Osons les Carmes piétonnes!

Voici la tribune publiée par l’opposition (Groupe Socialistes, Verts et Apparentés) dans la feuille de chou muncipale, « Orléans.mag ». L’article est écrit dans ce style inimitable de simplicité qui n’appartient qu’à moi ( noter que ce texte est inhabituellement court pour ce blog, mais le nombre de signes disponibles étant limité dans Orleans.mag, j’ai dû restreindre considérablement ma fougue).

rue-des-carmes

« Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2009 et souhaitons qu’en cette nouvelle année notre ville se montre plus soucieuse de ses quartiers, plus solidaire envers les plus fragiles, plus ouverte sur le monde.

Alors, puisque c’est le temps des vœux, nous disons : 2009, année de la concertation citoyenne ? Chiche ! »

Janvier c’est le mois des bonnes résolutions. Faisons donc un rêve : que la majorité municipale délaisse la communication et prenne au sérieux la concertation citoyenne. Le dossier de la rue des Carmes offre ici un bon champ d’observation. Les données en sont connues : pour laisser la circulation automobile continuer à emprunter cet axe avec le tram, M. Carré propose d’aligner la rue en détruisant 17 immeubles. 17 immeubles datant des XVIè-XVIIIè siècles. 17 immeubles dont 6 au moins ont des façades à pans de bois. 17 immeubles qui abritent des familles, des habitants, des commerces. 17 immeubles et combien de situations personnelles à gérer, de personnes à reloger, de propriétaires à indemniser ? Pour quel coût patrimonial, urbain, financier, social, humain ? Pour quel avantage ? Plus de bouchons ? Plus de pollution ? Comment parler d’un côté de développement durable et d’agenda 21 et vouloir attirer, de l’autre, toujours plus de voitures dans le centre ancien ? Comment voter, d’un côté, la « charte de la participation citoyenne » et ignorer, de l’autre, le vœu des habitants ? Lors de la réunion publique du 11 décembre dernier au CRDP, un net consensus s’était dégagé, parmi les gens du quartier, en faveur d’une piétonisation de la rue des Carmes. Pourtant, le maire affirme que « le quartier n’est pas prêt pour la piétonisation ». Comment justifier une telle contradiction ?

Forts de ces constats, nous proposons un contre projet pour les Carmes. Un contre projet plus écologique, plus respectueux du patrimoine et de la vie des habitants, plus soucieux des deniers publics. Ce projet prévoit la piétonisation de la rue des Carmes, la rénovation de ses immeubles anciens, et le passage du tram sur une seule voie, en circulation alternée. Le tronçon concerné par cette voie unique (entre la croix Morin et la place De Gaulle), très court, ne gênera pas la succession des rames. Les avantages de cette solution sont nombreux : pas de traumatisme pour les habitants, des économies considérables en argent, en temps de travaux, en nuisances, le doublement de la taille des trottoirs du secteur concerné, et une amélioration sensible du bien être urbain. Pourquoi, alors, ne pas proposer ce projet au choix des citoyens, comme cela a été demandé à M. Carré qui n’a pas daigné nous répondre ? Confondrait-on participation citoyenne et adhésion aux projets municipaux ? Nous n’osons le penser…

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26 réponses à Osons les Carmes piétonnes!

  1. Laudes dit :

    C’est petit, tout petit. Votre beau discours !

    Prenez de la hauteur, ne regardez pas la rue des Carmes comme un commerçant qui n’a que 15° d’angle de vision de chaque côté de sa vitrine !

    Ayez au minimum une vue d’ensemble de ce quartier. Ne faites pas le malheur de plus de 20.000 habitants, pour faire plaisir à 70 personnes qui la plupart ne font que travailler dans ce quartier, mais n’y habitent pas !

    Tenez compte de l’expérience de la première ligne de tram et de celle acquise par d’autres villes.

    Les rues adjacentes de la rue des Carmes n’ont absolument pas la capacité d’absorber tout le trafic de cette rue.

    Le choix n’est donc pas dans « piétonniser la rue des Carmes ou pas », mais « tout le quartier ou pas ». Demandez aux habitants s’ils ont envie de se retrouver dans un Fort Chabrol où il faudra pénétrer avec une carte les uns après les autres pour ceux qui ont investi dans un garage, ou bien pour décharger en maximum vingt minutes les courses de la semaine. Et où nos visiteurs devront se garer comme ils pourront, à plus de 500 mètres parfois.

    Les commerçants à courte vue seront bien éclairés sur les effets de la piétonnisation dès le début des travaux. Une bonne partie d’entre eux ne font plus leur chiffre d’affaires, alors qu’il faudrait qu’ils aient plus d’un an de trésorerie devant eux, pour pouvoir tenir pendant les travaux. Beaucoup ne se relèveront pas. Personne ne sait qui viendra à la place.

    Je suis triste que ce qui devrait rassembler les habitants pour donner un nouvel élan au quartier risque de les diviser.

  2. Miguel dit :

    Ne pas être d’accord et présenter une contre-proposition, c’est avoir une vue étroite ? Débattre, c’est diviser ?

    La droite locale croit-elle encore à la démocratie ?

  3. Jean du MoDem dit :

    « La droite locale croit-elle encore à la démocratie ? ».
    Comment qualifier de droite locale une personne anonyme?
    Nous savons tous que la rue des Carmes est le seul axe routier vers l’ouest.
    Un deuxième projet par les mails n’a pas été retenu. De nombreuses propositions d’aménagement de la ligne ont été déposées et étudiées démocratiquement.

  4. Miguel dit :

    Je fais juste remarquer cette dialectique de la droite qui est finalement assez classique et réutilisable en toute circonstance.

  5. CLT dit :

    Laudes, vous avez raison. La réflexion sur la seule rue des Carmes ne peut servir de projet pour l’ensemble du quartier. De plus, je vous accorde volontiers que la question de la circulation mérite d’être pensée de manière globale et approfondie. Actuellement, la mairie ne dispose d’aucun plan de circulation général pour le quartier Carmes. Nous en réclamons un, car nous pensons que l’on ne peut se contenter d’une approche au coup par coup de la ville.
    Pourquoi, alors, avoir choisi de ne parler que de la rue des Carmes dans cet article? Tout simplement parce qu’il y avait urgence et que ce dossier est significatif de ce qu’il ne faut pas faire : absence de concertation avec les habitants, cafouillages, opacité des projets, contradictions entre le projet mairie et le projet agglO, etc.
    Mais je serai ravie de discuter avec vous des propositions à faire pour améliorer l’ensemble de ce quartier. C’est aujourd’hui qu’il faut penser la ville de demain.

  6. Laudes dit :

    Merci Madame (CLT),

    pour votre réponse.

    Je suis heureux que nous ayons une convergence de vues sur le fait qu’il ne faut pas isoler le statut de la rue des Carmes de tout son environnement et en particulier, du problème de la circulation.

    Il est facile de faire signer une pétition par des commerçants qui ne l’ont pas lue et pas comprise. J’ai déjà rencontré deux commerçants de la rue des Carmes qui n’ont pas signé eux-mêmes, mais dont le cachet a été utilisé, l’un par sa femme, l’autre par son frère, alors qu’ils ne demandent pas eux-mêmes la piétonisation !

    Contrairement à ce que vous dites, il y a eu des enquêtes, des concertations, des demandes d’études par des cabinets spécialisés.

    Mais évidemment, les pré-projets proposés ne font pas l’unanimité. La mise en place des nouveaux comités de quartier traîne. C’est pourtant le lieu naturel où l’on doit affiner les projets et travailler, sans esprit partisan, pour l’intérêt général.

    Le quartier Carmes a servi à absorber une grosse partie des voitures chassées des quais et du quartier Bourgogne. Tout est maintenant saturé, jour et nuit. Il n’y a que pendant les vacances scolaires que l’on retrouve une situation à peu près identique à ce qu’elle était il y a 6 ans.

    On ne doit pas refaire la même erreur en mettant la charrue (la piétonisation) avant les boeufs (les lieux de stationnement pour les véhicules et le plan de circulation).

    Il faut donc créer le parking prévu à la place de la trémie Jaurès et celui de la place du Cheval-Rouge, mais aussi prévoir du stationnement pour tous les habitants du quartier qui n’ont pas de garage. Il faudrait donc au moins 2.000 places supplémentaires, avant d’instaurer une piétonisation. Chacun sait que ce n’est actuellement pas possible.

    Peut-être dans 7 à 10 ans, sur une partie du site de l’hôpital.

    Nous devons nous battre pour conserver la place du Cheval-Rouge et l’environnement de Notre-Dame des Miracles.

    Ce que dit Miguel sur un argumentaire de droite versus un argumentaire de gauche continue à me persuader de sa « dichotomite aigüe ». Je ne sais pas si cela peut se soigner.

    En tout cas, dès lors que ni la piétonisation de la rue des Carmes, ni celle de tout ce quartier n’ont fait partie du programme sur lequel l’équipe Grouard 2 a été élue, il me paraîtrait normal de consulter l’ensemble des habitants concernés, avant toute prise de décision de ce genre.

    C’est cela la démocratie. Appliquer le programme sur lequel on a été élu (la mise à l’alignement de la rue des Carmes et la suppression des trémies Jaurès en font partie), mais sans vouloir aller au-delà.

    La liste Sueur qui s’opposait à ces projets, a, je le rappelle, largement été battue dans le quartier Carmes.

    La démocratie, ce n’est pas seulement lorsque cela vous arrange !

  7. Laudes dit :

    Je vais vous donner quelques idées pour revitaliser le quartier Carmes.

    Regrouper les 3 établissements scolaires du quartier sur le site de l’hôpital.

    Créer des locaux associatifs et une salle de réunion à la place de l’école Jean Zay (rue des Charretiers). Agrandir la crèche sur une partie de ces locaux.

    Revoir complètement les activités proposées par l’Aselq’O Carmes, pour s’occuper plus des 12-25 ans et moins des retraités qui ont d’autres structures à leur disposition.

    Favoriser les constructions nouvelles, respectueuses des nouvelles normes de haute qualité environnementale, en s’affranchissant du carcan des toitures en ardoises et des volets en bois à lamelles. Ainsi que des corniches en plâtre qui menacent de tomber sur la tête des passants. Eviter de morceller les parcelles, maisons et jardins.

    Ne pas subventionner les « ravalements de façade » qui ne sont pas accompagnés d’une rénovation et mise aux normes de l’habitat.

    Faire jouer le droit de préemption pour tous les bâtiments anciens plus ou moins insalubres. Restaurer ces bâtiments et les remettre en locatif avec accession à la propriété.

    Etudier un cheminement piétonnier et cycliste entre la rue de Bourgogne et le site de l’hôpital.

    Installer Palaf Soldes au premier étage du nouvel ensemble immobilier à construire à l’occasion de la mise à l’alignement de la rue des Carmes.

    Installer des restaurants et un café aux normes au rez-de-chaussée de ces mêmes bâtiments.

    Tout faire pour requalifier et développer les locaux commerciaux rue Porte Saint-Jean.

    Restaurer la chapelle de l’hôpital, pour en faire un lieu culturel, qui manque au quartier.

    Voilà quelques pistes. Je vous encourage à y réfléchir.

  8. CLT dit :

    Cher Laudes,

    Je suis d’accord avec toutes vos propositions, sauf sur l’alignement…
    Sur les enquêtes, franchement, j’aimerais bien qu’on nous les montre, car elles ont dû couter très cher, mais on ne nous les communique jamais…
    J’observe en tout cas que sur les documents consultables pour le public, comme la DUP tram, il n’y a absolument rien qui concerne l’alignement (au contraire : il est question de protection du patrimoine). L’impact de ce projet n’a jamais été vraiment chiffré (en temps et en argent).

    Je vous signale, par ailleurs, que les places de stationnement que vous regrettez déjà n’existent pas davantage dans le projet mairie (la rue des Carmes n’y est pensée que comme une voie de passage). C’est pourquoi il faut proposer quelque chose de beaucoup plus gobal : encore une fois je vous rejoins sur ce point.
    Quant à creuser des parkings sous la rue, bonne chance : c’est la zone d’Orléans où les cavités souterraines sont les plus importantes. Sous le café la Croix Morin, par exemple, il y a 2 étages de caves.
    Une dernière chose: le bureau de vote où votaient les personnes concernées par l’alignement a donné ses voix à JPS. Vous pourrez vérifier.
    C’est cela aussi la démocratie.
    Bien cordialement à vous

  9. Laudes dit :

    Merci pour votre réponse, encourageante, quant aux possibilités de faire avancer certains projets.

    Effectivement, il y a beaucoup de d’immeubles qui ont une trappe descendant vers des caves sur un ou deux étages. La plupart de ces caves descendent vers la Loire et communiquaient entre elles.

    C’est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas favorable au passage du tram par le trajet retenu. Je souhaite bon courage aux commerçants qui toutes les 3 vitrines subiront un tram qui fera vibrer leur sol et leurs vitrines. Avec une propagation des vibrations par les caves… et pas de station rue des Carmes. Mais il est trop tard pour revenir là dessus.

    Pour les votes, ne vous inquiétez-pas, je les ai épluchés, comme je l’ai fait avec le cadastre.

    Ce projet d’alignement est un projet de la ville et non de l’Aggl’O et c’est pour cela qu’il ne figure pas dans la DUP du tram. Cela aura un impact pour le financement et les choix du projet et de l’aménageur.

    J’ai été très étonné que Monsieur Grouard ait le courage de le promouvoir, alors qu’aussi bien lui que Monsieur Lemaignen y étaient plutôt hostiles.

    Je sais que ce projet ne vous plaît pas, mais il est un des conditions de survie de la rue des Carmes. On ne peut pas continuer avec 100 % des commerces alimentaires qui ne sont pas aux normes !

    Je ne souhaite pas qu’il y ait un incendie chez Palaf Soldes, ni à la mosquée en sous-sol du passage des Carmes. Il est temps de ne plus fermer les yeux, sinon un jour on comptera les victimes par dizaines.

    Rappelons qu’entre les trottoirs de la rue des Carmes à hauteur de la rue de Limare, il n’y a que 7,20 mètres. A cet endroit, passent les enfants qui se dirigent vers 4 écoles… L’alignement contribuera à donner un peu de sécurité aux passants.

    Contrairement à ceux qui affirment que la concertation est bidon, je pense qu’il y a une véritable écoute. Les ateliers de travail proposés se mettent en place, avec une première réunion le 11 février.

  10. M.Gd dit :

    Tout m’amuse et m’étonne chez LauDes.

    Que celui à qui j’avais soumis l’idée d’afficher à sa kermesse de quartier les photos de Florence et Hussein (à l’époque où ils étaient otages en Irak) et qui m’avait répondu «ben, nous on ne fait pas de politique» ;

    que celui qui se passionne pour les pommes et les châtaignes par dépit affectif, sa présidence d’un comité de quartier et son activité de correspondant d’un quotidien local s’étant soldés par un échec cuisant ;

    que celui dont les élus locaux se moquent éperdument et ouvertement.

    Bref, que ce cher LauDes se lance à corps perdu (et de manière bêtement anonyme) dans la défense de ceux qui le méprisent le plus, ben moi ça m’épate. Allez, sans rancune mon Lolo !

  11. Bernard Bonnejean dit :

    Un point de détail, Corinne, en marge d’un débat qui ne me concerne guère, en principe.

    L’ordre du Carmel comporte, comme vous le savez, deux sous-ordres (terme inexact mais je ne sais comment dire) : l’ordre masculin et l’ordre féminin.

    Les femmes s’appellent les Carmélites ; les hommes, les Carmes.

    Il n’est donc pas de Carmes féminins. Votre « Osons les Carmes piétonnes » est peut-être fautif. En effet, s’il s’agit de la rue des Carmes, on devrait dire les Carmes piétonne, avec « rue » sous-entendu ou éventuellement les Carmes piétons, avec une ambiguïté. A moins qu’il y ait une explication soit grammaticale soit linguistique propre au parler local ou à l’usage. Pourriez-vous éclairer vos lecteurs sur ce point. Merci.

  12. Yann dit :

    Comme vous le dîtes, « carme » est masculin. Dans le sens de l’article, il est possible de dire « osons la rue des carmes piétonne » (donc sans l’accord pluriel puisque c’est la rue qui est concerné.
    Ceci dit, « les carmes » peuvent être « piétons », s’ils ne sont pas véhiculés par exemple. Dire « osons les carmes piétons » reviendrait à dire qu’il faudrait confisquer leurs moyens de transport, et que ce serait chose nouvelle et sans leur accord puisqu’il faut « oser ». Autrement dit, « oser les carmes piétons », c’est assez étrange sémantiquement, à ceci près que « les carmes », par usage du langage (du moins dans notre ville d’Orléans), ont pu prendre les caractéristiques sémantiques propre à une rue à cause de l’homonymie de la particule « de » : « les carmes » seraient devenus une expression idiomatique qui renvoie à « la rue des carmes ». L’accord féminin pluriel pourrait ainsi se justifier : « carme » = nom masculin quand il renvoie au religieux et « les carmes » seraient nom féminin pluriel quand il renvoie à « la rue des carmes », dans la langue vernaculaire orléanaise. Tordu comme raisonnement ?

  13. Yann dit :

    « la rue qui est concernéE »
    « les caractéristiques sémantiques propreS »

    Mille excuses pour ces deux petites fautes Bernard. Je ne recommencerai plus. L’important étant qu’on se comprenne, n’est-ce pas ?

  14. Bernard Bonnejean dit :

    Non, pas tordu du tout votre raisonnement, Yann.

    Faudrait proposer ça à l’épreuve écrite de grammaire moderne de l’agrégation de lettres modernes ou de grammaire. On en sort toujours avec un gros mal de crâne et les nerfs en pelote. Alors, autant que ça en vaille la peine.

  15. minijack dit :

    Ca n’étonnera personne que je soutienne à 100% les positions de Laudes.
    Il se trouve qu’il aligne pour le quartier des Carmes les mêmes arguments que j’expose également depuis toujours pour la partie Est de la rue de Bourgogne, laquelle subit de plein fouet les conséquences de la piétonisation du Centre Ancien. A savoir le cruel manque de parkings, et notamment de parkings PRIVES pour les RESIDENTS afin que ces derniers n’aient plus l’obligation de laisser leurs propres véhicules sur la chaussée ou d’aller les garer à 1 km.
    Avant que d’envisager la piétonisation d’un quartier, il faut considérer les conséquences et tâcher de ne pas mettre la charrue avant les boeufs. Je suis ravi de la transformation du Centre Ancien, mais je déplore que les parkings soient encore et toujours de grands machins en plein centre ou sur les boulevards. La spéculation immobilière a fait des ravages, on a trop laissé faire les découpeurs d’immeubles familiaux durant des vingt dernières années. Il est pourtant prévu une taxe par le CU : — soit 1,5 parking par cuisine nouvelle, soit 80000 F payés à la ville pour créer un parking dans un rayon maximum de 300 mètres du lieu découpé –. Où sont parties ces taxes durant les décennies précédentes ? Parce que la municipalité Sueur a mal géré la ville, faudrait-il en faire supporter les conséquences aux résidents actuels en les privant de leur véhicule personnel ? Non ! L’urgence, aux Carmes comme à Bourgogne, ce sont des parkings privés de proximité. De manière à libérer la chaussée, toute la chaussée, pour la circulation.
    Quant aux caves, soit ce sont des lieux chargés d’histoire, mais on doit les compter sur les doigts d’une main, soit ce sont des cavités de type carrière, et pourquoi pas en faire des parkings souterrains ?

    Pas étonné du tout du commentaire à la fois acide et personnalisé de Md envers Laudes, lequel ne se cache pas plus que minijack puisque son pseudo me semble formé sur le même principe. Mais qu’est-ce que cette question d’identité vient faire dans la discussion ?
    Quand on manque d’arguments solides, on essaie de saper les bases de l’adversaire par une petite attaque mesquine… Enfin… on ne se refait pas, n’est-ce pas Md ?

  16. M.Gd dit :

    Non, non MiniJack, pas d’accord. Quand vous vous présentez à l’extérieur, dans le vrai monde, vous vous présentez. Lui pas. J’en ai donc un peu marre de le voir m’aligner (sans jeu de mots) nommément sur les blogs en se cachant derrière ce pseudo.

    Puisqu’il chercher, il trouve.

    Ceci dit, ce petit coup de gueule n’a rien à voir avec le présent débat, je vous l’accorde.

    Donc, pour revenir à nos moutons, que pensez-vous MiniJack de ce passage d’amendement parlementaire à la hussarde qui va permettre aux élus locaux de s’exonérer de l’avis conforme des architectes des batiments de France (cf. LibéOrléans.fr) ?

    Amitiés.

  17. QUOI ? QU’EST-CE QUE VOUS DITES ?

    Ces s[…] n’auraient quand même pas osé !
    Dites-moi que c’est une blague ? Vous aurez mal lu, Monsieur.

    Il est impossible de « leur » permettre de détruire notre patrimoine au bénéfice des promoteurs immobiliers, même sous le régime […].

    Que prévoit exactement cet amendement ?

  18. minijack dit :

    « Puisqu’il cherche, il trouve.  »

    Dites donc Md, il faut pas vous caresser à rebrousse-poil en ce moment !… ça craint ! Avez-vous suivi un entraînement de self-défense depuis l’épisode France-Bleu ? ;c)

    Pour l’amendement,j’ai déjà répondu sue LibeO

  19. Albanel, […], il est encore temps de relire Malraux pour avoir une idée de votre rôle (et non de celui que le […] veut vous voir « jouer »). Ce vous sera sûrement plus profitable que d’écrire des Pièces de théâtre et un roman que personne ne lira.

    A moins que, agrégée de lettres modernes, vous ne retourniez à vos chères études.

    Enfin, vous et les vôtres, laisserez-vous raser la cathédrale d’Orléans sous prétexte que sa reconstruction demande trop de temps ?

    « Arrivés le 17 avril, Henri IV et la reine posent le lendemain les premières pierres de la reconstruction, à la base d’un pilier dans le bas-côté sud de la nef entre les travées V et VI, qui porte encore une inscription commémorative, gravée en 1607. Henri IV se serait alors écrié :  » Dieu soit loué ! mais ce n’est pas assez de bien commencer si nous n’avons soin de bien achever « . Le chantier va durer 230 ans ».

    Et, à moins que vous-même et vos députés n’y mettent fin, ce n’est pas tout à fait terminé.

    A votre place, Madame la Minustre, j’aurais honte !

  20. minijack dit :

    Qu’est-ce que j’apprends Bernard ? On aurait voulu raser notre belle cathédrale ?!!! Encore un coup de Sarko, hein !
    Ah ! j’ai compris… C’était pour mieux louer Dieu.
    heu… combien par mois, le loyer ?

  21. Cette histoire d’amendement est proprement scandaleuse. Quand je pense avoir eu la naïveté de soutenir à Corinne qu’il suffisait de mettre un responsable des monuments de France dans le coup pour empêcher toute destruction !…

    Rien ni personne ne pourra les arrêter, j’en suis désormais convaincu. Ils ont leur fric dont ils sont imprégnés jusque dans leurs âmes et c’est indéniablement une arme redoutable qui finira par se retourner contre eux. En attendant…

    Cependant, un amendement n’est pas une loi. Et la navette parlementaire peut encore sauver ce qui peut l’être. On ne manipule pas un sénateur comme un dépité fraîchement élu. Messieurs les Sénateurs de droite, vous siégez au Luxembourg parce que votre carrière politique fut noble et courageuse. Montrez que vous n’avez que mépris pour un parlement godillot qu’on appelait naguère « chambre des enregistrement » et sachez dire non à un olibrius mégalomane à moitié cinglé à force d’orgueil et d’ambition qui, de toute façon, ne vous respecte pas plus que le peuple qu’on lui a confié.

    IL FAUT SAUVER TOUTES LES RUES DES CARMES DE FRANCE !

    Minijack, quant à vous qui vous piquez d’histoire, ne mesurez vous pas la gravité d’un tel amendement s’il vient à être exécuté ? Savez-vous combien d’églises on projette de détruire dans les mois qui viennent ? Certes, des monuments néo-gothiques de la fin du XIXe, mais aussi d’autres qui auraient pu être classées. Alors, ne tombez pas dans le piège de l’ironie systématique, s’il vous plaît. Ces gens-là, croyez-moi, ne vous sauront aucun gré de vos louanges s’il vous arrive de ne plus leur être utile.

  22. CLT dit :

    Cher Bernard,

    C’est malheureusement trop tard. Cet amendement a été adopté en commission mixte paritaire (composée, comme vous le savez, de sénateurs et de députés). Il n’y aura donc plus de navette. L’un des membres de cette CMP n’est autre que le premier maire adjoint d’Orléans, celui qui veut aligner la rue des Carmes.
    Etonnant, non?

  23. minijack dit :

    Nan… je ne tombe dans le piège de personne. Et pas davantage dans celui de l’opposition orléanaise qui, désireuse d’en faire une affaire orléano-carmélite, oublie de dire que cet amendement a été voté à l’Assemblée par une majorité d’élus, pas nécessairement tous de l’UMP, tant il est vrai qu’existent des centaines de cas en France où les zppaup sont bloquées.
    Il se trouve qu’Olivier Carré, notre 1er adjoint en charge de l’Urbanisme, est aussi député et qu’il a évidemment sauté sur l’occasion de voter cet amendement qui allégeait un de ses soucis. On ne peut pas l’en blâmer. N’importe quel député de gauche ayant le même dilemme aurait fait la même chose.

    S’il fallait écouter tous les ABF de France, on ne construirait plus rien avant la fin de la prochaine guerre ! Or, ce n’est pas seulement Orléans mais la France entière qui a besoin de construire des milliers de logements, surtout en cette période de crise où, pour des deux ou trois ans qui viennent ce seront probablement les Collectivités Locales qui seront les principaux donneurs d’ordres pour ne pas dire les seuls.
    Faut-il aller construire les villes à la campagne ? On a déjà fait l’expérience, merci ! Et l’on dirait alors que l’on exile de nouveaux ghettos ?… en parfaite contradiction avec le fait que l’on réclame par ailleurs, à juste titre, que les logements à loyer modéré soient éparpillés parmi les autres dans les villes… et sans compter que la lutte anti-pollution exige qu’on limite les déplacements…

    Tout ça n’est pas sérieux. C’est une pure querelle politicienne, et de plus une querelle locale et très mal argumentée.

    Ce n’est pas faire de l’ironie que dire que les ABF doivent conserver un droit important pour empêcher des destructions catastrophiques telles que celles que vous supputez (églises, monuments néo-gothiques, etc…) destructions contre lesquelles la population se lèverait en masse, du moins je l’espère. C’est loin d’être le cas à Orléans pour ces 17 numéros d’immeubles.
    A contrario, les ABF ne doivent pas non plus empêcher la modernité d’avancer au prétexte que quelques vieilles poutres pourraient être sauvegardées, faute de quoi on serait condamné à reconstruire éternellement les villes à côté des villes… Où irait-on ?
    L’histoire ne nous enseigne pas cela. Je suis moi aussi un amoureux de l’histoire et du patrimoine, mais je vis en regardant l’avenir, pas dans le passé.

    En vieil expert du bois et de la charpente que je fus, je sais encore faire la différence entre un véritable « monument » historique, qu’il est indispensable de sauvegarder, et de banales maisons à colombage dont la façade peut aisément être démontée et remontée plus loin le cas échéant.
    Il existe déjà de ces maisons en quelques centaines d’exemplaires dans le quartier voisin qu’on appelle dorénavant le « Centre Ancien ». Beaucoup admirablement restaurées par cette même municipalité et ce même 1er adjoint. Leur densité et leur concentration y représentent un véritable attrait culturel et touristique. Mais devrait-on pour autant mettre toute la ville sous cloche ?… C’est ridicule.

    Vous n’êtes pas orléanais et peut-être ne connaissez-vous pas les lieux, ou seulement à travers ce qu’en disent les blogueurs, en écrasante majorité de gauche et sans cesse en quête de points d’achoppement avec la majorité.
    Cette rue des Carmes ne comporte guère qu’une cinquantaine de maisons du côté où est projeté cet alignement de 17 de leurs façades, menacées d’être reculées (« déconstruites et reconstruites », mais CLT se garde bien d’utiliser ces mots, elle préfère dire « démolies »). Et sur le trottoir d’en face, d’ailleurs, juste en face, la Mairie restaure en ce moment même une façade comparable. C’est dire combien il n’est nullement question de laisser le champ libre à des bétonneurs !

    Le quartier ayant été bombardé, la plupart de ces maisons datant de la reconstruction d’après guerre montrent un recul de quelques mètres, et on a construit également d’immenses et horribles bâtiments administratifs sur la place de Gaulle qui fait la jointure de cette rue des Carmes avec le Centre Ancien. La continuité a donc été rompue, ce qui fait que cette rue des Carmes en son état actuel n’a plus aucun cachet. En l’état actuel des façades de ces maisons ayant survécu à la guerre, avec leurs crépis mités qui cachent les pans de bois, elles sont presque aussi moches que les immeubles voisins de la reconstruction. Pourquoi s’entêter à les conserver là alors que leur déconstruction-reconstruction permettrait justement de les mettre en valeur ?

    La plus belle chose de la rue est présentement la « Maison de Jeanne d’Arc », qui précisément n’est qu’une magnifique reconstitution, à l’identique mais déplacée de son implantation originelle. Je le sais parce que j’ai participé personnellement à cette reconstitution. Qui s’en aperçoit aujourd’hui, de ce déplacement ?… Tout le monde a oublié ! Elle est là, elle est belle, elle abrite un musée et est attractive pour le touriste. Point barre. Que demander de plus à un monument ?
    Tout le reste n’est que sensiblerie ou argutie politicienne. Ce n’est pas de la politique culturelle. Ces 17 façades sont rien moins que des façades, banales, dont certaines pourraient être en effet assez belles si on les restaurait, je n’en disconviens pas, mais qui n’ont JAMAIS été restaurées depuis des décennies, et pas davantage sous le mandat de JP Sueur maire socialiste et prédécesseur de Grouard. C’est cependant ce dernier (S. Grouard et son équipe, Olivier Carré 1er adjoint) qui a restauré admirablement le Centre Ancien du quartier Bourgogne.
    Comment peut-on faire un si mauvais procès d’intention en prétextant qu’il aurait scélératement voté cet amendement pour arranger ses bidons dans la rue des Carmes ?… C’est vraiment n’importe quoi.

    L’explication réelle est ailleurs : en fait, ce quartier Carmes est le canton d’élection du Député-Maire Serge Grouard, et si la Gauche pouvait lui faire perdre quelques voix avec cette polémique, ce serait toujours ça de gagné pour 2014 !… Je comprends, notez bien. Cette pauvre gauche orléanaise a bien besoin d’exister… ;c)

  24. Esther dit :

    Je ne suis que Bretonne, j’habite dans une ville où les vieilles pierres ne datent pas du XVI ou du XVIIe siècle, elles témoignent du passé gallo-romain de notre bonne cité des Osismes (la même qu’Astérix : on tape sur le poissonnier et on attache le barde, tout pareil !). Je ne peux m’empêcher de réagir face à cette volonté de détruire les choses parce que, chez nous, les vestiges ont été détruits pour des raisons un peu similaires (des pistes d’atlé, des immeubles, un hôpital…) et aujourd’hui on crée de vrais faux restes gallo-romains parce que cela plait aux touristes… Regarder vers l’avenir sans oublier le passé aurait été utile et cela aurait coûté bien moins cher !
    De plus, pour lire quelques informations de la presse orléanaise, j’ai la sensation que l’existence de la gauche est reconnue… mal acceptée, pas trop digérée peut-être car elle ouvre sa bouche ! Ah, ces oppositions, on fait bien de les museler, au moins on peut agir en paix !!! Où va la démocratie ? L’opposition ne fait que remplir le rôle qui est le sien et si elle ne faisait que de l’opposition pour le principe, je ne pense pas que ses membres se fatigueraient à expliquer leur colère sur un blog, à monter des projets autres que ceux de la majorité et je ne sais quoi encore ! Ou alors ils sont tous fous ? Soyons sérieux !!
    Au-delà de la rue des CArmes (au fait, on a aussi des Carmes chez nous, un beau bâtiment, une amie y habite et elle s’y plait bien, mais elle n’est pas délogée pour raison de projet d’alignement, on est tordu chez nous et on aime cela !), la question est bien plus grave et plus profonde, c’est la démocratie orléanaise qui est menacée et pas du fait de l’opposition… Ouvrez les yeux ! Je ne suis pas Orléanaise, pas forcément d’accord avec toutes les idées avancées par la gauche non plus, cela ne m’empêche pas d’ouvrir les yeux et de regarder. La victoire de Grouard aux élections n’interdit pas de facto à ceux qui n’ont pas voté pour lui de se prononcer et de dire qu’ils pensent autrement. Ben oui, la liberté de pensée et d’expression existe ! En 1789, on l’a écrit parce que c’était important mais il faut reconnaitre que c’était encore un coup de ces populations de l’époque moderne, ils construisaient des immeubles rue des Carmes, z’avaient vraiment rien compris !
    Je sais, c’était facile… cela témoigne même d’une mauvaise foi certaine, je le confesse volontiers et donc je me tais maintenant (mais cela ne m’empêche pas de penser)
    Bonne journée !

  25. CLT dit :

    3 réponses rapides à Minijack
    1) Le vote de M. Carré a eu lieu en commission mixte paritaire. Il n’y avait donc qu’une poignée de députés et de sénateurs, et pas de déabt public ce qui alourdit d’autant sa responsabilité. Par ailleurs, cet amendement n’avait rien à voir avec le vote de la loi sur la relance. Et encore bravo pour ce magnifique travail de parlementaire et ce sens inné de l’intéret général.

    2) La maison de Jeanne d’Arc est précisément le type même de ce qu’il faut éviter : un énorme pastiche moche, qui fait toc au premier coup d’oeil( je me rappelle de ma consternation la première fois que j’ai vu ce truc). C’est disneyland à l’extérieur et creux à l’intérieur. Vide, sans intérêt. Et puis, en parlant de déconstruction, j’ai vu en CM, et ça m’a bien fait rire, que le directeur de l’hopital parlait lui aussi de déconstruction à propos du CHRO de la Source, qui va bientôt être rasé. Je suppose qu’il faut aussi dire « déplanter » un arbre pour arracher, « dévivre » pour mourir et « dédire » pour mentir?

    3) Sur l’argument politicien, qui voudrait que l’on s’oppose sur la rue des Carmes pour faire de la peine à M. Grouard, c’est vraiment complètement idiot. Tiens, si M. Grouard est prêt à renoncer à l’alignement et favorise la piétonisation de la rue des Carmes, je serai la première, je dis bien la première, à rendre hommage à son courage politique et à son sens de l’écoute.
    Je trouve méprisant, à la fin, cette perpétuelle suspicion. Figurez vous que M. Minier que nous sommes sincères, totalement sincères. Et sans doute bien naïfs aussi. Les arrière pensées ne sont pas là où vous affectez de les voir.
    Bon, et puis il faudrait aussi se poser la question de savoir pourquoi c’est la rue des carmes qu’on aligne. Parce que ça sent le shoarma et le multiculturalisme? Parce qu’il y a des pauvres et des étrangers? C’est quoi le problème avec cette rue, à la fin?

  26. minijack dit :

    Et voilà de nouveau le shoarma qui pointe ses odeurs malsaines dans la discussion en guise d’argument !…

    Et vous me reprochez à moi de nourrir une suspicion à propos de vos raisons politiques, quand vous-même osez m’avancer de pareilles questions ?…

    Evidemment non, il ne s’agit pas de cela. Evidemment qu’il ne faut pas être naïf non plus, et il est clair que lorsqu’un quartier change d’allure, il change aussi de fréquentation. C’est une conséquence probable en effet mais pas un but en soi. On a vu la chose se produire moult fois rue de Bourgogne depuis 50 ans. Est-ce moins bien aujourd’hui ? Non, c’est même beaucoup mieux et la population qui s’y promène est pourtant largement multicolore. C’est précisément ça qui est bien. Depuis que le quartier a été rénové, la vie y est revenue au centuple.

    Concernant O.Carré et la Commission puisque vous semblez si bien renseignée, dites moi donc si vous connaissez une Commission paritaire qui ne comporterait pas d’élus de gauche ? Ce n’est pas une question de quantité mais de proportionnalité. Le résultat est le même : Cet amendement n’a pas été voté pour Olivier Carré ou Orléans. Il l’a été parce que de nombreuses villes en France en avaient besoin, gauche comprise !

    Pour la Maison de Jeanne d’Arc, bizarrement je suis un peu de votre avis. Ce n’est pas la reconstitution la plus réussie que j’aie vue.
    Mais il y a une bonne raison à cela : l’originale avait été entièrement démolie par les bombes. On donc reconstitué celle-ci, non pas la même mais une réplique, selon les plans connus mais pas avec les matériaux d’origines inutilisables, avec des matériaux similaires récupérés sur les chantiers de démolition d’autres immeubles et retravaillés pour cette réplique.
    Rien à voir techniquement parlant avec une opération de « déconstruction-reconstruction » d’un ensemble encore debout. Là on aura tous les matériaux d’origine répertoriés et numérotés.
    (On a déjà fait beaucoup plus difficile avec le temple de Philae pour faire passer le Nil. Là ce n’est que le Tram ! ;c)

    Pour ma part, je n’ai participé qu’à l’escalier intérieur de cette MJA, plutôt réussi, et je n’ai donc aucun scrupule a partager votre avis sur l’extérieur. ;c)

    Je ne sais pas si Grouard acceptera au final l’idée d’une piétonnisation. Pour ma part, je dis que c’est une utopie urbanistique. Mais il est vrai que je ne vis pas dans ce quartier.
    D’après ce qu’il dit lui, rien n’est fermé sur ce sujet sauf que dans ce cas, compte tenu des rues transversales, ça ne pourrait pas être la seule rue des Carmes mais tout le quartier qui devrait devenir piéton.
    Est-on prêt à ça ?
    Demandez aux commerçants des Carmes, du Colombier, du Cheval rouge ou de la place de Gaulle, et aussi à tous les fonctionnaires de la Sécu et de la Poste, vous verrez bien !…

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