    la « disputatio » : non pas la dispute, mais la discussion, le débat. Vous voyez que nous ne sommes pas loin du présent blog.
    La « licencia docendi » : le certificat d’aptitude à l’enseignement du Moyen Age. Le permis d’enseigner, pour faire simple. Une « licence » poétique, c’est une permission accordée exceptionnellement en poésie de faire ce qui passerait pour une faute de français en prose (par ex. encor pour encore).

    O tempora, o mores! ou avec l’accent de la vigie noire des pirates dans Asterix « O tempo’a, o mo’es! ». Littéralement : « O temps, ô moeurs », mieux rendu par le proverbe que le français en a tiré : « Autre temps, autres moeurs ». Souvent dit, en latin, par les réactionnaires ou les passéistes de tous poils.

    Bon, il faut que je m’en aille. Suite ce soir. En plus, ça me prend la tête : plus l’habitude d’enseigner. Mais, Auguste, je le fais de bon coeur :-)

  33. colin MESPLES dit :

    Le sujet c’est bien la charte de participation citoyenne ?

  34. Parfaitement, Monsieur Mesples.
    Mais que dire à Auguste qui nous demande gentiment de traduire nos citations latines, glissées maladroitement dans nos commentaires ?
    « C’est pas le sujet » ou bien « Tu demanderas à ta mère » ou encore « On parle pas à table » ?
    Veuillez me répondre gentiment, je vous prie, j’ai mal à la tête.

  35. minijack dit :

    Cette conversation vire au surréaliste… Encore un peu et bientôt on n’y parlera plus qu’en latin de questions existentielles !

    Le prochain salon littéraire se déroulera-t-il entre profs ? …

  36. Esther dit :

    Vous exagérez, Minijack… Il y a, certes, du latin mais les billets de Bernard Bonnejean ne sont qu’une réponse à un commentaire et personne n’a oublié le sujet du débat.
    et s’il vous plait, ne renouez pas avec l’opposition profs/non-profs… car elle est confortable et facile mais elle n’a pas de sens car elle repose sur une généralisation abusive. De plus, vous prêtez des pensées d’exclusion à des gens qui n’en ont pas, les commentaires de Bernard Bonnejean en témoignent.

  37. Esther, je vous remercie, mais il faut avouer que nous trois, Corinne, vous et moi avons quelque peu « déraillé ». Et je crains y être pour beaucoup, ce dont je prie les citoyens pour lesquels compte la parole de CLT de m’excuser.

    Il faut dire, pour ce qui me concerne UNIQUEMENT, que pour moi le sujet initial, la « participation citoyenne », sent l’esbroufe et le maquignonnage à plein nez.

    Une vaste escroquerie dans laquelle j’espère que Corinne et les conseillers de l’opposition n’entraîneront pas de pauvres gens qu’on risque fort d’humilier.

    Soyons sérieux ! La participation citoyenne c’est le strapontin que le spectateur de la baignoire offre au quidam du parterre pour l’empêcher, précisément, de faire des comparaisons. « Je vous accorde l’honneur d’assister au même spectacle ; je n’y suis pas obligé ; donc je vous saurai gré de ne pas m’en demander davantage ».

    Cette générosité-là n’est généralement pas gratuite et la compensation est plus psycho-sociologique que financière. Quand elle n’est pas carrément paralysante. Il est difficile de faire taire un élu ; c’est enfantin pour le bénévole qui veut juste rendre service. Sauf que la politique ne consiste pas, le plus souvent, à rendre service. Trop d’intérêts en jeu qui passeront au-dessus de la tête des pauvres cobayes.

    Sans compter qu’on risque fort de leur demander leur avis sur l’achat de baby-foots ou sur la couleur de la moquette qui va remplacer celle qui donne des allergies, mais certainement pas sur les sujets « sérieux ».

    Aux plus tenaces, on répondra comme habituellement : « Nous avons été élus par une majorité d’Orléanais ce qui nous donne des responsabilités » [implicite : que vous n’avez pas et que vous n’aurez jamais ; alors, shut up !]

    [Pour Minijack : shut up, c’est pas du latin mais de l’anglais et c’est à peu près l’équivalent de « fermez vos gueules! »]

  38. minijack dit :

    @Bernard
    Mon latin de messe date un peu mais pour l’anglais je vous remercie ça va. ;c)

    Concernant la politique orléanaise de proximité, avez-vous seulement lu la charte en question ?
    Vous dites : « La participation citoyenne c’est le strapontin que le spectateur de la baignoire offre au quidam du parterre pour l’empêcher, précisément, de faire des comparaisons. “Je vous accorde l’honneur d’assister au même spectacle ; je n’y suis pas obligé ; donc je vous saurai gré de ne pas m’en demander davantage”. »

    Vous présente là les choses avec un certain cynisme.
    Sincèrement, je ne crois pas un instant qu’il y ait cet esprit là chez nous. Permettez-moi de vous faire remarquer que vous voyez ça de loin alors que durant 7 ans je l’ai vécu de l’intérieur. Croyez-moi, c’est bien plus qu’un strapontin. On peut vraiment agir sur certaines choses et modifier certains projets. Evidemment, on n’y a pas le pouvoir de décider de faire ou ne pas faire, mais on peut suggérer, influer, modifier, rectifier. C’est déjà beaucoup.
    Pour autant, il manquait un moyen d’accentuer l’interactivité avec les habitants et la représentativité des habitants quant aux décisions d’aménagements ponctuels, surtout pour les projets intéressant plusieurs quartiers voisins les uns des autres. C’est ce qui est recherché avec la mise en place de cette nouvelle organisation de proximité à plusieurs étages.

    Mais organiser de nouvelles structures de concertation et de proposition ne revient pas à offrir à l’Opposition une nouvelle campagne électorale. Elle a perdu, ce n’est donc pas elle qui dirige la politique municipale, et dans cette optique il est clair qu’elle doit se contenter de ce qu’on lui accorde, même si par principe on sait bien que ce ne sera « jamais assez »… (non seulement c’est évidemment ce qu’elle dira, mais de plus ce sera sans doute vrai !)
    Cependant, si la représentation au Conseil est une chose –ce serait ingouvernable si la proportionnelle devait être appliquée dans toute sa rigueur–, la représentation dans les CCQ en est une autre. L’opposition représente une bonne partie de la population qui pour n’avoir pas voté Grouard n’en est pas moins orléanaise, il est donc normal qu’elle participe dans cette proportion et c’est assurément ce qui va advenir dans les CCQ et les CMA.

    Il est donc beaucoup trop tôt pour pousser les hauts cris, mais que voulez-vous, c’est ça la politique en France ! il faut sauter sur toutes les occasions de rouspéter après l’équipe dirigeante…

  39. colin MESPLES dit :

    Faire assaut de citatons latines ,c’est maladroit ou pédantesque ? ou pour le moins « non erat his locus » ( Horace )

  40. Bernard Bonnejean dit :

    Pédantesque, sans aucun doute, si ça peut te soulager de tes soucis quotidiens.

    Horace, Horace ? Je connais pas. Je l’ai pas vu sur la liste des conseillers, celui-là. Tu pourrais éclairer ma lanterne ? A moins que ce ne soit un de ces olibrius ou de ces histrions qui encombrent les blogs en les prenant pour des parkings. [Tu vois, là, j’ai causé quatre fois en étranger :-)]

  41. colin MESPLES dit :

    Vous ne le connaissez pas et ne l’avez pas vu sur la liste des conseillers . Elle n’a pas été modifiée sur le blog de l’opposition comme suite à certaines démissions . Attendez , peut-être que ???

  42. CLT dit :

    Bon, OK, le blog de l’opposition va bientôt être actualisé. On fait tellement de trucs que le webmaster n’a pas le temps de suivre. Le pôvre!

    Pour Horace, moi je verrai bien, dans les 5 ans qui viennent, quelque chose qui pourrait ressembler à la lutte des Horace contre les « Coriaces ». On pourrait même prêter serment.
    Evidemment, à la fin, les Horace gagnent, en triomphant des « Coriaces » les uns après les autres, comme chez Tite Live.
    Comme quoi, les humanités, ça a du bon.

  43. Esther dit :

    Faut toujours se méfier des serments, c’est un truc à y perdre sa main droite ! ;)

  44. Corinne, Tite Live, ça se prononce comment ? [Tait Laiv]. Si vous recrutez des Anglais, en plus !

  45. « Evidemment, on n’y a pas le pouvoir de décider de faire ou ne pas faire, mais on peut suggérer, influer, modifier, rectifier. C’est déjà beaucoup.[…]Mais organiser de nouvelles structures de concertation et de proposition ne revient pas à offrir à l’Opposition une nouvelle campagne électorale. Elle a perdu, ce n’est donc pas elle qui dirige la politique municipale, et dans cette optique il est clair qu’elle doit se contenter de ce qu’on lui accorde »

    Il est où le cynisme, Minijack. Vous dites exactement la même chose que moi sur la participation citoyenne, non ? Votre vision foetale du phénomène (7 ans d’expérience intérieure, dites-vous) est moins objective que ma vision gynéco-obstétricienne qui vous voit pousser « de l’extérieur ». [Non, non, vous ne craignez rien. En tant que catholique pratiquant je serais plutôt opposé à l’avortement ;-)]

    En fait, parlons clair. L’idéal de ce genre d’expérience ne serait-il pas le recrutement de Besson(s) orléanais ? Dans nos campagnes, Minijack, pour obtenir le même résultat on goudronne les chemins de ferme aux frais du contribuable. A chacun son truc… et ses moyens financiers.

  46. colin MESPLES dit :

    Besson ! Vous avez déjà Pilet-Duchateau même si ce n’est pas ,comme le suggère Eric Doligé , le perdreau de l’année .

  47. Je vous interdis, Colin, de dire du mal de Monsieur Pilet-Duchateau pour lequel j’ai la plus grande admiration, ne vous en déplaise ! Eric Doligé devrait suer la honte de son énormité langagière, sachez le bien !

    Je ne vous connais pas, mais croyez que vous n’arriverez jamais à la cheville de ce citoyen, honorable s’il en fût. Non que vous n’en soyez pas capable, mais que le modèle est tant inaccessible dans sa perfection !

    J’oserais affirmer que les âmes innocentes ou les coeurs perdus, qui aujourd’hui encore méconnaissent la valeur de M. Pilet-Duchateau, lui érigeront demain une statue près de la Pucelle, sur le parvis de notre cathédrale. Et les enfants des écoles ne sauront qui honorer en premier de l’héroïne ou du bienfaiteur de l’Humanité !

    Ah ! Quand on a prononcé le nom de Pilet-Duchateau, je crois que seul un silence admiratif, empreint du plus profond respect, de la nature de celui qui souffla sur le prophète, peut répondre en écho à cette glorieuse évocation.

    Les jeunes générations vous écoutent, Monsieur. Quelles que soient vos opinions, que je respecte, ne souillez pas nos personnalités illustres, je vous en conjure ! N’ayez que mépris pour les détracteurs, agricoles ou urbains, de nos grandes familles parmi lesquelles Pilet-Duchateau sonne comme un triomphe de la République une et indivisible !

    Vive Pilet-Duchateau ! Vive la République ! Vive Orléans ! Vive sa Pucelle ! Vive Pilet-Duchateau ! Vive la France !

  48. minijack dit :

    « Comme quoi, les humanités, ça a du bon »

    Voilà bien une réflexion d’universitaire !
    Selon moi c’est typiquement ce qu’il n’aurait pas fallu dire…
    Non que les humanités soient une mauvaise chose, évidemment non, mais parce qu’il faut avoir s’en extirper pour prendre du recul et voir la réalité.

    En fait d’historien  » ‘tite o’live  » n’était guère, comme de trop nombreux observateurs de l’antiquité, que le quasi hagiographe de son ami Auguste. Ses oeuvres ont la même valeur documentaire que les mémoires de Caesar, c’est à dire pas toujours très objectives et surtout glorifiant Rome.

    Pour le reste il annonce lui-même avec grande honnêteté que l’histoire antérieure à son temps (et donc la mythique bataille des horaces et des curiaces) relève davantage de la poésie que de la vérité historique.

    Heureusement vous sauvez votre réputation d’historienne en ne citant cette légende que pour faire un bon mot : « Coriaces ».

    Malheureusement, vous ne suivez pas le chemin des Horace puisque vous ne fuyez pas pour étirer la ligne adverse, mais au contraire vous affrontez frontalement un système que vous taxez vous-même de totalitarisme… Comment espérez-vous donc gagner avec cette stratégie ?
    Plutôt que ces humanités vous auriez dû faire l’école militaire de Coetquidan ! ;c)

  49. Miguel dit :

    minijack, je crois que quand on est attaqué, il est plutôt sain de se défendre. Cela a l’air de surprendre votre camp qui s’était habitué à la précédente opposition. Il faut croire que les choses changent à Orléans.

    Et j’espère qu’elles n’ont pas fini de changer parce que ses habitants en ont bien besoin…

  50. “Comme quoi, les humanités, ça a du bon”

    « Voilà bien une réflexion d’universitaire !
    Selon moi c’est typiquement ce qu’il n’aurait pas fallu dire…
    Non que les humanités soient une mauvaise chose, évidemment non, mais parce qu’il faut savoir s’en extirper pour prendre du recul et voir la réalité ».

    Quel est le sens précis de ce fourre-tout abracadabrantesque ? L’utilité des humanités n’est plus à prouver, sauf peut-être précisément chez certains universitaires modernistes et près des ministres de l’EN. L’apprentissage du latin a été sacrifié sur l’autel des maths et des pseudo-sciences. Ça, Minijack, c’est une réalité.

    Et c’est une réalité reconnue par le président Sarkozy lui-même qui, à mon grand étonnement, fustige la dictature de la série C en lycée, la vraie fausse voie royale. Hors les maths, point de salut [pas de boulot, c’est du pareil au même]. Nous vivons le règne du Roi Fric avec son cortège scientiste, informatique en seconde position [j’ai enseigné en BTS II, pas 2, mais deux fois I comme informatique industrielle]. Les étudiants, à de rares exceptions près, écrivaient une espèce de langage qui ressemblait vaguement à du français. Ce n’est pas très grave. Car, surtout, ils pensaient mal ou pas du tout. Mais la plupart comptaient en Kg-euros pendant que leur brave prof décadent s’échinait à glaner des sous.

    Savez-vous, Minijack, ce qu’est l’Humanisme au sens où l’entendaient Erasme ou Vinci, et encore aujourd’hui un certain nombre d’honnêtes hommes auxquels « rien de ce qui est humain n’est étranger » ? Pour un humaniste, le savoir sert à rendre l’homme plus humain, à le pacifier, à l’anoblir, à le grandir, à le civiliser.

    Le grand malheur d’aujourd’hui peut-être (au moins depuis Giscard) – je sais que je vais vous faire bondir, mais peut-être pas Sarko – c’est d’avoir placé des matheux aux postes de commande dans tous les domaines d’activité. Ce qui m’a fait dire autre part que la France ne voulait plus des Jaurès, des De Gaulle, des Pompidou, des Mitterrand, tous orateurs et hommes de lettres, ni même des Chirac qui, malheureusement nous a caché son intérêt pour l’Art primitif ; ce que veulent les Français, c’est, à défaut d’une machine à sous, un quidam qui pense peu mais qui leur rapporte.

    Alors, si vous pouviez avoir un maire cultivé. Mais je sais que vous en êtes convaincu, Minijack, je connais votre CV ;-)

  51. minijack dit :

    @Bernard.
    Je suis parfaitement d’accord avec vous pour dire que les Humanités sont un bonne chose. Où ai-je dit le contraire ?
    Je dis juste, comme disait Picasso de l’Art, que « c’est ce qui reste quand on a oublié la technique »…
    Faire ses Humanités est une excellente « préparation » à la philosophie de la vie, à condition d’en sortir !
    Or, me semble-t-il, la carrière de prof n’est pas précisément un apprentissage de la vie puisque ce sont des gens qui vont à l’école toute la leur et n’en sortent que pour manifester.
    Ne serait-il pas utile, –même pour eux– de se frotter un peu aux réalités extérieures du monde en perpétuelle compétition ?

    Privilégier les Maths à la place du Latin, nous sommes d’accord c’était une belle erreur. Tout le monde n’est pas fait pour devenir ingénieur et ça se voit.
    Le respect de la diversité des vocations est la seule voie intelligente.
    Mais n’est-ce pas justement un des travers de l’université actuelle et des politiques de l’Education en général depuis trente ans (depuis Giscard en effet) que d’avoir privilégié à certains moments telle discipline par rapport à telle autre ? On a ainsi déséquilibré artificiellement l’éclosion des vrais talents.

    Quant à notre maire, je vous le confirme : C’EST un homme cultivé. J’ignore s’il connaît le latin, mais il connait beaucoup d’autres choses. ;c)

  52. Esther dit :

    @ Minijack
    Merci de ces phrases qui me font vraiment plaisir en ce matin du dimanche où je suis en week-end et en vacances ! Je n’ose pas écrire que je suis payée à ne rien faire mais après tout je pense que votre raisonnement va bientôt vous y mener – à moins que vous ne soyez déjà arrivé à ce stade vu que vous considérez (cf un de vos commentaires sur ce blog) qu’être dans la fonction publique n’est pas un métier. Bref !
    « Or, me semble-t-il, la carrière de prof n’est pas précisément un apprentissage de la vie puisque ce sont des gens qui vont à l’école toute la leur et n’en sortent que pour manifester. »… Vous avez déjà visité une salle des professeurs ? Vous seriez surpris d’y trouver bien sûr les enfants de profs, OK, mais ils ne sont pas/plus si nombreux (allez comprendre pourquoi, ils ont vu leurs parents privilégiés, ils ne veulent pas le devenir… soit ils sont révolutionnaires, soit ils ont observé la réalité quotidienne qui n’est pas visible et qu’on ignore volontairement). Ensuite vous avez des profs qui ont travaillé pendant leurs études (ah, les humanités ! :-)) et vous avez encore des profs qui ont profité des dispositifs de l’Education Nationale pour être détachés dans le privé pendant plusieurs années.
    S’il vous plait, arrêtez de dire n’importe quoi et de brasser des clichés qui me font penser que plus que d’être fier de votre parcours (et vous pouvez l’être, comme un enseignant peut l’être aussi !) vous nourrissez une rancoeur terrible à l’endroit du corps enseignant. Pourquoi ? Vous me faites penser à ces ingénieurs qui n’hésitent pas à dire « je sors de … tout ce qe vous voulez » et qui oublient qu’ils sont sortis d’une école où, si je ne me trompe, et donc à l’origine de leur réussite et de leur gloire (?), il doit bien y avoir quelques professeurs, non ? J’en connais plusieurs donc ne me dites pas que cela n’existe pas. Je ne nie pas qu’il y ait des professeurs et des fonctionnaires qui profitent du système, je ne dis pas non plus qu’il faut mettre le système éducatif sous cloche et écarter toute idée de réforme, loin s’en faut… Je demande seulement à ce que l’amalgame ne soit pas fait.
    Pour finir, vous écrivez « Le respect de la diversité des vocations est la seule voie intelligente. »… Vous appliquez le principe « faites ce que je dis, pas ce que je fais » ? Je n’ai rien contre les matheux, les ingénieurs, les travailleurs du privé, non… et je les respecte, je suis bien placée pour savoir ce que c’est ! J’estime simplement que tout le monde, même les fonctionnaires, a le droit au respect.
    Sur ce, bonne journée !

  53. minijack dit :

    C’est tout de même formidable cette capacité que vous avez à retourner toute critique à l’encontre d’un certain establishment, en l’exagérant bien sûr de manière outrancière.
    Dans quelque société que ce soit, s’attaquer aux positions acquises et aux privilèges est toujours ressenti par les mandarins comme un acte d’agression les visant personnellement.
    Pourtant, je n’ai dit nulle part que vous seriez une fainéante, très chère. J’ai juste souligné que n’ayant jamais quitté le milieu scolaire (puisque par définition l’ancien étudiant qui devient prof saute simplement d’un coté du bureau à l’autre), vous étiez non pas fainéante ce qui serait une insulte gratuite et injustifiée, mais relativement « ignorante » des réalités extérieures, ce qui reflète une relative réalité.
    « Relative » bien sûr, car je vous concède que chacun a un parcours différent et qu’on a toujours tort de généraliser.

    Cependant, vous ne vous rendez pas suffisamment compte de vos privilèges en regard de la situation d’un homologue ou tout autre employé de même niveau de qualification du privé, qui lui est en permanence soumis à la concurrence.
    Vous me reprochez « de bientôt penser qu’être dans la fonction publique n’est pas un métier »
    Et vous avez raison ! Je pense effectivement que le « statut » n’implique aucunement le « métier ».
    Par contre il contribue grandement à la façon de le pratiquer !

    Et ceci ne s’applique pas qu’aux profs, même si les employés des multiples autres administrations françaises ne bénéficient pas de deux mois de vacances –des chauffeurs aux couvreurs, ou des balayeurs aux directeurs de cabinets–, ils ont pour la plupart des avantages que n’ont pas et n’auront jamais les employés de même qualification dans le privé. C’est donc bien le statut que je mets en cause,et non le métier.
    Vous en faites vous-même la démonstration par allusion à l’un de vos collègues qui a « profité des dispositifs administratifs » pour faire des stages dans le privé…
    Bravo ! celui-ci a bien fait et beaucoup d’autres profs ou pas devraient l’imiter, ne serait-ce qu’à titre d’expérience, mais c’est effectivement quelque chose qui est hors de portée d’un employé du privé.

    C’est la raison pour laquelle on trouve par exemple une telle surreprésentation de fonctionnaires à l’Assemblée. Parce qu’un fonctionnaire peut tenter une élection sans prendre aucun risque à quitter son poste quelques mois. S’il la perd, il revient prendre sa place encore toute chaude. Quel particulier du privé peut faire ça ? Sauf a disposer d’une fortune personnelle, personne ! J’appelle ça des « privilèges » inacceptables.
    Et ça ne se limite pas au corps enseignant mais ça concerne l’ensemble du statut des fonctionnaires. Il se trouve que parmi les fonctionnaires, il y a des gens comme vous, des profs… tant pis pour vous, je ne vous en veux pas pour ça. :c)
    Est-ce de la rancoeur que de dénoncer ces différences de traitement d’un citoyen ? Non, juste un constat.
    Et le comble c’est que ce sont les mêmes qui parlent toujours d’équité ! (Laissez-moi pouffer une seconde… Voilà, merci !)

  54. Esther dit :

    Parler de « relative réalité », oui, cela me parait être le minimum, car finalement on peut aussi dire que tous les patrons du privé s’en mettent plein les poches, c’est aussi idiot, pardon, faux.
    Après, oui, nous avons des privilèges et certains en abusent, je ne l’ai jamais nié et je ne le nierai jamais… mais ils ne sont pas transmissibles de génération en génération ou réservés à une catégorie définie par la naissance, la richesse, la taille ou je ne sais quoi : il est possible à tous – sauf exceptions assez justifiées – de devenir fonctionnaires. Bien sûr, on ne peut rien faire contre ceux qui n’ont qu’une idée élevée de leur mission au sein de la société et ne veulent pas intégrer la fonction publique. APrès tout, qu’ils y viennent, on serait peut-être plus nombreux à tenter de lui donner un autre visage à cette fonction publique (et à râler de façon épidermique sur les blogs ! ;-))
    Si aller faire un stage dans le privé simplement par envie de connaître est un privilège inacceptable, il faudrait alors que certains qui mangent du fonctionnaire et du prof (je parle de la catégorie de la fonction publique je connais) à tous les repas, viennent aussi faire un stage. Une journée, c’est faisable… et ça suffirait, je pense. J’ouvre ma porte à qui veut, j’en connais qui sont en RTT, qui ne travaillent pas quand je suis au travail, personne ne vient. Je vous accorde qu’ils sont aussi ceux qui sont heureux quand vient la rentrée, de renvoyer leurs enfants à l’école car c’est fatigant (mais en paquets de 25, 30, 40, ce n’est pas le cas a priori).
    Alors oui, je râle… mais j’ai toujours râlé en le faisant assez peu dans la rue, allez comprendre !

  55. Esther, allez-vous finir d’embêter ce pauvre minijack à la fin ?! Votre attitude est proprement scandaleuse et je suis étonné de vous voir si mal disposée à son égard !

    Enfin, soyez honnête !

    Si vos élèves réussissent, c’est parce qu’ils sont intelligents. Une question de génétique, en quelque sorte : une transmission héréditaire, un don inné. Certains naissent avec la bosse des maths du papa, d’autres avec la plume académique de la maman. A l’adolescence, ils dessineront des cartes de France dans leurs draps immaculés sans que vous y soyez pour rien. Manquerait plus que ça !

    En revanche, à supposer qu’ils échouent, ce sera anormal donc entièrement de votre faute ! Vous vous rendez compte, Esther, en vacances un lundi 9 février, un mardi 10, etc. Et en congés payés, bien sûr, avec l’argent du contribuable ! Je comprends la colère de minijack, sachez-le bien. Et, au lieu de faire amende honorable, de vous couvrir de honte, vous continuez à fanfaronner comme une prof fonctionnaire que vous êtes.

    Qu’est-ce que vous dites ? Que puisque vous êtes à ce point inutile, vous allez quitter l’enseignement ? Et susceptible, en plus ! Alors, là, c’est un comble ! Minijack n’a jamais dit que vous étiez inutile ; il s’est juste permis une petite réflexion tout à fait anodine : « La carrière de prof n’est pas précisément un apprentissage de la vie puisque ce sont des gens qui vont à l’école toute la leur et n’en sortent que pour manifester ». C’est frappé au coin du bon sens, non ? Même pas excessif ! Juste une réalité, reconnue de tout le monde, à commencer par Allègre, ministre de l’Education Nationale. C’est tout dire !

    Mais enfin, sortez de vos préparations de cours, de vos cours, de vos devoirs à préparer, de vos copies à corriger, de vos réunions de parents, de vos réunions pédagogiques, des réformes à digérer ! Et alors, alors seulement, vous saurez ce que c’est : VIVRE !

    Me permettrez-vous un conseil de prof retiré des voitures ? Faites comme tous les profs qui ne le sont plus : écrivez un beau bouquin contre l’école qui vous a fait vivre. Non seulement, vous gagnerez beaucoup de sous, mais on est capable de vous prier de revenir.

    Parce qu’ils sont curieux les parents d’élèves : ils ne veulent pas de profs et ils se plaignent quand l’un d’eux, épuisé de n’avoir que trop rien foutu, s’en va sans remplaçant. Remarquez, entre nous, les remplaçants… Hein, vous m’avez compris, je vous dis que ça !

    C’était mieux du temps du temps de Madame Esther qu’ils diront les parents d’élèves. Et ils vous supplieront de revenir, peut-être bien un Minijack en tête qui fera votre éloge dans la Gazette de votre patelin. Et c’est ça qui étonnerait tout le monde que vous leur disiez

    MERDE !!!!

    Signé : un prof privilégié qui est bien content de ne plus l’être et qui rencontre tous les jours d’anciens élèves ou d’anciens étudiants qui lui disent (grands benêts que j’ai emmerdés pendant un an ou deux chacun en les traitant de grosses flegmes et qui aujourd’hui comptent en Kgs euros) : « Merci ». Qu’est ce qu’ils sont cons, ces jeunes, quand même !!!

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